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#Etape 2 : Comment se faire des amis ?

Le guide officieux pour ceux qui n’ont pas lu Dale Carnegie

Il y a des gens qui sont super doués pour se faire des amis…

Au collège puis au lycée, je distinguais deux catégories : ceux qui étaient amis avec tout le monde et ceux dont tout le monde voulait être l’ami.

Pour ma part, j’étais dans la 1 ère catégorie pour une raison toute simple : j’aimais fréquenter différents styles d’amis parce que je trouvais la diversité enrichissante. De plus, je suis, de nature, plus intéressé par le fait de pouvoir tisser des relations profondes. Mais quoi qu’il en soit, j’ai toujours été fasciné de comprendre comment on passe du stade de connaissance à pote, puis de potes à amis.

Dans cet article, vous allez découvrir :

Une question essentielle pour moi (et certainement pour vous)
Ce que nous recherchons tous inconsciemment dans nos séries préférés
Ce qui est encore plus important que d’avoir un bon feeling…
Les 4 premières étapes de l’amitié

Comment garder ses amis pour la vie ?

Ce sera l’objet d’un prochain article mais en attendant pour prolonger ce que je disais en deuxième partie de #l’étape 1, vous êtes, peut être comme moi, à un stade de votre vie où vous réalisez que les amitiés qui vous restent sont PRÉCIEUSES et seront probablement celles qui vous accompagneront pour le reste de votre vie. Pourtant, ce n’est pas si simple de résister au phénomène du DRIFT (l’éloignement naturel).

Lire la suite sur https://medium.com/48-étapes/etape-2-les-7-étapes-de-lamitié-1-2-73a2272e7135#.aer3p3lui

Pour une théologie en phase avec les questions de notre temps

Une conférence de Jürgen Moltmann à l’Institut Protestant de Théologie
(Paris, 20 octobre 2017)

Jürgen Moltmann a été invité à intervenir au colloque Georges Casalis : « Théologie, acte politique » organisé par l’Institut Protestant de Théologie à Paris le 20 et 21 octobre 2017, sur le thème : « Le futur de la théologie ». Rodolphe Gozegba est doctorant à l’Institut Protestant de Théologie et prépare une thèse à propos de Jürgen Moltmann. Il répond ici à quelques questions concernant la conférence donnée par Jürgen Moltmann, le vendredi soir 20 octobre 2017

1 Rodolphe, dans quel contexte et comment as-tu rencontré la pensée théologique de Jürgen Moltmann ?
La première fois que j’ai rencontré la pensée théologique de Moltmann, c’était dans un enseignement magistral lors de ma troisième année d’études à la Faculté de théologie évangélique de Bangui (FATEB). L’intérêt que j’ai porté à sa pensée tenait à la pertinence de celle-ci pour moi et pour mes collègues qui l’avaient également étudiée. Pour moi, lire une pensée théologique significative réconforte un esprit parfois désespéré. Et au moment où mon pays était ravagé par la guerre, où le patrimoine culturel était détruit où il ne restait plus rien, où le peuple centrafricain gémissait de douleur, j’ai approfondi son ouvrage : Le Dieu crucifié. La Croix du Christ, fondement et critique de la théologie (traduit par Bernard Faigneau-Julien, à Paris aux Éditions du Cerf, en 2012). J’y ai trouvé un message nouveau d’encouragement – en ce qui concerne l’intervention de Dieu dans la souffrance humaine. La Croix du Christ qui, pour Moltmann, représente les souffrances de l’humanité, met en évidence l’incommensurable amour de Dieu pour l’humain. A ce titre, « il faut aujourd’hui que l’Église et la théologie se souviennent du Christ crucifié pour montrer au monde sa liberté, si toutefois elles veulent être ce qu’elles prétendent être : l’Église du Christ et la théologie chrétienne » affirme Moltmann (DC p. 7). Ce qui compte, c’est le déploiement de sa pensée qui met en exergue le rapport entre la théologie et la société. Et cela correspond bien à mes aspirations spirituelles et intellectuelles, à mon positionnement biblique et théologique, et à mes convictions essentiellement pluralistes. Je m’implique dans la contextualisation de la pensée théologique de Moltmann aux réalités culturelles et géopolitiques particulières en Centrafrique.

