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MLK 50 ans après : 10 morceaux indispensables selon le King

Martin Luther KingEn mémoire de James H. Cone (5 août 1936 – 28 avril 2018)

Pour accompagner la parution de notre édition d’avril 2018, à l’occasion des 50 ans de la mort de Martin Luther King, nous avons répertorié 10 chansons fondamentales dans l’histoire du rêve afro-américain, notamment évangélique, pour les droits civiques et la liberté politique portés par MLK. En se souvenant, grâce à l’article de Jean-Luc Gaudreau, indispensable en la matière ( « Chanson pour le King » http://artspiin.eklablog.com/chansons-pour-le-king-a141486686) et dans l’esprit des Inrocks « sans occulter certains classiques inébranlables, qui existent de fait comme balises, reliefs ou totems », que « l’entreprise est avant tout affective. »  Il s’agit de redécouvrir les contours et les ramifications de la spiritualité de Martin Luther King, en insistant  sur ses influences et descendances musicales, directes ou indirectes, dans une perspective de décloisonnement musical, sentimental… et spirituel, en mémoire de James H. Cone, le grand théologien noir américain décédé le 28 avril dernier (https://www.nytimes.com/2018/04/29/obituaries/james-cone-dead.html). In loving memory et mémoire éternelle :James H. Cone

« Les êtres humains sont nés pour vivre et non pour mourir, pour la liberté et non pour l’esclavage, créés les uns pour les autres et non contre les autres. Il faut par conséquent, faire tomber les barrières qui séparent les gens. Pour Malcom X et King, pour l’Amérique et le monde et pour tous ceux qui ont offert leur vie dans la lutte pour la justice, n’ayons qu’un seul but de lutte, cette communauté bien aimée qu’est l’humanité ». James H. Cone (5 août 1936 – 28 avril 2018).

DG

En Photos: Revisiting Martin Luther King’s 1963 Dream speech, Big Pictures, The Boston Globe

En français : https://www.museeprotestant.org/notice/martin-luther-king/ ; http://réformés.ch/recherche/contenu?keys=Martin%20Luther%20king

En Expo : https://vimeo.com/250646861http://www.mlk50.lasnes.fr

En Livres : « Martin Luther King, prophète », par Serge Molla, Éd. Laboratoire et Fides : https://www.laboretfides.com/fr_fr/index.php/martin-luther-king-prophete.html, « La force d’aimer », 17 sermons de MLK, aux Éditions Empreinte – Temps présent : http://www.editions-empreinte.com/9325-la-force-d-aimer-martin-luther-king.html  ; « Martin Luther King : l’idéal de la communauté bien-aimée », par Jean-Claude Girondin, Editions mennonites, 2018 : https://www.editions-mennonites.fr/2018/04/martin-luther-king-la-force-daimer-un-documentaire-avec-plusieurs-mennonites-comme-temoins/

En Vidéos : « 5’ pour comprendre l’héritage de Martin Luther King », par Frédéric Rognon, Jean-Marie Muller et Jean-Claude Girondin :https://campusprotestant.com/formats/martin-luther-king-50-ans-apres/ ; « Je suis Martin Luther King », par Michael Hamilton et John Barbisan : http://television.telerama.fr/tele/programmes-tv/je-suis-martin-luther-king,127044569.php

En musique* :

1. Louis Armstrong, Nobody knows https://youtu.be/SVKKRzemX_w

2. Louis Armstrong, What a wonderful word https://youtu.be/CWzrABouyeE

3. Nina Simone, I Wish I Knew How It Would Feel To Be Free https://youtu.be/-sEP0-8VAow

4. Bob Dylan, Blowin’ in the win https://youtu.be/IrNYBWRtMp8

5. Aretha Franklin, I say a Little Prayer, https://youtu.be/7Ifw8JhDBvs

6. James Brown, Get Up, Get in to it, Get involved https://youtu.be/SYrXdkKQTeE

7. Stevie Wonder, Happy Birthday, https://youtu.be/inS9gAgSENE

8. Bono, U2, In the Name of Love, https://youtu.be/LHcP4MWABGY

9. Will. I. Am, Yes We Can, Barak Obama Music Video, https://youtu.be/jjXyqcx-mYY

10. Rage against the machine, Wake up https://youtu.be/wauzrPn0cfg

* « …quelques chansons qui ont abordé la question en lien, soit directement avec l’homme et son parcours, soit avec les principales thématiques portées par cet apôtre de la non-violence (…) Le Blues fut et reste la bande son du désespoir, la matrice de toutes les musiques afro-américaines. L’esclavage, tragédie humaine effroyable, a finalement provoqué la naissance d’une multitude d’engagements artistiques qui ont porté le discours de Martin Luther King jusqu’à Washington.…Plus globalement, à travers les années, la sphère musicale a été nourrie avec des chansons inspirées par Martin Luther King ou lui rendant hommage… »

Source : Jean-Luc Gadreau : http://artspiin.eklablog.com/chansons-pour-le-king-a141486686

Martin Luther King, prix Nobel de la paix en 1964 : sur le site du prix Nobel.

