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Jean-Paul WillaimeEnseignement pour les chercheurs et éclairage pour tous

Jean-Paul Willaime est bien connu à de nombreux titres : sociologue des religions, universitaire, expert en connaissance du protestantisme et, à ce titre un conseiller écouté. Or, son autobiographie vient de paraitre sous la forme d’entretiens avec un collègue chercheur, Martin Meunier. Ce livre va retenir l’attention de la communauté scientifique, car, comme l’évoque le préfacier : « Jean-Paul Willaime a une place centrale dans le champs des sciences sociales des religions. Son statut même – il avait été directeur du groupe : Sociétés, Religions, Laïcités (GSLR) et président de la Société internationale de sociologie des religions (SISR) – imposait un retour sur son œuvre d’autant qu’elle était reçue désormais, ce qui n’est pas si fréquent pour un auteur français, par la communauté internationale » (p 9). Pouvoir suivre l’itinéraire d’un chercheur est toujours précieux. Car, en situant le contexte de son parcours, on comprend mieux les racines profondes de sa motivation et de son engagement, pourquoi et comment il a abordé telle ou telle question, en quoi il s’inscrit dans un tissu de relations, dans un courant de pensée. Et, parce qu’une telle rétrospective élargit en quelque sorte notre vision sur son œuvre. C’est bien le cas ici.

Martin Meunier, le collègue canadien, qui a conduit les entretiens avec Jean-Paul Willaime, a une connaissance remarquable de son œuvre, mais aussi une belle et fine compréhension de l’environnement humain qui a accompagné son parcours. Il y a donc, dans ce dialogue, une volonté pédagogique. Comprendre va de pair avec se faire comprendre. Pas de jargon et une écriture agréable et claire. Certes, dans ce livre volumineux, de plus de 350 pages, il y a des séquences qui apportent des explicitations théoriques et méthodologiques en réponse au désir des collègues qui liront ce livre. Mais, en même temps, cet ouvrage, outre qu’il éveille la sympathie pour celui qui s’y exprime, éclaire des questions importantes : la part de l’institution et du message dans les églises, le rapport entre les églises et le monde, la confrontation actuelle avec l’individualisation jusqu’à ce qu’elle engendre à son extrême : « une ultramoderne solitude », ce qu’elle abime, mais aussi ce qu’elle ouvre, les affrontements entre groupes religieux et la manière de les considérer pour en limiter les effets. C’est d’ailleurs sur cette dernière question que le livre se termine puisqu’il s’intitule : « La guerre des dieux n’aura pas lieu » (1). Dans le regard du sociologue, Jean-Paul Willaime nous permet d’échapper à une fatalité meurtrière. Qui n’aurait pas envie aujourd’hui de lire sa démonstration ? Oui, comme la présentation de ce livre dans l’hebdomadaire Réforme (2) le confirme, cet ouvrage ne concerne pas seulement les chercheurs, il ouvre à tous une compréhension des processus et une ouverture prospective.

 

Un itinéraire de recherche

Ce qui nous apparaît en première lecture, c’est à la fois l’originalité du parcours de l’auteur dans le contexte français et la créativité de son œuvre. Essayons donc de présenter quelques jalons en prenant appui sur l’excellente préface de Philippe Portier.

«  Né en 1947, Jean-Paul Willaime est issu d’une famille réformée installée dans les Ardennes à Charleville où le catholicisme était encore, dans l’après-guerre, très majoritaire (p 11). A partir de là, dans un milieu provincial de classes moyennes, c’est une socialisation protestante. Et, dans ce contexte, il y a eu, à un certain moment, un débat intérieur, dans le refus d’un point de doctrine litigieux, la prédestination. C’est le choix de la bonté de Dieu qui a prévalu. Et, comme les interrogations religieuses étaient donc actives, Jean-Paul Willaime s’est orienté vers des études de théologie à la Faculté de théologie protestante de Strasbourg. Le choix de cette faculté a amené cet étudiant au cœur d’un protestantisme et aussi d’un univers européen . Ce contexte va compter lorsque Jean-Paul Willaime s’oriente vers des études de philosophie, puis de sociologie. De fait, il échappe ainsi à la polarisation sur une culture uniquement française. Dans la comparaison entre des apports différents, il gagne en indépendance. Ce sera par la suite la découverte de l’apport de Max Weber, un sociologue qui donne toute sa place aux acteurs, en tranchant avec d’autres inspirations, à l’époque, plus répandues dans la sociologie française.

