EDITO

Un été orageux

Comment ne pas envisager notre présent et notre avenir de croyants en Christ, sans être bouleversé, en communion avec Lui, par les malheurs qui atteignent aujourd’hui notre humanité. Un empire de mensonge apparaît. En Ukraine, la guerre massacre des populations et ravage des villes. La famine est à nouveau évoquée. L’épidémie n’est pas sans répliques. Et là, soudain, la vie des femmes les plus fragiles est menacée. Scandale, parfois des Églises sont associées aux forces du mal.

« D’où nous viendra le secours ? Le secours nous vient de l’Éternel » (psaume 121). Le passé ne commande pas entièrement le présent. La promesse est là. Dieu sera tout en tous (1 Cor 15.28). La grâce de Dieu remplit notre avenir et éveille notre présent. Aujourd’hui, l’Esprit est à l’œuvre, à nous d’en reconnaître les marques ! Et c’est à chaque fois ce que nous essayons de faire dans les News et les revues de presse de Témoins.

Si telle Église, jusque il y a peu dominante et dominatrice, cherche à sortir de ce contre témoignage, sa situation se dégrade est en passe de s’abimer. La sociologue, Danièle Hervieu-Léger, si écoutée sur ce site, envisage le risque d’implosion. Et elle esquisse une nouvelle configuration : une Eglise en terme de diaspora, déjà en germe dans l’éclosion de tant de groupes de partage et de prière, comme de petites communautés. N’est-ce pas là aussi une pratique de vie chrétienne expérimentée par Jean Lavoué ? En même temps, l’Esprit nous ramène à une vision de la foi, telle qu’elle est apparue dans toute sa fraicheur et telle qu’elle répond aujourd’hui à notre aspiration de fraternité et de vérité expérientielle et à une prise de conscience d’un nouveau monde en gestation dans une dimension écologique. C’est bien là la recherche de Jean Lavoué et celle que vient rapporter Pierre LeBel dans son article sur la théologie autochtone au Canada, une émergence d’un nouveau paradigme. C’est une nouvelle respiration. Par ailleurs, s’esquisse sur notre site une reprise de méditations plurielles. Et toujours une expression de vécu : Diane de Souza nous rapporte l’expérience d’une présence humaine à l’approche de la mort : Etre là tout simplement…

L’article de Guy Aurenche sur le nouvel usage d’une communication internet par la communauté de Saint Merry, toujours innovante, témoigne d’une innovation qui se révèle très pertinente. Danièle Hervieu-Léger a montré dans son livre les possibles effets libératoires de cette communication. Cherchons le meilleur plutôt que le pire dans les medias. A cet égard, David Gonzalez évoque le retentissement du message si porteur de la série : The Chosen, un nouveau regard qui touche et rencontre tant d’aspirations.

David Gonzalez éclaire également pour nous des événement de la vie culturelle. La série Miss Marvel nous apparaît comme un phénomène à l’échelle d’un nouveau monde dans une dimension internationale et interreligieuse.

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 WEBINAIRE EN LIGNE

Théologie autochtone au Canada

Les bienfaits et les fruits d’une spiritualité plus ouverte et inclusive des pratiques traditionnelles

Suite à l’intérêt qu’a suscité au cours de l’été l’article de Pierre LeBel sur la théologie autochtone au Canada et les déplacements qu’elle propose, Témoins a décidé d’offrir un webinaire sur ce thème avec Pierre LeBel et ses deux invités.

La chrétienté ayant participé à la colonisation des territoires et des peuples dans les Amériques, l’Afrique, en Asie et en Océanie, il s’ensuit que la postchrétienté participe à la décolonisation des territoires et des peuples autochtones au Canada et ailleurs dans le monde. Que nous proposent les théologiens et les croyants autochtones afin que la foi chrétienne soit véritablement libératrice ? Notre webinaire portera sur le Québec afin de voir comment ses enjeux se réalisent sur le terrain.

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Théologie autochtone
au Canada

Les bienfaits et les fruits d’une spiritualité plus ouverte et inclusive des pratiques traditionnelles

Suite à l’intérêt qu’a suscité au cours de l’été l’article de Pierre LeBel sur la théologie autochtone au Canada et les déplacements qu’elle propose, Témoins a décidé d’offrir un webinaire sur ce thème avec Pierre LeBel et ses deux invités.

La chrétienté ayant participé à la colonisation des territoires et des peuples dans les Amériques, l’Afrique, en Asie et en Océanie, il s’ensuit que la postchrétienté participe à la décolonisation des territoires et des peuples autochtones au Canada et ailleurs dans le monde. Que nous proposent les théologiens et les croyants autochtones afin que la foi chrétienne soit véritablement libératrice ? Notre webinaire portera sur le Québec afin de voir comment ses enjeux se réalisent sur le terrain.

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Revues de presse

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Rubriques

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La sociologie du mysticisme

Selon Mike Sosteric

Des expériences spirituelles et religieuses, des expériences mystiques adviennent plus que l’on imagine. Cependant, aujourd’hui, ce phénomène est mis en valeur par de nombreux chercheurs. Ainsi, en Angleterre, dans la second moitié du XXè siècle, un biologiste Alister Hardy a créé un centre de recherche où il a entrepris une collecte de récits d’expériences en réponse à la question : « Vous est-il arrivé d’avoir conscience d’une présence ou d’une puissance (ou influencée par elle), que vous l’appeliez Dieu ou non et qui est différente de votre perception habituelle ? ». Dans son livre : « Something there » (1), David Hay rapporte certaines expériences spirituelles recensées par Alister Hardy, et plus généralement met en évidence une présence de la dimension spirituelle, particulièrement chez les enfants ». Dans son article sur la sociologie du mysticisme (The sociology of mysticism) (2), Mike Sosteric, professeur de sociologie à l’université Athabasca (Canada) met en valeur l’étendue des recherches entreprises dans le champ de l’expérience religieuse en rappelant l’œuvre pionnière de William James. De fait, ces expériences ne sont pas phénomène marginal. Elles sont présentes et motrices chez les fondateurs de grandes religions et abondent dans le vécu religieux. Si certains sociologues reconnaissent le courant expérientiel, Mike Sosteric estime que la sociologie des religions n’accorde pas assez d’importance à ce phénomène. A une époque où « la religion organisée », la religion institutionnalisée est en perte de vitesse dans certains pays, la question de l’expérience spirituelle, de son extension, de sa reconnaissance, est une question cruciale. L’article de Mike Sosteric est particulièrement éclairant.