Martin Luther King, homme de paix : recueil de textes et de documents sur sa vie et ses engagements. I Have A Dream… le célèbre discours de Martin Luther King en version multimédia, sur le site de l’université de Stanford. Institut Martin Luther King de recherches et d’éducation de l’Université de Stanford. Le site du centre Martin Luther King, créé en 1968 à Atlanta.

Elégie pour Martin Luther King, par Léopold Sédar SENGHOR

Saint-Merry, Daniel Duigou et le pape François

Pour une Eglise en phase avec un monde en gestation

Comment vivre et annoncer l’Evangile avec les aspirations et les questions des gens de notre époque ? Le repli sur des pratiques anachroniques n’éloigne-t-il pas de plus en plus de gens ? Dans des formes variées, ces questions se posent aux différentes églises. Depuis des années, elles sont l’objet de la recherche engagée à Témoins (1). Et, en regard, nous cherchons à mettre en évidence les expériences novatrices. Dans le contexte catholique, le Centre Pastoral Saint-Merry est une église innovante, au cœur de Paris, près du Centre Beaubourg. Et c’est dans la foulée du Concile Vatican II et de mai 1968, en 1977 que cette église, sous l’impulsion du cardinal Marty est devenu un lieu expérimental afin « d’inventer des modes nouveaux pour l’Eglise de demain » (p 13).

Aujourd’hui, la responsabilité ecclésiale de cette communauté est assumée par un prêtre ayant eu précédemment un itinéraire original de journaliste à la télévision et de psychanalyste, Daniel Duigou. Daniel Duigou vient d’écrire un livre qui mérite toute notre attention : « Lettre ouverte d’un curé au pape François » (2). Cette lettre n’est pas un geste isolé, mais, en quelque sorte, la poursuite d’un dialogue. En effet, en 2015, Jacques Gaillot et Daniel Duigou qui l’accompagnait, ont été reçu par le pape François à son invitation. Ce livre nous relate le dialogue chaleureux qui est advenu à cette occasion.

Cet ouvrage témoigne ainsi d’un mouvement significatif. La dynamique du Concile Vatican II, s’est, par la suite, heurtée à une réaction conservatrice. Or, depuis cinq ans, le pape François proclame une ouverture évangélique et rompt avec l’enfermement d’un système hiérarchique. Cependant, il rencontre de fortes oppositions tant au niveau des mentalités que des cadres hiérarchiques. Dans ce contexte, ce livre, tant à travers son auteur qu’à travers celui auquel il s’adresse, témoigne de la relation qui s’établit pour un témoignage évangélique, pour une Eglise en mouvement. Il retient donc tout naturellement l’attention de Témoins.

Il y a quelques années, nous avions déjà mis en évidence, sur ce site, le mouvement innovant du Centre pastoral Saint-Merry (3). Ce livre nous fait part de la dynamique actuelle, forte et originale, de cette communauté. Puisqu’elle est originale et innovante, elle attire beaucoup de gens. Elle est donc un lieu d’observation. A partir de ce lieu, Daniel Duigou peut donc mettre en évidence les interpellations, les questionnements, les aspirations auxquelles l’Eglise catholique se trouve confrontée. Ainsi peut-il abonder dans un désir de réforme en vue de remédier à un repli du système sur lui-même et à la régression correspondante.

 

Les priorités de Saint-Merry

Quarante ans après la création de Saint-Merry, Daniel Duigou fait le point. Il rappelle le choix initial : une expérience répondant « à la nécessité pour l’Eglise de s’ouvrir à la modernité et de faire rupture ». « Aujourd’hui… le pari est en partie réussi, même si la recherche est toujours à poursuivre. Il demeure un lieu unique de liberté pour l’expérimentation d’un  nouveau rapport entre l’église et le monde, prêtres et laïcs… ». En regard, on peut s’interroger sur les raisons pour lesquelles cette expérimentation ne s’est pas étendue. Mais l’exemple est là en pleine vitalité. « Grâce à ces trois priorités : accueil et écoute inconditionnelle de l’homme et du monde, gouvernance démocratique, créativité et inventivité, prêtres et laïcs, hommes et femmes, paroisse et ville, croyants et incroyants, nous dialoguons à Saint-Merry à partir d’une confrontation au réel. Notre dynamique consiste à interpréter les signes de la promesse de Dieu à travers les évènements du monde et à ouvrir des chemins nouveaux de fraternité. Prêtres et laïcs dans un échange permanent, nous faisons Eglise, c’est à dire Assemblée pour dire Dieu dans l’actualité du monde. Chaque célébration est alors un événement, une chance extraordinaire pour cette communauté ! Et pour moi ! »

 