C’est donc à Strasbourg que Jean-Paul Willaime réalise ses premières recherches, de fait sur le protestantisme. C’est une thèse, c’est un livre : « Profession pasteur. Sociologie de la condition des clercs à la fin du XXè siècle ». C’est à partir d’un type de « prédicateur docteur » qu’il envisage la spécificité du fonctionnement institutionnel des églises protestantes. Par la suite, un changement important intervient dans sa vie professionnelle. En 1990, Jean-Paul Willaime quitte la Faculté de théologie protestante de Strasbourg pour entrer, à Paris, à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes comme titulaire de la chaire d’histoire et sociologie des protestantismes. Il va y poursuivre son analyse de la sécularisation et les éclairages qu’il en tire sur la conjoncture des églises.

Cependant, il reste toujours fidèle à son « tropisme européen ». Un ouvrage publié dans les années 2000, fera le point sur la question : « Europe et religion. Les enjeux du XXIè siècle » (3). « Il y rappelle tout à la fois la diversité et l’unité du continent européen » (p 15). Diversité : C’est la mise en évidence de configurations politiques et culturelles originales trop souvent méconnues et dédaignées en France. Unité : C’est la mise en valeur d’un changement en pleine activité. Mais si « la « désaffiliation confessionnelle » en cours est en quelque sorte une exception européenne dans un monde plus furieusement religieux qu’il ne l’a jamais été, l’Europe n’est nullement devenue un territoire du vide ». « Il tient que le continent, au plan collectif, est encore marqué par tout un fond de références chrétiennes. Il remarque, de surcroit que les existences individuelles s’agencent volontiers désormais sur l’assise de spiritualités d’un nouveau type, sans normativité ni autorité, dans le cadre de qu’il appelle « une évangélicalisation des conduites » (p15-16). Dans cette perspective européenne, « la laïcité n’a rien d’une singularité française comme on pourrait le croire tant elle est parfois âprement et violemment affirmée en France ». Elle s’est installée différemment dans les différents pays européens. « Cette différenciation trouvera son illustration dans les textes que notre auteur a consacré, dans une perspective comparée, à l’enseignement de la religion dans l’école publique. Il en fera une analyse d’autant plus circonstanciée qu’il a dirigé, au milieu des années 2000, l’Institut Européen en Sciences des Religions (IESR), érigé au sein de l’EPHE, en vue de soutenir les initiatives portées par le gouvernement français, après le rapport de Régis Debray en 2002 » (p16).

Au cœur de ce parcours, et, comme on le voit à travers ce livre, Jean-Paul Willaime emprunte des approches différentes : l’enquête, l’observation, l’analyse et la synthèse documentaire. Habitué à la comparaison, il sait peser le pour et le contre. « Je suis soucieux, c’est mon style intellectuel, d’avoir une analyse la plus équilibrée possible et la plus attentive à l’état réel, au delà des schémas idéologiques unilatéraux dans un sens ou dans un autre » (p 298). En préface, Philippe Potier note son goût pour la réflexion théorique : « Le travail de Jean-Paul Willaime est marqué par une puissante théoricité. Sans doute, est-elle un effet de sa fréquentation des philosophes. Bien que ses textes s’appuient sur une masse de faits, notre auteur ne s’enferma jamais dans l’ennuyeuse empirie. Les faits sont rapportés avec minutie. On les éclaire en les plaçant sous la tutelle organisatrice de concepts structurants » (p 17).

