EN CE MOMENT
Cette lumière en nous
« Nous nous battons tous contre la peur, nous traversons tous des épisodes dépressifs. Nous nous demandons tous si nous sommes à la hauteur, si nous sommes capables d’assumer la position dans laquelle nous nous trouvons. Dans mon cas, le fait de l’admettre, c’est le « code source » de ma puissance. Le fait de pouvoir pointer ma singularité, l’assumer et écrire l’histoire qui dit pourquoi mes différences et ma singularité ont fait de moi celle que je suis plutôt que de chercher à les cacher, plutôt que de porter un masque de perfection, alors que la perfection n’est jamais le but. Je pense que c’est le rôle de toutes les personnes médiatisées, de parler honnêtement, autant qu’elles le peuvent, de parler des difficultés qu’elles rencontrent et de la manière dont elles les surmontent. »
Interview de Michèle Obama par Leila Slimani : Brut, France télévision. Cette lumière en nous. S’accomplir en des temps incertains, par Michèle Obama (Éd. Flammarion, novembre 2022).
Lumières dans la nuit
On peut envisager le monde de différentes manières, par exemple dans les termes d’une tourmente à laquelle nous devons faire face. Une image nous vient alors : celle d’une nuit où, par-ci, par-là, des lumières apparaissent. Ne seraient-ce pas les consciences engagées dans la recherche de la vérité, de l’amour, de la justice et de la paix ? Jésus nous parle de ces lumières qui sont autant de phares. Jésus nous montre comment ces lumières sont précieuses : « On n’allume pas une lampe pour la mettre sous un boisseau » (Matthieu 5.15). On peut lire cette News de Témoins comme nous faisant apparaitre sous différentes formes des consciences lumineuses qui nous éclairent
Dans la longueur du temps, le christianisme anabaptiste, dont on célèbre actuellement le 500è anniversaire, rompt avec le conformisme et se caractérise par un engagement de foi personnel et le choix évangélique de la paix. Nous avons interrogé quelques personnalités mennonites à ce sujet. Autre temps, voici de nouvelles interrogations, des interrogations vitales auxquelles il faut répondre : la condition des femmes longtemps assujettis au patriarcat, la condition de vivant aujourd’hui menacée. En réponse, la recherche de l’écoféminisme chrétien
Comme toute conscience, la conscience chrétienne est confrontée aujourd’hui à la violence dévastatrice de guerres ravageuses. A cet égard, a-t-on suffisamment prêté attention aux massacres à Gaza ? Il est heureux que des chrétiens s’interrogent à ce sujet dans un examen de conscience salutaire. De même, à partir d’un texte du livre d’Esaïe sur l’engrenage de l’oppression : « il n’y a pas de paix pour le méchant », le sociologue Frédéric de Coninck apporte « un éclairage sur ce que peut être l’attitude des chrétiens dans cette brutalité omniprésente ». Cependant, la violence de l’homme s’exerce aussi sur la nature. En retour, le dérèglement climatique commence à nous atteindre de plein fouet. Riche en biodiversité, l’Afrique est également menacée. A Bangui, animée par Rodolphe Gozegba, l’association A9, vient d’organiser un colloque sur l’environnement. Là, dans le mouvement de la culture africaine qui reconnait le don de la Création, un constat a pu s’opérer et des stratégies élaborées pour faire face à la menace
C’est bien dans tous les contextes qu’on attend des chrétiens qu’ils soient artisans de paix. Ainsi, dans une ville de la région parisienne, le maire adjoint, Pascal Colin promeut un dialogue interreligieux pacifiant. Si on charge les prisons de purger la violence de notre société, une violence qui bien souvent exprime une misère sociale, elles sont alors un lieu de tension et de désespoir. C’est donc aussi le lieu d’une attente de salut à tous égards. Aumônière dans une prison de femmes, Diane de Souza nous apporte un précieux témoignage. « Il arrive que la prison puisse être l’occasion, pour ceux qui n’ont été aimés par personne de découvrir la bienveillance, le pardon, l’Amour (de Dieu), la douceur, la communauté des frères et des sœurs. La lecture de la Bible ».