A l’écoute des aspirations

Saint-Merry est un carrefour, un lieu de rencontre. Ainsi Daniel Duigou peut y entendre les aspirations des gens d’aujourd’hui et, en particulier, de la jeunesse. Et il est à même d’exprimer en quoi l’Evangile est pour eux une réponse alors que l’institution actuelle constitue pour eux un obstacle. Ecouter l’autre, c’est le maitre mot de la Bible. C’est aussi celui de Saint-Merry… les luttes… les souffrances. Mais aussi écouter celles et ceux qui veulent vivre tout simplement de la modernité et de leur temps. Ecouter tous ceux qui sont heureux de vivre ou veulent le devenir malgré les épreuves qui sont les leurs, celles et ceux qui n’espèrent qu’une chose : aimer et être aimés… » (p 24-25). Et, dans le contexte de liberté offert par Saint-Merry, il y a bien une réponse pour cette recherche spirituelle. « Il suffit de réécrire le catéchisme avec des yeux d’adulte pour qu’ils retrouvent le goût de la recherche de sens, dans l’esprit même de la Bible, c’est à dire dans une exigence critique à la fois individuelle et collective. Pour qu’ils reçoivent le sens d’une vie spirituelle et le goût du questionnement de l’existence. Ils discernent alors une autre vision du christianisme, libérée d’une instance religieuse qui juge et pèse sur les consciences… Le christianisme redevient pour eux un élément vital dans leur projet de vie et leur désir d’accomplissement… »  (p 29).

« Mais,  globalement,  le message institutionnel de l’Eglise passe de plus en plus difficilement auprès des jeunes générations. Aujourd’hui, il semble ne plus rien dire au monde ou presque : c’est comme un divorce (p 37). Ainsi, « les jeunes » (et beaucoup d’autres), « n’acceptent plus le discours dominant qui persiste et qui distingue toujours dans l’Eglise le sacré du non-sacré, un discours qui justifie l’ensemble du système ecclésial et son fonctionnement… Ils conçoivent autrement les rapports humains dans la société, ceux entre l’être et le pouvoir, entre l’être et la vie. Régulièrement, la remise en cause du discours clérical est au centre de nos débats à Saint-Merry ; Ils constituent le principal point d’achoppement pour penser l’avenir » (p 51). Et Daniel Duigou voit bien la racine historique et théologique de ce hiatus. C’est la séparation entre le sacré et le non-sacré qui avait été aboli par le Christ et qui est progressivement réapparu dans l’Eglise, « le pouvoir dans l’Eglise redevenant le monopole du corps sacerdotal » (p 66-67). « Cher pape François, lorsque l’Eglise organise dans le rapport entre ses membres, cette séparation entre le sacré et le non-sacré, lorsqu’elle s’adresse au monde en maintenant l’interdit dans la trame de son discours, elle maintient dans les esprits un espace imaginaire qui infantilise l’homme, alimente une structure régressive, rend coupable le besoin de liberté et d’indépendance… Or, aujourd’hui, les hommes et les femmes ne supportent plus de ne pas être considérés comme des adultes à part entière » (p 67).

 

Pour une réforme de l’Eglise

Daniel Duigou rappelle la réorientation décisive introduite par le concile Vatican II. Mais si « une ouverture a été faite avec la notion de « sacerdoce commun » entre les baptisés, réunissant sur un même plan prêtres et non prêtres, l’axe organisationnel de l’Eglise est resté celui du sacerdoce des prêtres… La structure est celle de l’Ancien Testament. Le sacré, et donc le pouvoir, est exercé par un corps sacerdotal dans le cadre d’un culte » (p 71). Dans le cadre d’un monde en mutation rapide, l’archaïsme de cette structure apparaît au grand jour. Daniel Duigou appelle le pape François à engager l’Eglise dans un grand chantier « pour que la parole s’incarne dans le temps et qu’elle soit signe d’espérance dans ce siècle qui ne fait que commencer ». C’est un nouveau projet, c’est une nouvelle structure pour une Eglise qui se défasse de son cléricalisme par une participation des laïcs. Daniel Duigou expose cette ligne de transformation en trois points auxquels nous renvoyons. Et il conclut son adresse au pape François par un appel : « L’important est que l’Eglise se remette en marche. Comment ? De la même façon que pour Saint-Merry, il s’agit de revenir au temps de l’expérimentation en dehors de toute logique cléricale. Revenir à la praxis qui seule peut produire une parole vivante, comme au premier temps du christianisme, à la rencontre des plus pauvres. Autoriser au lieu d’interdire. Et faire confiance à l’Esprit qui souffle où il veut… » (p 82).

A une époque où une angoisse s’instaure face aux exigences et aux risques de la grande mutation en cours et engendre, chez certains un repli sur soi et un regard en arrière, ce réflexe conservateur prend souvent des formes religieuses qui se manifestent aujourd’hui dans différentes traditions (4). C’est une impasse. Dans une théologie de l’espérance, reconnaissons l’œuvre de Christ ressuscité et le mouvement de l’Esprit dans la créativité, la fraternité, la solidarité, tout ce qui unit, libère, et construit (5). Parmi d’autres, en des contextes variés, cette voix plaide pour un Evangile, communion d’amour et puissance de vie.

Jean Hassenforder

 

2018 après Jésus Christ – Une émission de télévision qui parle à tous

2018 après Jésus-Chirst2018 après Jésus-Christ : ce titre un peu énigmatique a été donné à une émission bimestrielle de télévision de Présence protestante. Comment le message de l’Évangile est-il reçu aujourd’hui dans un univers culturel qui a considérablement changé pendant 2000 ans ? Nous avons regardé et nous avons été conquis par cette émission originale à travers la mise en œuvre d’un dialogue cordial et authentique.