 

Un concept structurant : l’ultramodernité.

Dans l’avant-dernier chapitre du livre, l’auteur propose ainsi le concept d’ultramodernité. Autour des années 1990, Jean-Paul Willaime conteste la représentation de la postmodernité. Qu’entend-il donc par ultramodernité ? « Alors que, dans un premier temps, la modernité occidentale, ce fut le mouvement plus la certitude – le changement accompli au nom de la croyance missionnaire au progrès – c’est le changement plus l’incertitude » (p 306). « On passe des certitudes modernistes des sociétés nationales aux incertitudes ultramodernes de la société monde. L’ultramodernité représente un processus de sécularisation de la modernité, de démythologisation des idéaux séculiers au nom même desquels la modernité a contribué à la sécularisation du religieux… » (p307). « On reste dans la modernité, mais il y a une radicalisation et une accélération du processus ». « C’est une extension et une radicalisation, mais qui se sont exercées par rapport aux magistères séculiers eux-mêmes (p 312).

Mais quels sont les effets de cette ultramodernité ? C’est la question que pose Martin Meunier à Jean-Paul Willaime : « Est-ce que l’ultramodernité, pour vous, est un phénomène effrayant ? Parce qu’en un sens, quand on vous lit, ce rouleau compresseur semble détruire toutes les formes d’autorité, toutes les formes de normativité et désarticule, désorganise et désinstitue toute la société. N’y a-t-il pas là un côté franchement effrayant de ce processus ? » (p 313).

En réponse à cette question et aux suivantes, les réponses nous paraissent bien sombres.

« L’ultramodernité peut amener à un relativisme absolu devant les différents chois possibles et les différents modes de vie…Le pouvoir politique n’a plus les moyens de garantir un système de sens… Aujourd’hui, il n’y a plus d’accord sur ce qu’est une vie bonne, sur ce qu’est la dignité de la femme, sur ce que sont les rapports de filiation ou les rapports de genre… Ce qui me frappe en ultramodernité, c’est la profondeur même du pluralisme qui devient anthropologique et axiologique… Devant ce vaste processus de désinstitutionnalisation du sens, la puissance publique devient amorphe symboliquement et plus radicalement agnostique… » (p314-316).

Mais si la norme collective s’établit plus difficilement, « dans le monde moderne, qui décide la norme à suivre ?… Ce sont des sous cultures, en particulier des sous cultures religieuses… Les matrices sociales de sens et de la conception de vie sont quasiment rétrogradées au stade de sous-sociétés, de sous-systèmes… Il y a des foyers normatifs, des repères autant que des ancres d’appartenance… ». « La société elle-même n’a comme valeur que le pluralisme et le respect des individus dans leurs choix respectifs… Les choix substantiels sont, en fin de compte, rétrogradés à l’échelle des sous-cultures » (p 318-319). Dès lors, nous dit l’auteur, le vivre ensemble est fragile et menacé. Ceux qui sont isolés et ne participent pas à des sous-cultures sont en détresse, « acculés à l’anomie, à l’insécurité culturelle, à la crise existentielle » (p 318). « Au total, les effets sociétaux dissolvants et effrayants de l’ultramodernité sont réels et massifs et posent d’énormes problèmes concernant la transmission. L’ultramodernité ouvre une énorme crise de la transmission » (p 321).

Si cette représentation impressionnante peut susciter quelques réserves, c’est à partir de celle-ci que Jean-Paul Willaime ouvre également des pistes pour un renouveau religieux. « Mais ce ne sera plus de la religion par héritage, mais de la religion par choix ». «Aujourd’hui, ce n’est plus devenir membre d’une institution impliquant une participation verticale, c’est cheminer d’un groupe à l’autre, butiner d’un cercle à l’autre, et parfois aussi se poser au sein de communautés dans lesquelles l’individu se lie socialement et symboliquement, retrouve de la signification et du lien social » (p 322). Il y a également des manières différentes d’être religieux. « Si les medias nous habituent à focaliser notre regard sur les intégristes et les fondamentalistes, on ne prête pas suffisamment attention aux pôles libéraux de la vitalité religieuse (p 324).

