Une question d’actualité vient de se poser ; le prochain vote d’un projet de loi en faveur de ‘l’aide à mourir’, nous interpelle en tant que chrétien mais aussi en tant qu’humain et citoyen conscients de l’importance du respect de la vie humaine dans notre société.
Un ami de Témoins, engagé dans la lutte contre l’irruption du suicide assisté, nous fait part de son témoignage :
« Nous avons mené ce combat à Nîmes pour interpeller les consciences. Nous étions une quinzaine l’an dernier et une petite centaine cette année. De nombreux soignants et de responsables de structures de santé, des intellectuels aussi se sont exprimés. Ils ont été entendus mais peu écoutés. Il y aurait beaucoup à dire. Pour ma part je retiens 4 scandales majeurs :
1) L’intitulé trompeur de cette loi (aide à mourir) revêtu du vernis de fraternité et de compassion. ‘Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde’ écrivait Camus.
2) La clause de conscience retirée a certains établissements de soins
3) Le manquement à la parole donnée des plus hautes autorités alors qu’elles affirmaient que ce projet ne constituerait en aucun cas un droit mais une exception.
4) Les motivations économiques non avouées car inavouables du projet de loi.
Ce vote est dangereux et injuste ; nous choisissons la vie ».
Yves Arnaud
PS : Les personnes confrontées à cette question devraient pouvoir choisir un service de soins palliatifs ; or ceux-ci sont absents dans de nombreux départements. Il y a donc là inégalité et contrainte.