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La théologie chrétienne après la chrétienté : engager la pensée de Douglas John Hall

La théologie chrétienne après la chrétienté : engager la pensée de Douglas John Hall, rassemble des penseurs contemporains dans le but de saisir et construire sur l’œuvre de Douglas John Hall — et celui de relever son défi de revendiquer une théologie contextuelle et décolonisatrice de la croix comme moyen de parler aux réalités de la vie et de la foi aujourd’hui. En mettant l’accent sur les questions contemporaines, cette collection éditée analyse de manière critique et déconstruit le triomphalisme colonial séculaire de la théologie chrétienne et de l’Église en Occident. Ce livre cherche à encadrer les crises actuelles de manière à honorer une theologia crucis profondément enracinée qui ne colonise pas « l’autre ». Il explore les possibilités constructives de décolonisation de la théologie chrétienne à la fin de la chrétienté.

INTRODUCTION

Christian Theology After Christendom (la théologie chrétienne après la chrétienté), sortie en mars 2021, est le format imprimé d’une conférence qui s’est tenue à l’Université McGill, à Montréal, du 1er au 3 novembre 2019. On aurait pu aussi bien lui donner comme titre, la théologie chrétienne en postchrétienté, car c’est bien là que l’on se trouve aujourd’hui. Le sous-titre est important : Engaging the Thought of Douglas John Hall (engager ou saisir la pensée de Douglas John Hall). Hall est professeur émérite à l’Université McGill où il enseigne depuis 1975. Il est l’auteur de plus de vingt livres dont en voici une sélection :

  • Lighten Our Darkness: Toward an Indigenous Theology of the Cross (1976)
  • The Stewardship of Life in the Kingdom of Death (1985)
  • The End of Christendom and the Future of Christianity (1996)
  • The Cross in our Context (2003)
  • Waiting for the Gospel: An Appeal to the Dispirited Remnants of Protestant “Establishment” ( 2012)

Un seul est traduit en français :

  • Être image de Dieu (1998, aux Éditions du Cerf en collaboration avec Bellarmin).
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La fin de la chrétienté

Selon Chantal Delsol

Lorsque nous nous interrogeons sur la place du christianisme à notre époque dans les pays occidentaux, notre réflexion s’opère en termes historiques, nous envisageons la situation actuelle en terme de post-chrétienté. La société n’est plus comme autrefois encadrée par la religion chrétienne en terme d’institutions et de doctrines. Effectivement, les sociologues envisagent notre époque en terme de post-chrétienté. Et de nombreux théologiens en tirent les conséquences et esquissent un nouvel horizon (1). Philosophe et écrivaine, universitaire, Chantal Delsol vient d’écrire un livre : « La fin de la Chrétienté » (2).

Mais à partir de quand et dans quelles conditions, la chrétienté a-t-elle commencé ? Et quelles en ont été les caractéristiques ? De fait, la chrétienté est une civilisation qui a pris naissance lors de l’adoption de la religion chrétienne par l’empire romain au quatrième siècle. La religion chrétienne devient une religion d’état. Dans la chrétienté, la religion chrétienne se diffuse dans les sociétés et les imprègne dans un ordre hiérarchique où pouvoir religieux et pouvoir politique s’adossent. Pendant des siècles, la chrétienté va être une réalité souveraine. Cependant, au cours des derniers siècles, et tout particulièrement à partir du XVIIIe, l’hégémonie religieuse est remise en cause et, particulièrement, la tutelle de l’Eglise catholique. Celle-ci était la forme la plus aboutie de la structuration qui s’est imposée dans la chrétienté.

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L’œuvre de Jürgen Moltmann : Une ressource et une inspiration pour la pensée théologique africaine

« L’espérance et le Dieu crucifié. La réception de l’œuvre de Jürgen Moltmann dans la théologie francophone », par Rodolphe Gozegba- de-Bombèmbè

En décembre 2021, vient de paraître aux Editions l’Harmattan, un livre intitulé : « L’espérance et le Dieu crucifié. La réception de l’œuvre de Jürgen Moltmann dans la théologie francophone » (1). C’est la publication de la thèse soutenue il y a un an, le 10 décembre 2020, à l’Institut Protestant de théologie, par Rodolphe Gozegba-de-Bombèmbè (2).

A plusieurs reprises et notamment sur ce site, Rodolphe Gozegba s’est exprimé sur son parcours, comment, dans les troubles traversés par son pays, la Centre-Afrique, il a trouvé une espérance, porteuse de soutien et de réconfort, dans la découverte de l’œuvre de Moltmann et comment il est donc venu en France pour étudier son œuvre (3).

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Revue de Presse printemps 2022

OMBRES ET LUMIÈRE

Si il y a bien aujourd’hui un drame humain qui nous confond, c’est celui du peuple ukrainien, victime de l’agression de l’état russe.

Or, comme en beaucoup d’autres situations, nous y sommes interpellés par le rôle des églises. Si l’église ukrainienne est solidaire de son peuple, le patriarcat de Moscou soutient une agression dévastatrice (interview de Jean-François Colosimo).

C’est là que nous entendons la voix du théologien Cyril Hovorum : « La guerre en cours montre que les idées, y compris théologiques, peuvent littéralement tuer.

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Entrevue (Interview) avec Jeff Fountain, directeur du Centre Schuman d’études européennes

Monument de Robert Schuman à Bruxelles.

1 Qu’est-ce que le Centre Schuman d’études européennes ?

Le CENTRE SCHUMAN D’ÉTUDES EUROPÉENNES[1][2] est un centre d’études virtuel qui s’efforce de « rafraîchir les mémoires », « remuer les consciences » et « réveiller les imaginations » concernant l’Europe et son héritage chrétien.

Le centre offre des perspectives bibliques sur le passé, le présent et l’avenir de l’Europe, qui mettent l’accent sur la façon dont l’histoire de Jésus a été le plus grand facteur de formation de la culture européenne. Le paradoxe de l’Europe est qu’elle est le continent le plus façonné par la Bible — et par le rejet de la Bible.

Le centre porte le nom de Robert Schuman, le ministre français des Affaires étrangères qui, le 9 mai 1950, a présenté son projet de Communauté européenne du charbon et de l’acier comme premier pas vers une Europe unie. Nous considérons son discours de trois minutes comme le moment déterminant de l’histoire européenne d’après-guerre, car il a lancé le processus d’intégration européenne. Cette date est la date de naissance officielle du projet européen, commémorée comme la Journée de l’Europe, et Schuman a été appelé « Père de l’Europe ».

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Jean Michel Basquiat et la place des jeunes dans l’église d’aujourd’hui.