Dans la rubrique : Vie et spiritualité, dans la veine de Témoins qui, au long des années, permet l’expression de l’expérience chrétienne, Diane de Souza nous fait part de son histoire de vie, de son histoire de foi. Et dans cette même rubrique, nous accueillons aujourd’hui une contribution majeure : une interview par Pierre LeBel de Xavie Jean-Bourgeaud et Guillaume Tremblay, réalisateur du film : « Terre Promise ». Ce film poursuit l’exploration de leur recherche spirituelle à la suite de leur film précédent : « Va vers toi ». Si cette œuvre vient à la suite de : « L’Heureux naufrage » qui décrivait le sentiment ambigu laissé par l’effondrement de l’Institution catholique au Québec, elle regarde maintenant vers l’avenir et concerne toute la francophonie. Elle décrit un chemin et les ouvertures qui s’y manifestent. « Ce fut un moment surprenant pour moi un jour de penser que je pouvais voir d’un autre regard ma vie et de la voir extraordinaire et magique au lieu de triste et monotone », écrit Guillaume. Et Xavie nous exprime une espérance : « La Terre promise, c’est la possibilité, ici et maintenant, de construire aujourd’hui un monde habitable, une vie habitable…La liberté vient quand la lumière vient. Et la lumière vient quand on va vers nous. La Terre promise, est ce nous libéré ! ».
Des lumières dans la nuit ! A certains moments, cette nuit est bien sombre. Les lumières sont fragiles. Avec la grâce de Dieu, il y faut résister et persévérer. A d’autres moments, on y voit la voie lactée ou la promesse de l’aube. Cette News nous présente toute une gamme d’expériences. Par beau temps comme par mauvais temps, la lumière divine brille à travers nous (Matthieu 5. 13-16).
L’art de méditer, une collection des Éditions Émpreinte innovante





Jean Hassenforder : Comment est né ce projet?
David Gonzalez : « L’art de méditer », la nouvelle collection proposée aux Éditions Empreinte temps présent, est née de l’envie d’innover dans le domaine de l’édition, partagé avec Denis Guillaume. Nous avons travaillé durant un peu plus d’un an sur des anthologies de grands auteurs, à partir du désir commun de rejoindre une nouvelle génération de lecteurs, de plus en plus habituée aux textes courts des réseaux sociaux. Deux autres manuscrits, de Jean Hassenforder et de Bernard Lamy, nous ont été confiés pour ce projet. La collection remet au goût du jour des classiques du christianisme avec une approche novatrice.
JH : Quels sont les objectifs de cette collection?
DG : Ce sont les mêmes « objectifs » que ceux des éditions des Cent meilleurs poèmes de la langue française ou des Mauvaises pensées choisies de Nietzsch.
Dans chaque livre, vous trouverez un commentateur qui ne vous abandonne pas, qui vous équipe pour la journée, vous offre le petit noir du matin et la camomille du soir, un paquetage de campagne où il a glissé ce qui stimulera votre esprit, et tranquillisera votre âme.
Une terre promise

Barack Obama vient de publier le premier volume de ses mémoires : « Une Terre Promise » (1). La présentation qui en est donnée en page de couverture, mérite d’être rappelée ici : «Dans le premier volume de ses mémoires présidentielles, Barack Obama raconte l’histoire passionnante de son incroyable odyssée, celle d’un jeune homme en quête d’identité devenu dirigeant du monde libre, retraçant de manière personnelle son éducation politique et les moments emblématiques du premier mandat de sa présidence.
Obama nous invite à le suivre dans son incroyable voyage et ses premiers pas sur la scène politique à sa victoire décisive aux primaires de l’Iowa qui démontre le pouvoir de l’engagement citoyen, et jusqu’à la soirée historique du 4 novembre 2008 lorsqu’il fut élu quarante quatrième président des Etats-Unis devenant ainsi le premier afro-américain à accéder à la fonction suprême.
Itinéraire d’un sociologue des religions : Jean-Paul Willaime
Enseignement pour les chercheurs et éclairage pour tous
Jean-Paul Willaime est bien connu à de nombreux titres : sociologue des religions, universitaire, expert en connaissance du protestantisme et, à ce titre un conseiller écouté. Or, son autobiographie vient de paraitre sous la forme d’entretiens avec un collègue chercheur, Martin Meunier. Ce livre va retenir l’attention de la communauté scientifique, car, comme l’évoque le préfacier : « Jean-Paul Willaime a une place centrale dans le champs des sciences sociales des religions. Son statut même – il avait été directeur du groupe : Sociétés, Religions, Laïcités (GSLR) et président de la Société internationale de sociologie des religions (SISR) – imposait un retour sur son œuvre d’autant qu’elle était reçue désormais, ce qui n’est pas si fréquent pour un auteur français, par la communauté internationale » (p 9). Pouvoir suivre l’itinéraire d’un chercheur est toujours précieux. Car, en situant le contexte de son parcours, on comprend mieux les racines profondes de sa motivation et de son engagement, pourquoi et comment il a abordé telle ou telle question, en quoi il s’inscrit dans un tissu de relations, dans un courant de pensée. Et, parce qu’une telle rétrospective élargit en quelque sorte notre vision sur son œuvre. C’est bien le cas ici.