2 Qu’est-ce qui t’a incité à t’engager dans un travail de thèse à ce sujet ?
Comme je l’ai dit dans ma précédente interview, je dois rappeler encore une fois que j’ai vécu une expérience similaire à Moltmann. Moltmann a connu la deuxième Guerre Mondiale. Dans son expérience si difficile, la découverte de Jésus-Christ dans l’évangile lui a rendu espoir. De même j’ai pu garder l’espérance dans le contexte centrafricain où le peuple est désespéré sans savoir pourquoi le désastre est arrivé. De ce point de vue, la pensée théologique de Moltmann m’apparaît comme source d’inspiration pour toute quête d’espérance. « L’espérance chrétienne n’est pas seulement une espérance pour l’éternité mais aussi une espérance messianique pour notre futur concret, une transcendance immanente […] Cette espérance messianique est un pouvoir de guérison contre le cynisme des puissants et l’apathie des impuissants ». « Avec cette foi nous serons capables de faire de ces montagnes de désespoir des pierres d’espérance » proclamait Martin Luther King en 1963. « Le Dieu de l’espérance est un Dieu qui vient, qui était, qui est et qui vient. Dieu n’est pas l’immuable éternel, n’est pas l’absolu détaché de tout qui était, qui est et qui sera, le même d’éternité en éternité, mais le Dieu qui façonne le futur du monde selon son heure et qui vient pour remplir les cieux et la terre de la vie divine, de la vérité divine et de la justesse divine » déclare Moltmann (Le futur de la théologie, p. 11). Ce qui m’intéresse dans la pensée de Moltmann, c’est le rapprochement de l’Eglise avec la société. Ce rapprochement m’incite à réfléchir en partant de l’hypothèse concernant le rôle et la place de la théologie dans la société. La pensée théologique de Moltmann me paraît bibliquement fondée et permet de prendre en compte la réalité des crises socio-politiques.

3 Tu as assisté et participé à la conférence donnée par Jürgen Moltmann le 20 octobre 2017 à l’Institut Protestant de théologie. Quelle a été l’orientation de son intervention ? Quelles en ont été les grandes lignes ?
J’ai été très marqué par la capacité de Moltmann de retracer l’évolution de la théologie du xxe siècle à nos jours. Avec une grande connaissance de l’histoire, il a su définir ce que représentent les tâches théologiques d’aujourd’hui. « A partir de 1960 environ, une théologie au visage tourné vers le monde a émergé, ainsi que l’a déclaré Johann Baptist Metz. Dans les dialogues entre christianisme et marxisme, nous avons développé une nouvelle théologie politique de l’Eglise […] La théologie de la libération, qui a commencé en 1971 en Amérique latine, a été plus efficace à travers le monde. Des théologies contextuelles ont poussé partout comme des champignons : la théologie noire, la théologie féministe, la théologie Minjung, la théologie Dalit, etc. Il s’agissait de participations théologiques à des mouvements politiques ou culturels destinées à amener des chrétiens dans ces mouvements avec l’espoir de christianiser ces mouvements… ». Par ailleurs, dans les régimes politiques où le peuple est asservi, Moltmann voit l’existence de dieux morts qui s’opposent au Dieu vivant. Cette position s’appui sur son expérience personnelle et notamment la période de sa jeunesse où il a beaucoup souffert sous le régime nazi. A partir de là, il a été capable de comprendre les méfaits de tous les pouvoirs d’oppression.

4 Qu’est ce que cette conférence t’a apporté de nouveau ?
La conférence de Moltmann à Paris m’a apporté 1) une réelle prise conscience sur les grandes questions que se posent les théologiens d’aujourd’hui : Comment dire Dieu dans un contexte de crises socio-politiques, comment prêcher l’Evangile dans une société plurielle ? Quel est le statut de l’Eglise par rapport à la société, par rapport à la politique et par rapport à d’autres religions ? 2) La conférence de Moltmann m’a aussi appris à vivre avec les autres puisque Dieu s’incarne pour habiter parmi les hommes. Cette conférence m’a confirmé dans la volonté de dépasser tout fanatisme religieux, d’accepter le dialogue avec d’autres convictions. 3) La conférence de Moltmann a également ajouté un chapitre nouveau sur une question qui ne figure pas actuellement dans ma recherche doctorale : le tournant écologique. Cette question est très présente dans la théologie de Moltmann, et j’estime nécessaire de l’aborder dans les années à venir.

5 A l’occasion de cette rencontre, comment as-tu vécu une relation nouvelle avec la personnalité de Jürgen Moltmann ?
J’ai le souvenir d’avoir rencontré un homme humble, calme, grandement inspiré, sage, joyeux et heureux. J’ai eu l’occasion de passer quelques minutes avec lui. Cette rencontre, unique, m’a communiqué quelque chose de sa personnalité. En lui, j’ai ressenti l’humilité dans son ouverture aux autres et à leurs différences malgré sa grande notoriété. Il avait également une attitude conviviale à l’égard des gens qui le saluaient. En lui, j’ai su que l’ouverture aux autres pouvait susciter une joie sans égal, et que s’accepter mutuellement au-delà de nos différences n’était ni un danger ni une menace, au contraire. Donc, ce qui a compté pour moi ce n’est pas seulement sa pensée théologique et son audience, mais tout ce qui, en lui, le rend profondément « humain ».