Je me suis récemment attardé sur un documentaire consacré à Jean Michel Basquiat (1960/1988) artiste libre, non conventionnel et subversif qui déplace les lignes établies des frontières artistiques des années 70/80 (art underground). J’ai commencé à m’intéresser à cet artiste que j’aime beaucoup à l’âge qu’il avait lorsqu’il pratiquait son art : vers 18/25 ans. Un art qui interroge et qui dérange aussi. Certains de mes proches me faisaient la réflexion à propos des productions de Basquiat : « pour moi ce n’est pas de l’art, c’est du délire (psychotrope) ou du gribouillage tout au plus… »

Bien sûr pour moi cette production est l’expression même de l’art. Mais la réflexion que j’ai avec le recul, maintenant que j’ai facilement 20 ans de plus, se situe au-delà de la réflexion sur ce qui relève de l’art ou non. Mais plutôt sur la légitimité d’être subversif lorsqu’on est jeune ! Si on ne l’est pas à 20 ans… c’est rarement à 40/45 ans ou plus qu’on le devient !

Et je mets cette réflexion en parallèle avec la question de l’église et de la place des jeunes dans l’église. Il y a un dilemme pour eux, comme pour les personnes plus âgées les plus subversives (heureusement il y en a encore). C’est l’âge où ils expriment le plus leur coté non conventionnel mais dans un cadre qui ne supporte pas que les lignes bougent, et encore moins à coup de provocation : l’Église. C’est donc tout naturellement que les jeunes se détournent de l’église quand ils ont besoin d’exprimer leur révolte, leur créativité ou leur coté provoquant, parfois maladroitement ou excessivement.

Bien sur l’église n’a pas pour vocation à être une galerie artistique. Et toute œuvre d’art n’est pas inspirée de Dieu. Mais depuis longtemps les églises ont accueilli les œuvres (souvent classiques) des artistes inspirés. La Bible est le terrain d’inspirations innombrables et grandioses qui véhiculent un message puissant et révélant. Une manière d’affirmer une pensée éphémère dans une éternité divine.

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#SiJetaisElles @TheOffice : la campagne d’interviews géniale

Quand des PDG répondent à des questions d’habitude posées aux femmes

« Pas trop stressé ? Très beau costume! Vous êtes très beau ! C’est quoi votre morning routine* ? » « Faire carrière dans le shopping c’était votre rêve de petit garçon ? C’est quoi votre objectif de poids idéal ? Vous êtes secrétaire de qui ? » L’interview vidéo est hilarante :

De même, « Comment vous gérez le syndrone de l’imposteur ? » « C’est trés rare d’occuper de telles fonctions pour un homme de votre âge, on n’est pas habitué, vous avez eu le droit à quel genre de commentaires ? », ou encore « Est-ce que vous arrivez à ne pas vous laisser submerger par toutes ces émotions ? » sont posées nonchalamment par la “journaliste”, en fait l’actrice Allison Chassagne. La vidéo fait mouche.

Le collectif féministe Sista[1] a réalisé une campagne vidéo mise en ligne le 24 mars 2022 via les réseaux sociaux dans laquelle des questions très fréquemment posées aux femmes sont cette fois-ci adressées à des hommes « inspirants »: Nicolas Hieronimus (directeur général de L’Oréal), Xavier Niel (patron de Free, actionnaire du Groupe Le Monde), François-Henri Pinault (PDG de Kering) ou encore Frédéric Mazzella (dirigeant de BlaBlaCar), filmés à la manière de « The office » : https://www.wearesista.com/campagne

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D’un nouveau paysage français à un nouveau contexte culturel et religieux

De Jérôme Fourquet et Jean-Laurent Cassely

Dans quelle société vivons-nous ? Quels en sont les grands mouvements ? Nous avons besoin de comprendre notre société pour nous y situer. A cet égard, les livres du sociologue Jean Viard (1) sont une précieuse ressource. Aujourd’hui, un ouvrage nous présente un ensemble de données et d’informations sur « l’économie, les paysages, les nouveaux modes de vie » dans la ‘France d’aujourd’hui’. Les auteurs : Jérôme Fourquet, auteur de « L’Archipel français » et directeur du département opinion à l’IFOP, et Jean-Laurent Cassely, journaliste et essayiste, nous montrent la France telle qu’elle est devenue aujourd’hui à la suite d’une récente et rapide métamorphose : « La France sous nos yeux » (2). « L’écart entre la réalité du pays et la représentation dont nous avons hérité (à la sortie des « trente glorieuses ») est abyssal. Depuis le milieu des années 80, notre société s’est métamorphosée en profondeur entrant pleinement dans l’univers des services, de la mobilité, de la consommation, de l’image et des loisirs. C’est de la vie quotidienne de cette France nouvelle et ignorée d’elle-même que ce livre entend rendre compte à hauteur d’hommes et de territoires » (page de couverture).

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Articles du moment

Une terre promise


Barack Obama vient de publier le premier volume de ses mémoires : « Une Terre Promise » (1). La présentation qui en est donnée en page de couverture, mérite d’être rappelée ici : «Dans le premier volume de ses mémoires présidentielles, Barack Obama raconte l’histoire passionnante de son incroyable odyssée, celle d’un jeune homme en quête d’identité devenu dirigeant du monde libre, retraçant de manière personnelle son éducation politique et les moments emblématiques du premier mandat de sa présidence.

Obama nous invite à le suivre dans son incroyable voyage et ses premiers pas sur la scène politique à sa victoire décisive aux primaires de l’Iowa qui démontre le pouvoir de l’engagement citoyen, et jusqu’à la soirée historique du 4 novembre 2008 lorsqu’il fut élu quarante quatrième président des Etats-Unis devenant ainsi le premier afro-américain à accéder à la fonction suprême.

Humanisme numérique

https://www.temoins.com/wp-content/uploads/2018/02/image110-610x357.jpegDepuis plusieurs années, Pierre-Jean explore les technologie de la communication. Nous lui avons demandé comment il envisage la relation entre culture numérique et spiritualité.