L’animatrice de cette émission, la théologienne Marion Muller-Colard a ainsi défini cette émission lors de ses débuts en 2017.
« l’Evangile est modelé de tout en tout par des rencontres insolites. Un dialogue incessant entre des sujets supposés savoir et des errants, un dialogue qui élargit sans cesse le sens et le désir de Dieu.
L’émission se propose de reconstituer, 2017 ans après Jésus-Christ, ces rencontres insolites qui jalonnent la Parole de Dieu qui n’a pas le sens des frontières. Partir à la recherche de la Samaritaine d’aujourd’hui, des Nicodème contemporains, des Zacchée, de ceux qui pêchent au bord du lac jusqu’à ce qu’un homme les hèle et les entraine dans une aventure qui déborde tout ce qu’ils comprenaient de la vie. C’est pourquoi notre choix se porte sur trois archétypes d’invités : un spécialiste de la Bible (pasteur, enseignant, prédicateur, etc), un candide (sans culture biblique), et enfin une personne dont la profession, la passion ou l’histoire de vie a un lien avec un thème fort qui se dégage du texte.
Avec ces trois invités qui entreront chacun dans le texte par une porte différente, nous voulons être témoins de la surprise, du décontenancement, des convictions, des doutes, de l’écoute, du déplacement. Fouiller ensemble, se délester de nos à priori, que nous soyons familiers du texte ou supposé lointain. Repartir en offrant une phrase qui éclôt à la fin du chemin, une invitation au téléspectateur à trouver pour lui-même comment résonne ce texte après avoir fait le chemin avec nous ».

Cette année, au début de 2018, Marion Muller-Colard s’exprime à nouveau (1).
« Mon expérience, depuis maintenant plus d’un an et après sept tournages, pourrait se résumer à cet extrait d’Evangile : « Il vous précède en Galilée »… Ma conviction que c’est le Christ qui est l’invitant me permet de clore le temps de la préparation, d’essayer de me rendre disponible à l’inattendu, de me replacer dans ma foi comme invitée parmi les autres. Sur chaque tournage, je refais l’expérience du surcroit de grâce que permet l’inattendu. Je suis émerveillé par ce constat. Jamais personne n’est resté indifférent à la saveur et à la profondeur du texte biblique. Parfois dès la première lecture, parfois après le temps de méditation personnelle creusée ensuite par l’échange avec les autres. Souvent l’invité non chrétien est celui qui s’avère le plus enthousiaste…. Pour moi, le principe de l’émission est au cœur du message de l’Evangile. Comme dans l’Evangile, ce sont souvent les ingénus, les distants, les non-connaisseurs qui révèlent au mieux la richesse de la rencontre. Ils tendent la main au téléspectateur qui se retrouvent dans cette distance, dans leurs questionnements, dans leur esprit critique, et, en même temps, ils témoignent que ce texte vient les saisir ».

Pourquoi cette émission nous paraît aussi attirante, une émission à ne pas manquer, une émission qu’on aime faire connaître à des amis ?
C’est sans doute d’abord parce que l’expérience présentée correspond à notre attente : Dans leurs cheminements, les participants éveillent la sympathie et l’expression de leur ressenti éveille en nous des échos.
Nous nous retrouvons dans la méthode. Ici, pas de pression doctrinaire, pas de schémas rebattus. On s’enrichit de la diversité des interprétations. On chemine, on discerne, on apprend à partir de cette diversité. Et donc, chacun peut trouver là ce qui lui correspond. Ce dispositif encourage l’authenticité telle que l’historien, Charles Taylor (2) en exprime la requête : « La vie ou la pratique religieuse auxquelles je prend part, doivent me parler, doivent avoir du sens par rapport à mon développement personnel tel que je le conçois ».
Cette découverte spirituelle ne se fait pas dans l’ascèse d’une règle imposée, mais dans un moment heureux dans le très beau cadre d’une nature méditerranéenne qui appelle l’émerveillement. C’est un moment heureux dans le temps d’une rencontre conviviale qui éveille la confiance. C’est un moment heureux parce que ce climat de bon accueil permet à chacun de se sentir reconnu. Cette bienveillance (3) ouvre le chemin. Dans cette ambiance de liberté et de fraternité, l’Esprit saint peut se mouvoir et inspirer chacun. Et on peut entrevoir son œuvre dans les intuitions qui jaillissent, les découvertes qui s’expriment. C’est particulièrement le cas chez ceux qui viennent sans aucun prérequis et qui nous comblent parfois par l’originalité de leur regard.
Et donc, la parole de Jésus peut à nouveau se révéler libératrice et ouvrir une relation.