Et, par ailleurs, « l’ultramoderrnité désenchante les enchantements séculiers et réhabilite le fait que l’être humain n’est pas seulement un être rationnel, c’est aussi un être ayant des émotions, des sentiments, un être sensible… Et donc, l’ultramodernité permet de retrouver l’homme comme être social et animal symbolique. Elle lui permet de réinvestir dans des pratiques rituelles de sens qui célèbrent cette dimension » (p 326). L’ultramodernité change les modes de rapport au religieux. « On n’est pas religieux de la même façon ». Et notamment, autant « le régime de le première modernité fut dominé par l’alternative ou bien religieux ou bien séculier, autant celui de l’ultramodernité est dominé par la conjonction à la fois religieux et séculier, ce qui veut dire tantôt religieux, tantôt séculier » (p 332).

Certaines traditions religieuses paraissent avoir davantage de ressources pour gérer l’évolution actuelle. « L’évangélisme représente de façon particulièrement claire et nette une individualisation du religieux développé au sein d’une communauté ». « L’évangélisme relativise, voire ne s’intéresse pas aux cultures et territoires nationaux. L’inculturation du christianisme ne l’intéresse guère. Ce qui l’intéresse, c’est l’individu qu’il rencontre et il va essayer d’en faire un « born again » (p 336) .

« L’ultramodernité accentue la séparation entre le politique et le religieux, cela la modernité le faisait déjà, mais aussi celle entre le culturel et le religieux… La déliaison entre foi et culture dominante s’effectue parce que le religieux devient un monde culturel en soi, un monde de liens sociaux qui a sa consistance propre » (p 337-338).

Dans ce monde mouvementé, il y a donc bien des changements d’approches, mais comment Jean-Paul Willaime envisage-t-il les transformations à venir du christianisme ? « C’est une religion qui « a une forte dimension universelle par les valeurs dont elle est porteuse… Le christianisme met en avant un universalisme de la fraternité. Je pense, et c’est de l’ordre de la conviction, que le christianisme a un avenir, en raison notamment de la puissance qu’il représente par sa substance même, sa logique interne, et ce au delà des différenciations confessionnelles… Le fait que le christianisme soit un système de représentations porteur d’une invitation à l’attention aux plus pauvres ou handicapés, donc muni d’une forte dimension éthique, le particularise et lui garantit une place pour longtemps » (p329).

 

Religion et société

Une recension est nécessairement limitée. Nous avons voulu mettre l’accent sur un des concepts avancés par Jean-Paul Willaime : l’ultramodernité. Le livre se conclut par un chapitre où l’auteur, à partir de son approche de la sécularisation et de l’ultramodernité, trace des pistes encourageantes pour une contribution du religieux à la concorde sociale.

Et d’abord, c’est le titre de ce chapitre, il exclut une nouvelle guerre de religion : « La guerre des dieux n’aura pas lieu ». Les transformations actuelles des mentalités ne favorisent pas la constitution et l’affrontement de blocs monolithiques. Différents constats contredisent la thèse de la guerre des dieux. « Il y a des effets incontournables et irrépressibles de la sécularisation et des évolutions conséquentes dans la façon que cela entraine d’être religieux » (p 351). C’est une approche voisine de celle de Raphaël Liogier dans son livre : « La guerre des civilisations n’aura pas lieu » (4).