Pierre-Jean nous montre l’expansion d’internet, les conséquences révolutionnaires de la culture numérique, la recherche d’un « humanisme numérique » (Milad Doueihi).

https://www.temoins.com/culture-numerique-spiritualite/

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L’enfant. Un être spirituel : quelles conséquences pour la catéchèse

La nouvelle approche de Jérome Berryman : Godly Play

Au cours des dernières décennies, un mouvement est apparu : la prise de conscience de la spiritualité de l’enfant. Ce mouvement s’inscrit dans une évolution sociale à plus long terme : La reconnaissance de la dignité de l’enfant et elle vient battre en brèche une conception pessimiste de l’enfant issue de la théologie du péché originel. On peut voir un signe des temps dans cette découverte de la spiritualité des enfants particulièrement active dans les pays anglophones (1). Nous avons rapporté ici la recherche pionnière de Rebecca Nye relatée dans son livre : « Children’s spirituality. What it is and what it matters » (2). Tout récemment, une chercheuse psychologue américaine, Lisa Miller, a, elle aussi, proclamé la spiritualité des enfants en s’appuyant notamment sur l’imagerie neurologique du cerveau (3). Cette mise en évidence de la spiritualité de l’enfant est maintenant répandue comme en témoigne un article de Tobin Hart : The mystical child (4). La catéchèse chrétienne, longtemps fondée sur d’autres postulats (5), est désormais interpellée par ce mouvement et elle est appelée à un grande transformation. Un livre de Carolina Baertschi-Lopez : « Les enfants, portiers du royaume » (6) ouvre la voie dans cette direction. « Reconnaître une spiritualité propre à l’enfant, c’est croire que Dieu se révèle à lui d’une manière toute particulière. Ainsi, reconnu comme une personne déjà en relation avec Dieu, il peut évangéliser à sa manière ». Dans cet esprit de respect et d’écoute, Carolina Baertschi-Lopez s’est engagée dans une nouvelle approche catéchétique : Godly Play. Tout récemment, en 2021, aux éditions Olivétan, un petit livre fait le point sur cette méthode (7). L’auteur, Richard Gossin, nous présente le processus d’élaboration de Godly Play où un homme, Jérôme Berryman, a joué un rôle pionnier.

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Réflexions sur l’incarnation et la prière

Réflexions sur l’incarnation et la prière

Pierre LeBel

Dieu n’a jamais forcé l’histoire. Il est entré dans l’histoire des humains à qui il l’avait confié, l’histoire qui, selon le théologien montréalais, Douglas John Hall, est le « tranchant mouvant de l’éternité[1] ». En ce sens, l’histoire est le lieu des enjeux de l’éternité. C’est pourquoi « la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité[2] ». C’est aussi pourquoi Jésus, à son tour, a lui aussi envoyé ses disciples « dans le monde[3] ». La raison est évidente : c’est seulement depuis l’intérieur de l’histoire du monde que celui-ci peut être transformé et le règne de Dieu s’établir. L’histoire du monde est le lieu de l’espérance chrétienne où la foi s’inscrit dans l’amour de Dieu et du prochain afin de participer à la « réconciliation de tout ce qui est dans les cieux et sur la terre[4] ».

Notre prière cherche-t-elle à forcer l’histoire ? À modifier les circonstances présentes dans l’histoire du monde d’en haut, du lieu de la transcendance, de la supériorité d’une supposée autorité sur le monde ? En toute semblance, depuis l’extérieur de l’histoire du monde comme si nous ne l’habitions plus ? Et parfois, glissons-nous comme les fils du Tonnerre, vers une forme inconsciente de terrorisme  ? « Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume ?[5] » Pourtant, dans sa prière au jardin des Oliviers, Jésus a misé sur la volonté de Dieu et non pas la sienne : « que ta volonté soit faite[6] » en conformité avec la prière qu’il enseigna à ses disciples : « que ta volonté soit faite sur la Terre comme au ciel[7] ». À la veille de sa crucifixion, il aurait souhaité plus de quiconque que les circonstances soient autres, mais c’est à l’intérieur de ces circonstances qu’il s’est soumis à la volonté du Père afin de transformer l’histoire depuis l’intérieur de celle-ci.

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Partage biblique à la prison des femmes

Je voudrais évoquer un moment étonnant de partage biblique à la prison des femmes de P. Cela ressemble à une autre forme d’église, assez inattendue pour qui n’a pas encore fréquenté ces lieux.

Après un premier contact un mois auparavant -qui m’a déjà très agréablement surprise- j’anime cette séance qui fait office de culte, avec la participation de l’aumônière qui me laisse la main.

Mon intuition m’a portée au texte de la brebis égarée de Luc 15, 1-7.

«… Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue… Il y aura plus de joie dans le ciel pour une seule perdue et retrouvée, que pour cent autres qui ne l’étaient pas. »

Je propose une brève introduction (avant les questions) : Jésus répond aux pharisiens, aux «gens biens», qui lui reprochent de fréquenter des «gens douteux», de mauvaise vie. Pourtant, c’est pour le retour de ceux-là qu’il y a de la joie dans le ciel. Ce sont ceux qui sont perdus que le berger va chercher, et prend sur ses épaules, quand ils reviennent à lui.

Une seule question pour lancer le débat : que vous évoque ce texte? Et c’est un feu d’artifice immédiat où l’on évoque la joie dans les nuées célestes (ces nuées qui sont données à voir à Jean dans l’Apocalypse), les anges, les êtres vivants qui adorent Dieu; c’est la fête dans la vraie joie, pour une seule de ces brebis qui se sont égarées. On entend que chacun ici s’est égaré, le repentir a été long à venir, dans le déni antérieur et l’accusation de l’autre. On dit comment on finit par lâcher prise.

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La spiritualité de l’être

En postchrétienté, plus que jamais avons-nous à apprendre les uns des autres venant de traditions et de confessions différentes. Comme le proclame l’apôtre Paul, « il y a un seul corps et un seul Esprit[1] » et ce corps n’est jamais en lui-même divisé malgré les apparences. En tant que chrétiens, nous appartenons les uns aux autres et, de plus, nous partageons un même et riche héritage. En fait, tout ce qui est né de l’Esprit depuis le jour de la Pentecôte, quel que soit le temps, le contexte ou la tradition confessionnelle, nous a été légué et nous appartient. Nous pouvons puiser à volonté et allègrement, que ce soit chez les pères de l’Église, les mystiques du Moyen Âge — hommes et femmes, car ces dernières étaient nombreuses — et, aujourd’hui, des auteurs de « toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue[2] » afin de nourrir notre soif existentielle et spirituelle.

 

Introduction à la theosis

Bertrand Vergely est un philosophe et théologien orthodoxe français que je découvre depuis peu, mais qui déjà m’enchante et m’interpelle par ses livres (plus de vingt titres) sur l’émerveillement, la prière, et encore. Dans son livre de 2021, Dieu veut des dieux[3], il aborde un thème parmi les plus essentiels de la tradition orthodoxe, la theosis, la déification des êtres humains. La vie divine, par l’inhabitation de l’Esprit de Dieu, est la plénitude même de la vie, de la nôtre à chacun, et donc notre socle identitaire à tous. « Ce n’est plus moi qui vis, mais Christ qui vit en moi[4] », s’exclame Paul ! Fondamentalement, la theosis est une spiritualité de l’être, de l’être en communion, en éclosion ici et maintenant afin de devenir l’homme nouveau[5]. Dans ce présent texte dont l’unique but est d’ouvrir une fenêtre sur un auteur et une tradition peu connue des chrétiens d’Occident, je me limite à l’idée du dépouillement de Dieu tel que proposé par Vergely dans les premiers chapitres de son ouvrage.