Entre amis, ces émissions suscitent souvent un enthousiasme partagé. On se dit qu’elles pourraient être de remarquables outils pour des réunions de groupe où le parcours déjà engagé pourrait être un point de départ pour un nouveau partage. Et, sur le plan individuel un accès à plusieurs émissions peut entrainer un cheminement personnel, une familiarisation avec l’Evangile, une relation croyante qui se dessine. Aujourd’hui, on peut se procurer chaque émission au prix de 20 euros.
Merci à Marion Muller-Colard pour son animation qui veut témoigner de la présence du Christ dans ces rencontres. Il nous parle toujours à travers sa Parole

J H

(1) Sur le site de la Fédération protestante de France, Marion Muller-Colard présente : « 2018 après Jésus-Christ ». Prochaine émission : France 2 Présence protestante. 11 mars 2018 10h :
(2) Charles Taylor, auteur du livre : « L’Âge séculier (Seuil, 2011). Voir sur ce site : « L’âge de l’authenticité » : http://www.temoins.com/lage-de-lauthenticite/
(3) « Lytta Basset. Oser la bienveillance ». sur le blog : Vivre et espérer : http://www.vivreetesperer.com/?p=1842

Mandela et Gandhi. La sagesse peut-elle changer le monde ?

Mandela - GandhiAu cœur de l’histoire, le rôle et l’influence de certaines personnalités politiques ont été considérables pour le meilleur comme pour le pire.

On peut donc s’interroger à leur sujet. Entre autres, en quoi telle inspiration, telle vision ont pu exercer une influence décisive dans certains contextes et dans certaines circonstances ? Eric Vinson et Sophie Viguier-Vinson répondent à cette question dans un livre sur Mandela et Gandhi. Le sous-titre : « La sagesse peut-elle changer le monde ? » (1) éclaire le propos. En quoi un engagement spirituel peut-il exercer une influence dans le champ de l’action politique et de la transformation sociale ?

A cet égard, le choix de Mandela et Gandhi est particulièrement judicieux. Car ces deux hommes, aujourd’hui célèbres, ne sont pas sans rapport. En effet, si l’engagement de Gandhi est chronologiquement antérieur à celui de Mandela, il y a, entre eux, une forte interconnexion à travers un champ commun : l’Afrique australe, un adversaire semblable : l’impérialisme colonial occidental, des modes d’action comparables : le primat de la non violence, une inspiration chrétienne sur des registres variés. Voici deux personnalités qui ont marqué le XXè siècle dans des séquences historiques différentes. Les approcher dans leurs interrelations peut démultiplier l’intérêt déjà considérable qui leur est porté. Et cette étude comparée permet de mieux comprendre les enjeux communs.

C’est la vision que nous proposent les deux auteurs. « Gandhi, Mandela et l’Afrique du Sud, une triangulaire aux interactions déterminantes pour comprendre l’histoire particulière de ces hommes et de ces pays, mais aussi la pensée universelle de la dynamique qui les lie. Sur cette terre, en moins d’un siècle, sont en effet apparus les pires poisons de la modernité politique et leurs antidotes ». Là sont apparus camp de concentration,  génocide, racisme institutionnel. Mais, en regard, il y a eu « l’invention du « satyagraha » par Gandhi et sa mise en œuvre par des générations successives de militants, jusqu’à la victoire définitive sur ce régime inhumain, par une démarche de réconciliation démocratique guidée par Mandela. Il y a là comme « une scène primitive » du XXè siècle, un laboratoire à la fois tragique et fascinant où les crimes contre l’humanité de la colonisation ont préfiguré ceux du totalitarisme. Mais, « là où croit le péril croit aussi ce qui sauve » (Holderlin). Cet antidote émerge ainsi des chemins de Gandhi et de Mandela  comme de leur intersection sur le plan historique, théorique et pratique donnant aux droits de l’homme toute leur portée, qui confine au sacré » (p 239-240).

Si le monde est actuellement engagé dans une grande mutation, si aujourd’hui nous sommes confrontés à des défis majeurs, pour affronter cette situation, n’avons-nous pas besoin d’une vision qui nous permette de dépasser l’immédiateté et l’égocentrisme pour entrer dans une dimension supérieure. « Sans vision, le peuple meurt », déclare une parole biblique (Proverbes 29.18). Ainsi, personnellement, collectivement, pouvons-nous trouver une inspiration dans un registre spirituel et religieux. Et effectivement, au cours de l’histoire, des leaders ont trouvé force et discernement dans une telle inspiration. C’est bien la perspective mise en évidence par les auteurs de ce livre à partir de l’exemple de Mandela et de Gandhi. « Chacun, à leur façon, Gandhi et Mandela manifestent une certaine manière de vivre et de faire de la politique. Ils s’imposent comme des figures singulières, en ce qu’ils connectent le débat démocratique avec une autre dimension de l’existence à la fois personnelle, universelle et transcendante. Rarement mobilisé en politique, ce domaine peut être nommé « spiritualité » comme une certaine relation  à l’ultime (en général identifié avec le Divin)  qui s’enracine à la fois dans l’intériorité et l’interdépendance pour se traduire par une parole et une éthique spécifique » (p 249).

Eric et Sophie Vinson évoquent des figures historiques qui sont inscrites dans cette démarche et forment « une même famille, celle des démocrates spirituels, qui articulent démocratie et intériorité, intime et collectif, tradition et modernité. Ces hommes mobilisent le champ sémantique et pratique du spirituel » (p 250) et y trouvent une source d’influence et de rayonnement. Ainsi les auteurs citent des noms, qui, pour nombre d’entre nous sensibles à cette approche, sont déjà familiers. Outre Mandela et Gandhi, le Dalaï Lama, le pape François, Martin Luther King, Tolstoï, Dietrich Bonhoeffer, Vaclav Havel et Jean Jaures (2).