Mais pour éviter des soubresauts, une politique animée par la compréhension et l’ouverture est nécessaire. Le fait religieux doit être pris en compte et reconnu. « L’exclusion des religions de l’espace public contribuerait à les enfermer dans leurs édifices de culte et à accroitre le communautarisme religieuxEn dialoguant avec les groupes religieux, les autorités publiques les associent à l’entretien du vivre ensemble. C’est pratiquer une laïcité inclusive » (p 326). Et, à l’exemple de la politique la plus courante en Europe (3), Jean-Paul Willaime prône « une laïcité reconnaissant positivement la place et le rôle des religions dans la vie publique française. Dans les sociétés sécularisées et désenchantées, les ressources de sens et les groupes vecteurs de socialisation et d’éducation morale ne sont pas si nombreux que l’on puisse se payer le luxe de ne pas prendre en compte l’apport des religions » (p394).

 

Un itinéraire de recherche. Un témoignage personnel

A partir de quelques exemples, nous avons vu combien ce livre offre des ressources pour notre compréhension des transformations sociales et culturelles en cours et de leurs incidences sur le christianisme et, plus généralement le fait religieux dans notre société. Si ce livre traite également des questions théoriques et méthodologiques concernant les chercheurs en sciences sociales des religions, il est aussi accessible à un vaste public.

La forme de l’entretien est une réussite. Jean-Paul Willaime répond avec clarté et profondeur aux questions avisées et pertinentes de Martin Meubier. Ce livre n’apporte pas seulement une ouverture intellectuelle, mais aussi la relation avec une personne en toute authenticité, avec un homme de dialogue : dialogue intérieur et dialogue avec autrui. Surgit ici la mémoire personnelle de rencontres avec un homme bienveillant.

Dans ce cheminement, cet homme sait dire quelle est son inspiration intérieure. C’est une inspiration chrétienne tout au long d’une vie. Elle est présente au fil de l’interview. A la fin du livre, elle s’exprime en terme de confiance et d’espérance.

« Il ne faut pas avoir une vision de la religion trop centrée sur la transmission d’une tradition du passé. Il faut s’intéresser à ce que la religion fait aux gens. Et bien ! la religion crée la confiance :

« Confie à Dieu ta route. Dieu sait ce qu’il te faut » dit un cantique protestant. Confiance et espoir incitent à l’action. Cela vaut le coup de vivre une vie digne, telle qu’on la conçoit, et il y a une perspective positive vers le futur, cela ouvre les possibilités » (p 357).

A partir d’une recherche sociologique sur les communautés antillaises dans la région parisienne, on voit comment la foi chrétienne est porteuse. « C’est un bel exemple de la religion pour espoir plutôt que pour mémoire », écrit Jean-Paul Willaime.

Et il conclut en citant Emile Durkheim : « Le fidèle qui a communiqué avec son dieu, n’est pas seulement un homme qui voit des vérités nouvelles que l’incroyant ignore. C’est un homme qui peut davantage. Il sent en lui plus de forces pour supporter les difficultés de l’existence, pour les vaincre. Il est comme élevé au dessus des misères humaines parce qu’il est élevé au dessus de sa condition d’homme. Il se croit sauvé du mal, sous quelque forme d’ailleurs qu’il conçoive ce mal. Le premier article de toute foi, c’est la croyance au salut par la foi ». Pour un sociologue protestant, on ne pourrait pas mieux conclure, non ? » (p 358)

Jean Hassenforder

  1. Jean-Paul Willaime. Entretiens avec E. Martin Meunier. La guerre des dieux n’aura pas lieu. Itinéraire d’un sociologue des religions. Préface de Philippe Portier. Labor et Fides, 2019
  2. Questions à Jean-Paul Willaime. Réforme, 18 avril 2019, p 4-5
  3. En 2004, Jean-Paul Willaime publie un livre : « Europe et religions. Les enjeux du XXIè siècle « . Voir : « Les rapports entre le politique et le religieux » : https://www.temoins.com/les-rapports-entre-le-politique-et-le-religieux/
  4. Raphaël Liogier. La guerre des civilisations n’aura pas lieu. Coexistence et violence au XXIè siècle. CNRS éditions, 2016 « Tendance de fond dans un monde globalisé »

https://www.temoins.com/tendances-de-fond-monde-globalise/

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