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La joie et l’offense

En quittant Noël – période de joie malgré les inquiétudes, voire pire pour certains d’entre nous – nous abordons une période particulière avec la nouvelle année, empreinte elle aussi d’incertitude sur l’avenir, le devenir d’une forme de société et d’un mode de vie en mutation profonde.

Et pourtant, cette période est aussi le moment d’avancer sur de nouveaux chemins. Le moment de retrouver la joie au-delà de tous les aléas : cette joie profonde qui habite en nous, intemporelle, qu’on recontacte dans l’isolement, la louange, l’action de grâce, le dialogue avec Celui qui nous donne son Amour de façon inconditionnelle.

Je retrouve cette joie en moi, comme beaucoup d’entre nous, une joie à la fois étonnante et apaisante, dans les moments de calme et de recueillement que je passe avec Lui, notre Ami, fidèle dans ses promesses. La promesse que je préfère en ce moment est celle que “rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu, manifesté en Jésus-Christ.”

Rien ni personne ne peut me séparer de Lui. Alors ? Qu’est-ce qui souvent m’empêche d’entrer dans sa joie, dans la jubilation, et la paix qu’il me donne à coup sûr dans ces moments de grâce ?

La peur m’en empêche, c’est certain. Elle revient souvent, alors qu’Il nous engage sans cesse à tout lui remettre dans la confiance, la confiance du petit enfant à l’égard de son père. Il pourvoira à mes besoins, je l’ai constaté si souvent dans les périodes de crise, il me soutiendra dans la tourmente, comme il l’a toujours fait : je l’observe avec le recul. Il ne nous abandonne jamais, nous le savons : nous pouvons rester confiant, quelquefois aux pires moments, par un effort de volonté, et bannir la peur qui revient malgré nous. Elle n’est pas de Lui.

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La sociologie du mysticisme

Selon Mike Sosteric

Des expériences spirituelles et religieuses, des expériences mystiques adviennent plus que l’on imagine. Cependant, aujourd’hui, ce phénomène est mis en valeur par de nombreux chercheurs. Ainsi, en Angleterre, dans la second moitié du XXè siècle, un biologiste Alister Hardy a créé un centre de recherche où il a entrepris une collecte de récits d’expériences en réponse à la question : « Vous est-il arrivé d’avoir conscience d’une présence ou d’une puissance (ou influencée par elle), que vous l’appeliez Dieu ou non et qui est différente de votre perception habituelle ? ». Dans son livre : « Something there » (1), David Hay rapporte certaines expériences spirituelles recensées par Alister Hardy, et plus généralement met en évidence une présence de la dimension spirituelle, particulièrement chez les enfants ». Dans son article sur la sociologie du mysticisme (The sociology of mysticism) (2), Mike Sosteric, professeur de sociologie à l’université Athabasca (Canada) met en valeur l’étendue des recherches entreprises dans le champ de l’expérience religieuse en rappelant l’œuvre pionnière de William James. De fait, ces expériences ne sont pas phénomène marginal. Elles sont présentes et motrices chez les fondateurs de grandes religions et abondent dans le vécu religieux. Si certains sociologues reconnaissent le courant expérientiel, Mike Sosteric estime que la sociologie des religions n’accorde pas assez d’importance à ce phénomène. A une époque où « la religion organisée », la religion institutionnalisée est en perte de vitesse dans certains pays, la question de l’expérience spirituelle, de son extension, de sa reconnaissance, est une question cruciale. L’article de Mike Sosteric est particulièrement éclairant.

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La théologie chrétienne après la chrétienté : engager la pensée de Douglas John Hall

La théologie chrétienne après la chrétienté : engager la pensée de Douglas John Hall, rassemble des penseurs contemporains dans le but de saisir et construire sur l’œuvre de Douglas John Hall — et celui de relever son défi de revendiquer une théologie contextuelle et décolonisatrice de la croix comme moyen de parler aux réalités de la vie et de la foi aujourd’hui. En mettant l’accent sur les questions contemporaines, cette collection éditée analyse de manière critique et déconstruit le triomphalisme colonial séculaire de la théologie chrétienne et de l’Église en Occident. Ce livre cherche à encadrer les crises actuelles de manière à honorer une theologia crucis profondément enracinée qui ne colonise pas « l’autre ». Il explore les possibilités constructives de décolonisation de la théologie chrétienne à la fin de la chrétienté.

INTRODUCTION

Christian Theology After Christendom (la théologie chrétienne après la chrétienté), sortie en mars 2021, est le format imprimé d’une conférence qui s’est tenue à l’Université McGill, à Montréal, du 1er au 3 novembre 2019. On aurait pu aussi bien lui donner comme titre, la théologie chrétienne en postchrétienté, car c’est bien là que l’on se trouve aujourd’hui. Le sous-titre est important : Engaging the Thought of Douglas John Hall (engager ou saisir la pensée de Douglas John Hall). Hall est professeur émérite à l’Université McGill où il enseigne depuis 1975. Il est l’auteur de plus de vingt livres dont en voici une sélection :

  • Lighten Our Darkness: Toward an Indigenous Theology of the Cross (1976)
  • The Stewardship of Life in the Kingdom of Death (1985)
  • The End of Christendom and the Future of Christianity (1996)
  • The Cross in our Context (2003)
  • Waiting for the Gospel: An Appeal to the Dispirited Remnants of Protestant “Establishment” ( 2012)

Un seul est traduit en français :

  • Être image de Dieu (1998, aux Éditions du Cerf en collaboration avec Bellarmin).
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La fin de la chrétienté

Selon Chantal Delsol

Lorsque nous nous interrogeons sur la place du christianisme à notre époque dans les pays occidentaux, notre réflexion s’opère en termes historiques, nous envisageons la situation actuelle en terme de post-chrétienté. La société n’est plus comme autrefois encadrée par la religion chrétienne en terme d’institutions et de doctrines. Effectivement, les sociologues envisagent notre époque en terme de post-chrétienté. Et de nombreux théologiens en tirent les conséquences et esquissent un nouvel horizon (1). Philosophe et écrivaine, universitaire, Chantal Delsol vient d’écrire un livre : « La fin de la Chrétienté » (2).