Par le choix des personnalités étudiées : Mandela et Gandhi, par la riche analyse de leur interaction, par l’approche originale et bienfaisante ainsi mise en évidence, ce livre appelle une large audience à laquelle participera le lectorat ce Témoins.

Jean Hassenforder

  • Eric Vinson, Sophie Viguier-Vinson. Mandela et Gandhi. La sagesse peut-elle changer le monde ? Albin Michel, 2018
  • Eric Vinson, Sophie Vigier-Vinson. Jaurès le prophète. Mystique et politique d’un combattant républicain. Albin Michel, 2014. Un livre qui permet de revisiter l’œuvre de Jaurès et d’y découvrir une profonde inspiration spirituelle.      « Si l’on néglige sa thèse sur la « Réalité du monde sensible », si on passe à côté de sa spiritualité- qui s’oppose au pouvoir temporel de l’Eglise catholique, mais reconnaît en l’homme la présence du divin-on ignore les principes mêmes qui ont guidé toute son action ».

 

Initier une conversation sociétale, éthique, religieuse et, plus largement, humaine

La nouvelle Revue des Cèdres vaut la peine d’être (re)découverte !

La belle édition du site www.revuedescedres.ch précise qu’elle a fait peau neuve en 2010, en prenant le relais du “Bulletin des Cèdres” publié dès 1995, mais c’est en fait un nouveau tonique qu’il y a là dans le long drink théologique protestant. « Orientés sur la vulgarisation théologique, ses contenus touchent à des questions sociétales, éthiques, religieuses et, plus largement, à l’humain. » Avec des articles courts, des contenus variés et « une large palette de réflexions et de témoignages ». En témoigne sa dernière livraison de 167 pages en 21 articles pétillants, rédigés par les enseignants-chercheurs-acteurs les plus en pointe de la théologie pratique francophone contemporaine. Passionnante, poétique, journalistique, existentielle, théologiquement humaine… et vivifiante ! Pour vous donner envie de participer à ces nouvelles conversations, servez-vous, en voici quelques extraits sous le sommaire du numéro 46, « L’Eglise, pour y venir », millésime 2017. C’est l’happy hour à Lausanne, c’est-a-dire qu’un petit cocktail vous est offert : vous êtes invités. D.G

Se muer en Eglise, Dimitri Andronicos et Jean-Christophe Emery, p 5

« Il y a ce mot, changement, qui colle à la peau. Se réveiller un matin et se dire que peut-être nous avons changé. Ou alors, plus volontariste, qu’il faudra changer quelque chose ; au moins son alimentation, ou son mode de vie. Prononcez-le avec la lenteur nécessaire comme un mantra, dites-le à vous-même, nous verrons bien ce qui en sort : « Tu dois changer ta vie ! » Exhortation constante, répétée, parce que finalement, il y a toujours ce quelque chose qui ne joue pas, qui a besoin d’un petit pas de côté.(…) Occasion d’espérance et d’investigation, l’Eglise est appelée à faire monde, à le co-constituer, à participer à la recherche inépuisable du sens en faveur d’un vivre ensemble à réinventer et d’une existence intensifier. » (Éditorial)

 

Nos histoires et nos conversations : identités, traditions et communauté, Philippe Gonzalez , p 7

« Méditer nos histoires et entretenir une conversation sont deux activités qui caractérisent « l’Eglise émergente » (…) « s’agit-il de prendre la vie de Jésus pour modèle – au risque d’imposer à la communauté chrétienne une éthique surhumaine, l’enjoignant à se faire l’avant-garde de la révolution sociale ? Ou s’agit-il de cultiver les paradoxes de la figure du Christ (homme/Dieu, né d’une vierge, roi/crucifié, etc.) comme autant de lieux indéfiniment ouverts permettant de méditer les ombres et les lumières qui traversent nos destins tant individuels que collectifs ? » (…)

 

Biodiversité ecclésiale, Sabrina Müller, p 15

« Pendant longtemps, en Suisse, on a planté des forêts entières d’épicéa. Celui-ci pousse facilement, il ne requiert que peu de soins et fournit rapidement du bois. Aujourd’hui, on s’éloigne de ce modèle de monoculture et on retrouve des forêts où la biodiversité domine. Des espèces animales, ou des plantes locales, que la monoculture avait mises en danger ou appauvries, peuvent retrouver leur place : les guêpes forestières, les abeilles sauvages, les oiseaux et leurs chants. Les forêts offrent ainsi à nouveau un espace, une protection, pour une variété de plantes, d’animaux, d’insectes et de champignons. Monoculture et biodiversité représentent d’utiles métaphores pour décrire la situation actuelle des Églises en Europe. (…) Finalement, il faut que la diversité des engagements soit reconnue comme complémentarité et non comme concurrence. De ce changement de climat théologique et structurel peuvent pousser de nouvelles plantes et naître de nouveaux biotopes. » (…)

 

