
« Il se trouve que j’ai toujours vécu en dehors des paroisses : baptême catholique mais pas de catéchisme puis communion à 16 ans dans une école libre, suivie par une participation à un groupe d’exégèse : c’est alors la découverte d’une étude exigeante des textes qui interrogent aussi notre présent. A l’époque, je ne cherche pas dans une paroisse l’accès aux pratiques contemplatives ni aux réflexions spirituelles car je les y crois réservées aux personnes engagées (seule l’action sociale m’y semble ouverte aux chrétiens de base). Je trouve un autre angle chez les bouddhistes tibétains ; mais les années qui suivent sont une plongée dans le monde « en apnée spirituelle », jusqu’au malaise.



L’actualité cinématographique de ces dernières semaines met sur le devant de la scène le film Intouchables qui est en passe de pulvériser le record du nombre d’entrées. Je l’ai vu 2 fois, en ce qui me concerne. Certains en retiennent le comique de quelques scènes ou quelques répliques, d’autres l’excellent jeu des acteurs, ou y voient simplement une bonne comédie. Ce qui m’a particulièrement touchée, c’est ce regard sans concession et sans pathos sur le handicap qui est le fil conducteur du film. A mon sens, il est résumé par une réplique de François Cluzet (Philippe) à qui on fait remarquer que son aide- soignant, Driss, est sans pitié, et qui répond que c’est justement parce qu’il est sans pitié et sans commisération qu’il l’a choisi.