Mais à partir de quand et dans quelles conditions, la chrétienté a-t-elle commencé ? Et quelles en ont été les caractéristiques ? De fait, la chrétienté est une civilisation qui a pris naissance lors de l’adoption de la religion chrétienne par l’empire romain au quatrième siècle. La religion chrétienne devient une religion d’état. Dans la chrétienté, la religion chrétienne se diffuse dans les sociétés et les imprègne dans un ordre hiérarchique où pouvoir religieux et pouvoir politique s’adossent. Pendant des siècles, la chrétienté va être une réalité souveraine. Cependant, au cours des derniers siècles, et tout particulièrement à partir du XVIIIe, l’hégémonie religieuse est remise en cause et, particulièrement, la tutelle de l’Eglise catholique. Celle-ci était la forme la plus aboutie de la structuration qui s’est imposée dans la chrétienté.

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L’œuvre de Jürgen Moltmann : Une ressource et une inspiration pour la pensée théologique africaine

« L’espérance et le Dieu crucifié. La réception de l’œuvre de Jürgen Moltmann dans la théologie francophone », par Rodolphe Gozegba- de-Bombèmbè

En décembre 2021, vient de paraître aux Editions l’Harmattan, un livre intitulé : « L’espérance et le Dieu crucifié. La réception de l’œuvre de Jürgen Moltmann dans la théologie francophone » (1). C’est la publication de la thèse soutenue il y a un an, le 10 décembre 2020, à l’Institut Protestant de théologie, par Rodolphe Gozegba-de-Bombèmbè (2).

A plusieurs reprises et notamment sur ce site, Rodolphe Gozegba s’est exprimé sur son parcours, comment, dans les troubles traversés par son pays, la Centre-Afrique, il a trouvé une espérance, porteuse de soutien et de réconfort, dans la découverte de l’œuvre de Moltmann et comment il est donc venu en France pour étudier son œuvre (3).

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Jean Michel Basquiat et la place des jeunes dans l’église d’aujourd’hui.

Je me suis récemment attardé sur un documentaire consacré à Jean Michel Basquiat (1960/1988) artiste libre, non conventionnel et subversif qui déplace les lignes établies des frontières artistiques des années 70/80 (art underground). J’ai commencé à m’intéresser à cet artiste que j’aime beaucoup à l’âge qu’il avait lorsqu’il pratiquait son art : vers 18/25 ans. Un art qui interroge et qui dérange aussi. Certains de mes proches me faisaient la réflexion à propos des productions de Basquiat : « pour moi ce n’est pas de l’art, c’est du délire (psychotrope) ou du gribouillage tout au plus… »

Bien sûr pour moi cette production est l’expression même de l’art. Mais la réflexion que j’ai avec le recul, maintenant que j’ai facilement 20 ans de plus, se situe au-delà de la réflexion sur ce qui relève de l’art ou non. Mais plutôt sur la légitimité d’être subversif lorsqu’on est jeune ! Si on ne l’est pas à 20 ans… c’est rarement à 40/45 ans ou plus qu’on le devient !

Et je mets cette réflexion en parallèle avec la question de l’église et de la place des jeunes dans l’église. Il y a un dilemme pour eux, comme pour les personnes plus âgées les plus subversives (heureusement il y en a encore). C’est l’âge où ils expriment le plus leur coté non conventionnel mais dans un cadre qui ne supporte pas que les lignes bougent, et encore moins à coup de provocation : l’Église. C’est donc tout naturellement que les jeunes se détournent de l’église quand ils ont besoin d’exprimer leur révolte, leur créativité ou leur coté provoquant, parfois maladroitement ou excessivement.

Bien sur l’église n’a pas pour vocation à être une galerie artistique. Et toute œuvre d’art n’est pas inspirée de Dieu. Mais depuis longtemps les églises ont accueilli les œuvres (souvent classiques) des artistes inspirés. La Bible est le terrain d’inspirations innombrables et grandioses qui véhiculent un message puissant et révélant. Une manière d’affirmer une pensée éphémère dans une éternité divine.

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#SiJetaisElles @TheOffice : la campagne d’interviews géniale

Quand des PDG répondent à des questions d’habitude posées aux femmes

« Pas trop stressé ? Très beau costume! Vous êtes très beau ! C’est quoi votre morning routine* ? » « Faire carrière dans le shopping c’était votre rêve de petit garçon ? C’est quoi votre objectif de poids idéal ? Vous êtes secrétaire de qui ? » L’interview vidéo est hilarante :

De même, « Comment vous gérez le syndrone de l’imposteur ? » « C’est trés rare d’occuper de telles fonctions pour un homme de votre âge, on n’est pas habitué, vous avez eu le droit à quel genre de commentaires ? », ou encore « Est-ce que vous arrivez à ne pas vous laisser submerger par toutes ces émotions ? » sont posées nonchalamment par la “journaliste”, en fait l’actrice Allison Chassagne. La vidéo fait mouche.

Le collectif féministe Sista[1] a réalisé une campagne vidéo mise en ligne le 24 mars 2022 via les réseaux sociaux dans laquelle des questions très fréquemment posées aux femmes sont cette fois-ci adressées à des hommes « inspirants »: Nicolas Hieronimus (directeur général de L’Oréal), Xavier Niel (patron de Free, actionnaire du Groupe Le Monde), François-Henri Pinault (PDG de Kering) ou encore Frédéric Mazzella (dirigeant de BlaBlaCar), filmés à la manière de « The office » : https://www.wearesista.com/campagne

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D’un nouveau paysage français à un nouveau contexte culturel et religieux

De Jérôme Fourquet et Jean-Laurent Cassely

Dans quelle société vivons-nous ? Quels en sont les grands mouvements ? Nous avons besoin de comprendre notre société pour nous y situer. A cet égard, les livres du sociologue Jean Viard (1) sont une précieuse ressource. Aujourd’hui, un ouvrage nous présente un ensemble de données et d’informations sur « l’économie, les paysages, les nouveaux modes de vie » dans la ‘France d’aujourd’hui’. Les auteurs : Jérôme Fourquet, auteur de « L’Archipel français » et directeur du département opinion à l’IFOP, et Jean-Laurent Cassely, journaliste et essayiste, nous montrent la France telle qu’elle est devenue aujourd’hui à la suite d’une récente et rapide métamorphose : « La France sous nos yeux » (2). « L’écart entre la réalité du pays et la représentation dont nous avons hérité (à la sortie des « trente glorieuses ») est abyssal. Depuis le milieu des années 80, notre société s’est métamorphosée en profondeur entrant pleinement dans l’univers des services, de la mobilité, de la consommation, de l’image et des loisirs. C’est de la vie quotidienne de cette France nouvelle et ignorée d’elle-même que ce livre entend rendre compte à hauteur d’hommes et de territoires » (page de couverture).