L’obsolescence de la paroisse, Jean-Marc Tétaz, p 23

« L’obsolescence des paroisses ne signe […] pas la mort de la dimension communautaire du christianisme protestant. Elle invite au contraire à inventer de nouvelles formes d’organisation, à la fois plus souples, mieux adaptées aux modes de vie contemporains et capables de mieux intégrer les formes plurielles que prend le christianisme au XXIème siècle. (…) C’est l’imbrication de la mémoire culturelle dont l’Eglise est porteuse avec les formes de mémoire collective portées par les groupes qui permet aux églises d’être des lieux dans lesquels peut ”palpite[r] quelque chose d’une vie symbolique“.» (…)

 

L’Eglise qui fait vivre, ou nous qui faisons vivre l’Eglise ? Elisabeth Parmentier, p 33

« Cet article veut montrer une ”double contraintes“ qui pèsent sur les églises issue de la Réforme : elles ont été en quête d’une réconciliation qui surmonte la concurrence – mais dès lors que de telles dynamiques se déploient, elle reprennent des distances, par souci de leur “identité”. Mais une identité définie par quoi ? Une seconde tendance majeur sera ici notée : classiquement, l’identité de l’église protestante est définie par les confessions de foi et les catéchismes, à partir des dons de Dieu. Mais aujourd’hui, de nouvelles églises se déploient qui n’ont cure d’affirmations confessionnelles et qui s’orientent à partir des besoins locaux et des projets missionnaires – deux orientations antagonistes ? » (…)

 

Stratégies ecclésiales en Allemagne, Fritz Lienhard, p 41

« À l’instar de la plupart des pays européens, l’Allemagne est confrontée à une crise du christianisme. Cela vaut pour l’appartenance aux Églises, mais aussi la fréquentation des cultes, la foi en Dieu et le fait de se désigner comme quelqu’un de religieux. (…) comment arbitrer dans ce débat ? Dans une certaine flexibilité pourrait […] se développer la biodiversité pastorale nécessaire à l’épanouissement de la vie ecclésiale dans les différents milieux, de même que la biodiversité naturelle permet à la vie biologique de se développer dans des climats fort variés. » (…)

 

La pertinence de l’Eglise aujourd’hui, Pierre Gisel, p 49

« L’église ne doit pas s’imaginer comme contre modèle-social, ni ne doit non plus se vouloir communauté idéale. Elle a à restituer, au cœur du social, des questions décalantes et hétérogènes, et à les rendre fructueuses pour le monde et l’humain. L’Eglise n’est pas appelée à apporter ”un plus“, mais à faire voir le monde autrement. L’orienter autrement, ou en proposer une autre habitation. » (…)

 

L’Eglise en appels, Michel Kocher, p 57

L’Eglise est une réponse… À quels appels ? Dans ma pratique d’homme de médias, l’ecclésiologie protestante est une construction spirituelle, théologique et institutionnelle assez claire, mais placée devant des défis nombreux et entrelacés qui rendent la discussion complexe et trop souvent peu fructueuse. Ma priorité, dans les lignes qui suivent, est de commencer un travail de démêlage. Je me propose de dégager une couche d’origine dont la clarification doit faciliter l’échange et la réflexion autour des réalités contemporaines. Cette origine théologique, c’est l’Eglise entendue comme réponse à un appel. D’où le sous-titre de cet article : pour une petite et ecclésiologie de l’appel. » (…)

 

Des Eglises en version méga, Jean-Christophe Emery, p 71

« Un succès planétaire. Une musique contemporaine entraînante, une débauche de technique, une prédication émotionnelle à substrat conservateur solidement orientée vers l’actualité, une stratégie de développement à faire pâlir Nestlé ou Apple, une palette gargantuesque de groupes de soutien et une mécanique de mise en lien finement huilée, ce portrait-robot de la Mega-Église contemporaine se décline en d’infinies variations (…) Leur succès planétaire peut être vu comme un symptôme de la globalisation du religieux, mais il peut également faire l’objet d’une prise de conscience du considérable potentiel adaptatif du christianisme. » (…)

 

Jalons pour une ecclésiologie de postchrétienté, Gabriel Monet, p 81

« Et si la décroissance de l’Eglise était une chance ? » (…)

 

Les désaffiliations religieuses dans la logique des Eglises en mutation, Caroline Gachet, p 91

« Du point de vue de la sociologie des religions, un angle d’approche intéressant pour étudier les églises dites traditionnelles est de questionner le renouvellement de leurs générations de croyants et de pratiquants. (…) Pour résumer de manière très simple, on apprend depuis tout petit à ”être évangélique“, à ”faire partie de la famille évangélique“ et à ”adhérer à la vision du monde évangélique“ (…) Pourquoi décide-t-on de partir ? » (…)

 

Bref historique de la présence des Eglises sur le web, Nicolas Friedli, p 101

« Avant 2005, nous sommes dans la période des débuts. (…) Autour de 2005, nous entrons dans la période du web 2.0 (…) En 2008, nous sommes entrés dans la période des réseaux sociaux (…) À partir de 2015-2016, nous entrons dans la période du contrôle. » « (…) voici quelques pistes à la fois floues et concrètes, qui pourraient être formulées ainsi : en tant qu’institution :

. Je reconnais que j’ai perdu la maîtrise de l’agenda sociétal. Je peux y prendre ma part – je dois y prendre ma part -, mais je ne suis pas seule à dicter le tempo » (…) . (…) « Je soutiens l’audace justement parce que je suis une institution. »

 

« Etre et faire Eglise » aujourd’hui Jean-François Habermacher, p 109

« À mes yeux, il n’y aura pas de renouveau du christianisme et des Églises sans une reprise de fond de ce qu’être chrétien veut dire aujourd’hui, en lien avec les questions de tous et les défis de société auxquels nous sommes confrontés. Les différentes manières ”d’être“ ou de ”faire église“ aujourd’hui n’échapperont pas à cette tâche exigeante qu’est le long travail de la pensée et de son attestation individuelle, communautaire et institutionnelle. » (…)

 

Eglises et sociétés liquides, Jean-Denis Kraege, p 121

« Les messy churches ou les fresh expression churches visent, nous dit-on, à répondre aux 50 à 60 % de la population qui seraient potentiellement intéressés au ”religieux“ et attachés à ce que les sociologues appellent une société ”liquide“. Seuls 20 % de nos contemporains essaieraient encore de se réfugier dans un monde ”solide“. (…) « On est en droit de toutefois poser plusieurs questions face à ces divers constats. »

 

Une Eglise entre vocation et profession, Entretien avec Nicolas Besson, p 127

« La nécessaire adaptation des Églises au changement de société bute souvent sur les complexités institutionnelles. Sans recette, ni leçon, Nicolas Besson, en charge des ressources humaines dans l’Eglise Evangélique Réformée du canton de Vaud (EERV), livre quelques éléments de son expérience. »

« (…) Le travail sur soi, en confrontant sa vie à l’Évangile, conduit à ne pas seulement prêcher un savoir religieux, mais à témoigner d’une certaine façon de voir le monde et de considérer l’humain, en toute authenticité. Cette herméneutique existentielle constitue, de mon point de vue, la compétence professionnelle fondamentale à réinvestir pleinement. » (…)

Une confiance renouvelée pour l’Eglise, Simon Weber, p 137

« Le laboratoire Khi Recherche et Développement de l’EERV cherche à faire évoluer l’église pour lui permettre de mieux faire face aux changements de la société. Il effectue un travail d’analyse, s’intéresse aux initiatives d’autres Églises et développe des outils. À sa tête, Simon Weber livre ses observations et ses pistes préférentielles. »

« (…) Je ne rêve pas d’une église idéale à mettre en œuvre à la force du poignet. J’avance pas à pas et me laisse surprendre. La prochaine étape consiste à favoriser des libérations au sein des acteurs de l’Eglise. Libérations des habitudes, des culpabilités, des contraintes que l’on se fixe. L’idée est de retrouver une fraîcheur nouvelle et une meilleure écoute face aux demandes réelles de sens et de spiritualité »

 

Les Eglises, entre pratique et théologie, Elise Cairus, p 143

L’expérience du LAB, Carolina Costa, p 149

La croissance communautaire, Nicolas Lüthi, p 157

L’Eglise de demain sera communautaire, Benjamin Corbaz, p 161

Envoi : D’Eglise et de sable, Dimitri Andronicos, p 167

 

Abonnement annuel (en Suisse seulement) Fr 20. Abonnement de soutien : Fr 30.-

Les numéros peuvent être commandés au prix de Fr 15.- pièce (plus frais de port).

http://revuedescedres.ch/a-propos/ pour la France.

Les enfants, portiers du royaume

Les enfants, portiers du royaumeAccueillir la spiritualité des enfants et reconnaître l’enfant théologien, cela bouleverse profondément nos modèles d’éducation chrétienne. Une spiritualité propre à tous les enfants est aujourd’hui évidente. Mais à travers elle, les enfants ont-ils quelque chose à révéler de Dieu ? Ouvrent-ils les portes du royaume ? Oui. Leurs actes et leurs paroles ont une valeur théologique.

A partir d’échanges vécus au sein de rencontres catéchétiques, l’auteure confirme que les enfants sont de petits théologiens en herbe, qu’ils évangélisent à leur tour, et que les enfants de la Bible et Jésus nous mettaient déjà sur cette piste. Enfin, l’approche catéchétique Godly Play® est présenté dans cet ouvrage car elle soutient particulièrement la spiritualité des enfants et offre un espace à l’enfant théologien.

Êtes-vous prêts ? Les enfants sont là, sur le pas de la porte, et vous invitent à entrer dans le Royaume.

L’auteur désire rendre le lecteur attentif à la spiritualité de l’enfant, ouvrir des pistes qui engagent dans une catéchèse toujours renouvelée. Ce livre s’adresse aux éducateurs religieux et à tous ceux qui s’intéressent aux enfants et à leur spiritualité.

Carole Baertschi-Lopez travaille dans la catéchèse de paroisse avec des enfants depuis plus de trente ans. Collaboratrice du Service Catholique de Catéchèse de Genève depuis 2011, elle est également narratrice et formatrice de la méthode Godly Play®.