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Les A.C.T. Un combat pour la vie

Je ne connaissais pas les A.C.T. (Appartements de Coordination Thérapeutique) et pourtant, ils méritent d’être connus comme en atteste ce documentaire ! Le film privilégie les témoignages : pas de voix off, pas d’images d’archive, essentiellement des femmes et des hommes – membres de l’équipe, responsables de l’association Initiatives ou résidents – qui parlent de leur expérience. Un bouquet de témoignages, filmé de façon sobre mais professionnelle, qui illustre de manière évidente la pertinence de tels établissements.

Le film présente d’abord le concept et le fonctionnement des A.C.T. qui permettent l’accueil de personnes en situation de précarité et atteintes de maladies chroniques, avec une équipe pluridisciplinaire, pour un accompagnement médico-psycho-social, sans oublier le personnel du service technique, qui fait partie intégrante du projet, en lien avec l’équipe pluridisciplinaire. Comme le dit l’un d’entre eux : « on ne fait pas que de la technique » ! Tout cela est joliment illustré, vers la fin du film, par un kaléidoscope où différents professionnels et responsables de l’association se présentent et apparaissent simultanément à l’écran.

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Une action pour l’autonomie alimentaire dans une ville africaine : Bangui


Rodolphe Gozegba est venu en France pour écrire et soutenir une thèse de doctorat en théologie sur : « L’Espérance et le Dieu crucifié : la réception de l’œuvre de Jürgen Moltmann dans la théologie francophone » (1). Cette recherche sur la pensée de Moltmann inspire une œuvre à long terme, une action sociale et écologique en Afrique !2). Ainsi, Rodolphe Gozegba est rentré dans son pays : la Centre Afrique, immédiatement après la soutenance de sa thèse le 10 décembre 2020 . Et, avec l’association A9, il s’est engagé dans une action pour l’autonomie alimentaire de Bangui. Il écrit :

Face à l’insécurité alimentaire, le jardin potager familial est une solution. Je souhaite que chaque famille puisse avoir son propre jardin qui lui permettrait de se nourrir mieux, de se créer éventuellement quelques revenus, tout en contribuant activement à l’acquisition de l’autonomie alimentaire du pays.

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L’enfant. Un être spirituel : quelles conséquences pour la catéchèse

La nouvelle approche de Jérome Berryman : Godly Play

Au cours des dernières décennies, un mouvement est apparu : la prise de conscience de la spiritualité de l’enfant. Ce mouvement s’inscrit dans une évolution sociale à plus long terme : La reconnaissance de la dignité de l’enfant et elle vient battre en brèche une conception pessimiste de l’enfant issue de la théologie du péché originel. On peut voir un signe des temps dans cette découverte de la spiritualité des enfants particulièrement active dans les pays anglophones (1). Nous avons rapporté ici la recherche pionnière de Rebecca Nye relatée dans son livre : « Children’s spirituality. What it is and what it matters » (2). Tout récemment, une chercheuse psychologue américaine, Lisa Miller, a, elle aussi, proclamé la spiritualité des enfants en s’appuyant notamment sur l’imagerie neurologique du cerveau (3). Cette mise en évidence de la spiritualité de l’enfant est maintenant répandue comme en témoigne un article de Tobin Hart : The mystical child (4). La catéchèse chrétienne, longtemps fondée sur d’autres postulats (5), est désormais interpellée par ce mouvement et elle est appelée à un grande transformation. Un livre de Carolina Baertschi-Lopez : « Les enfants, portiers du royaume » (6) ouvre la voie dans cette direction. « Reconnaître une spiritualité propre à l’enfant, c’est croire que Dieu se révèle à lui d’une manière toute particulière. Ainsi, reconnu comme une personne déjà en relation avec Dieu, il peut évangéliser à sa manière ». Dans cet esprit de respect et d’écoute, Carolina Baertschi-Lopez s’est engagée dans une nouvelle approche catéchétique : Godly Play. Tout récemment, en 2021, aux éditions Olivétan, un petit livre fait le point sur cette méthode (7). L’auteur, Richard Gossin, nous présente le processus d’élaboration de Godly Play où un homme, Jérôme Berryman, a joué un rôle pionnier.

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Réflexions sur l’incarnation et la prière

Réflexions sur l’incarnation et la prière

Pierre LeBel

Dieu n’a jamais forcé l’histoire. Il est entré dans l’histoire des humains à qui il l’avait confié, l’histoire qui, selon le théologien montréalais, Douglas John Hall, est le « tranchant mouvant de l’éternité[1] ». En ce sens, l’histoire est le lieu des enjeux de l’éternité. C’est pourquoi « la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité[2] ». C’est aussi pourquoi Jésus, à son tour, a lui aussi envoyé ses disciples « dans le monde[3] ». La raison est évidente : c’est seulement depuis l’intérieur de l’histoire du monde que celui-ci peut être transformé et le règne de Dieu s’établir. L’histoire du monde est le lieu de l’espérance chrétienne où la foi s’inscrit dans l’amour de Dieu et du prochain afin de participer à la « réconciliation de tout ce qui est dans les cieux et sur la terre[4] ».

Notre prière cherche-t-elle à forcer l’histoire ? À modifier les circonstances présentes dans l’histoire du monde d’en haut, du lieu de la transcendance, de la supériorité d’une supposée autorité sur le monde ? En toute semblance, depuis l’extérieur de l’histoire du monde comme si nous ne l’habitions plus ? Et parfois, glissons-nous comme les fils du Tonnerre, vers une forme inconsciente de terrorisme  ? « Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume ?[5] » Pourtant, dans sa prière au jardin des Oliviers, Jésus a misé sur la volonté de Dieu et non pas la sienne : « que ta volonté soit faite[6] » en conformité avec la prière qu’il enseigna à ses disciples : « que ta volonté soit faite sur la Terre comme au ciel[7] ». À la veille de sa crucifixion, il aurait souhaité plus de quiconque que les circonstances soient autres, mais c’est à l’intérieur de ces circonstances qu’il s’est soumis à la volonté du Père afin de transformer l’histoire depuis l’intérieur de celle-ci.

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Partage biblique à la prison des femmes

Je voudrais évoquer un moment étonnant de partage biblique à la prison des femmes de P. Cela ressemble à une autre forme d’église, assez inattendue pour qui n’a pas encore fréquenté ces lieux.

Après un premier contact un mois auparavant -qui m’a déjà très agréablement surprise- j’anime cette séance qui fait office de culte, avec la participation de l’aumônière qui me laisse la main.

Mon intuition m’a portée au texte de la brebis égarée de Luc 15, 1-7.

«… Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue… Il y aura plus de joie dans le ciel pour une seule perdue et retrouvée, que pour cent autres qui ne l’étaient pas. »

Je propose une brève introduction (avant les questions) : Jésus répond aux pharisiens, aux «gens biens», qui lui reprochent de fréquenter des «gens douteux», de mauvaise vie. Pourtant, c’est pour le retour de ceux-là qu’il y a de la joie dans le ciel. Ce sont ceux qui sont perdus que le berger va chercher, et prend sur ses épaules, quand ils reviennent à lui.

Une seule question pour lancer le débat : que vous évoque ce texte? Et c’est un feu d’artifice immédiat où l’on évoque la joie dans les nuées célestes (ces nuées qui sont données à voir à Jean dans l’Apocalypse), les anges, les êtres vivants qui adorent Dieu; c’est la fête dans la vraie joie, pour une seule de ces brebis qui se sont égarées. On entend que chacun ici s’est égaré, le repentir a été long à venir, dans le déni antérieur et l’accusation de l’autre. On dit comment on finit par lâcher prise.

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La spiritualité de l’être

En postchrétienté, plus que jamais avons-nous à apprendre les uns des autres venant de traditions et de confessions différentes. Comme le proclame l’apôtre Paul, « il y a un seul corps et un seul Esprit[1] » et ce corps n’est jamais en lui-même divisé malgré les apparences. En tant que chrétiens, nous appartenons les uns aux autres et, de plus, nous partageons un même et riche héritage. En fait, tout ce qui est né de l’Esprit depuis le jour de la Pentecôte, quel que soit le temps, le contexte ou la tradition confessionnelle, nous a été légué et nous appartient. Nous pouvons puiser à volonté et allègrement, que ce soit chez les pères de l’Église, les mystiques du Moyen Âge — hommes et femmes, car ces dernières étaient nombreuses — et, aujourd’hui, des auteurs de « toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue[2] » afin de nourrir notre soif existentielle et spirituelle.

 

Introduction à la theosis

Bertrand Vergely est un philosophe et théologien orthodoxe français que je découvre depuis peu, mais qui déjà m’enchante et m’interpelle par ses livres (plus de vingt titres) sur l’émerveillement, la prière, et encore. Dans son livre de 2021, Dieu veut des dieux[3], il aborde un thème parmi les plus essentiels de la tradition orthodoxe, la theosis, la déification des êtres humains. La vie divine, par l’inhabitation de l’Esprit de Dieu, est la plénitude même de la vie, de la nôtre à chacun, et donc notre socle identitaire à tous. « Ce n’est plus moi qui vis, mais Christ qui vit en moi[4] », s’exclame Paul ! Fondamentalement, la theosis est une spiritualité de l’être, de l’être en communion, en éclosion ici et maintenant afin de devenir l’homme nouveau[5]. Dans ce présent texte dont l’unique but est d’ouvrir une fenêtre sur un auteur et une tradition peu connue des chrétiens d’Occident, je me limite à l’idée du dépouillement de Dieu tel que proposé par Vergely dans les premiers chapitres de son ouvrage.

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Revue de Presse printemps 2022

OMBRES ET LUMIÈRE

Si il y a bien aujourd’hui un drame humain qui nous confond, c’est celui du peuple ukrainien, victime de l’agression de l’état russe.

Or, comme en beaucoup d’autres situations, nous y sommes interpellés par le rôle des églises. Si l’église ukrainienne est solidaire de son peuple, le patriarcat de Moscou soutient une agression dévastatrice (interview de Jean-François Colosimo).

C’est là que nous entendons la voix du théologien Cyril Hovorum : « La guerre en cours montre que les idées, y compris théologiques, peuvent littéralement tuer.

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Articles du moment

Une terre promise


Barack Obama vient de publier le premier volume de ses mémoires : « Une Terre Promise » (1). La présentation qui en est donnée en page de couverture, mérite d’être rappelée ici : «Dans le premier volume de ses mémoires présidentielles, Barack Obama raconte l’histoire passionnante de son incroyable odyssée, celle d’un jeune homme en quête d’identité devenu dirigeant du monde libre, retraçant de manière personnelle son éducation politique et les moments emblématiques du premier mandat de sa présidence.

Obama nous invite à le suivre dans son incroyable voyage et ses premiers pas sur la scène politique à sa victoire décisive aux primaires de l’Iowa qui démontre le pouvoir de l’engagement citoyen, et jusqu’à la soirée historique du 4 novembre 2008 lorsqu’il fut élu quarante quatrième président des Etats-Unis devenant ainsi le premier afro-américain à accéder à la fonction suprême.

Humanisme numérique

https://www.temoins.com/wp-content/uploads/2018/02/image110-610x357.jpegDepuis plusieurs années, Pierre-Jean explore les technologie de la communication. Nous lui avons demandé comment il envisage la relation entre culture numérique et spiritualité.

Pierre-Jean nous montre l’expansion d’internet, les conséquences révolutionnaires de la culture numérique, la recherche d’un « humanisme numérique » (Milad Doueihi).

https://www.temoins.com/culture-numerique-spiritualite/

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La joie et l’offense

En quittant Noël – période de joie malgré les inquiétudes, voire pire pour certains d’entre nous – nous abordons une période particulière avec la nouvelle année, empreinte elle aussi d’incertitude sur l’avenir, le devenir d’une forme de société et d’un mode de vie en mutation profonde.

Et pourtant, cette période est aussi le moment d’avancer sur de nouveaux chemins. Le moment de retrouver la joie au-delà de tous les aléas : cette joie profonde qui habite en nous, intemporelle, qu’on recontacte dans l’isolement, la louange, l’action de grâce, le dialogue avec Celui qui nous donne son Amour de façon inconditionnelle.

Je retrouve cette joie en moi, comme beaucoup d’entre nous, une joie à la fois étonnante et apaisante, dans les moments de calme et de recueillement que je passe avec Lui, notre Ami, fidèle dans ses promesses. La promesse que je préfère en ce moment est celle que “rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu, manifesté en Jésus-Christ.”

Rien ni personne ne peut me séparer de Lui. Alors ? Qu’est-ce qui souvent m’empêche d’entrer dans sa joie, dans la jubilation, et la paix qu’il me donne à coup sûr dans ces moments de grâce ?

La peur m’en empêche, c’est certain. Elle revient souvent, alors qu’Il nous engage sans cesse à tout lui remettre dans la confiance, la confiance du petit enfant à l’égard de son père. Il pourvoira à mes besoins, je l’ai constaté si souvent dans les périodes de crise, il me soutiendra dans la tourmente, comme il l’a toujours fait : je l’observe avec le recul. Il ne nous abandonne jamais, nous le savons : nous pouvons rester confiant, quelquefois aux pires moments, par un effort de volonté, et bannir la peur qui revient malgré nous. Elle n’est pas de Lui.

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