6 Comment cette conférence te paraît-elle répondre aux attentes des gens d’aujourd’hui ?
Moltmann fait d’abord un état des lieux détaillé de la conjoncture des sociétés européennes au xxe siècle : « Les nations européennes ont sacrifié leur jeunesse, alors qu’il y aurait eu des moyens de faire la paix […] aujourd’hui notre patriotisme ne s’applique plus à notre propre peuple, mais à la constitution démocratique, avec les droits de l’Homme comme droits fondamentaux pour tous les hommes. Le dieu de la patrie est pour moi un dieu mort, et les sacrifices sur les champs de bataille des Guerres Mondiales se sont faits en vain » (FT, p. 4). Ce rappel historique opère un lien entre ce qui s’est passé au xxe siècle et la période actuelle, mais permet aussi un élargissement de l’écoute dans des situations diverses : l’avenir des jeunes, la nécessité de faire la paix pour éviter les guerres, l’esprit patriotique, le respect de la démocratie, la considération des droits de l’Homme, la protection de l’environnement etc. Il me semble donc que la Bonne Nouvelle de cette conférence invite la théologie et l’Eglise à vivre dans la confiance et dans la stricte fidélité à leur mission ici-bas. Car pour Moltmann, la théologie doit, face au malheur, devant la désolation et le désespoir, chercher toujours à porter un message de résurrection et d’espérance. Moltmann précise : « Le christianisme doit passer d’une spiritualité gnostique traditionnelle – nous ne sommes que de passage sur terre, notre maison est au ciel – à la compréhension du fait que la terre est notre maison dans ce monde et également dans celui à venir. Parce que nous espérons une nouvelle terre sur laquelle la justice demeurera, nous sommes fidèles à la terre. » (FT. p. 7). La théologie et l’Eglise doivent prendre au sérieux « l’aujourd’hui », « le maintenant » pour avoir une société qui respecte les droits fondamentaux de l’Homme. Et tout cela, entraîne les chrétiens vers un au-delà qui leur est offert.

7 Comment cette conférence appelle-t-elle le monde chrétien à un regard nouveau ?
Moltmann s’est ouvert cœur et âme à son auditoire. Pour moi, ce qu’il a dit m’est apparu comme une somme de sa théologie, mais aussi de ses propres expériences. Et à mon sens, il n’a fait qu’encourager les théologiens chrétiens à exprimer avec conscience leur pensée théologique par rapport à toutes les sphères de la société. En rapprochant les théologiens de la société, Moltmann parvient à donner une signification à la place et au rôle de la théologie dans ce monde. Il illustre chacun des aspects de sa conférence par des exemples historiques et des expériences vécues pour justifier le rôle des théologiens dans la société. Moltmann réussit à dire nettement sa pensée puisqu’il reste critique face aux défis sociaux. Son analyse renvoie aux événements du xxe siècle en Allemagne, en Europe et en Amérique latine et tout ce qui en découle. Très souvent dans ce contexte, à plusieurs reprises, il est arrivé que la théologie n’assume pas ses responsabilités. Voilà pourquoi Moltmann insiste ici sur l’importance du travail théologique. Il encourage les théologiens chrétiens à faire preuve d’une responsabilité d’avant-garde dans la société. Avec confiance, Moltmann propose une démarche fondamentale, compréhensible, bibliquement fondée et pouvant être appliquée.

8 Quel était l’auditoire de cette conférence ? Comment a-t-il réagi ?
Je sais que de nombreuses personnes, théologiens, pasteurs protestants, prêtres catholiques, de nombreux enseignants des facultés de théologie en France, étudiants, mais aussi, bien sûr, des personnes qui s’intéressent à la théologie de Moltmann ; étaient présentes pour l’écouter. L’Institut protestant de Théologie, Paris a disposé deux salles (amphi et une grande salle connexe à l’amphi) pour accueillir les participants. Les deux salles étaient pleines. J’ai remarqué que les participants avaient manifestés un grand intérêt et posaient des questions pour mieux comprendre la théologie de Moltmann.

9 Comment perçois-tu la réception de la théologie de Moltmann aujourd’hui en France et dans l’univers francophone ?
De nombreux théologiens français ont étudié la théologie de Moltmann ou l’ont traduit de l’allemand en français. Parmi eux, Hubert Goudineau et Jean-Louis Souletie, Dominique Gonnet, Henri Blocher, Frédéric Chavel. Un point important : sur le Web également, il y a une abondante littérature concernant la théologie de Moltmann. Je peux mentionner ici les deux blogs : L’Esprit qui donne la vie et Vivre et Espérer qui cherchent à faire connaître la théologie de Moltmann au grand public. En outre, j’ai pu constater qu’il y a au Canada, en Suisse, en Belgique et en Afrique subsaharienne francophone un foisonnement d’études consacrées à Moltmann.

Abréviations
DC Dieu crucifié
FT Futur de la théologie (titre de la conférence de Moltmann)

Sur ce site, voir aussi : « Une théologie pour notre temps. L’autobiographie de Jürgen Moltmann » : http://www.temoins.com/une-theologie-pour-notre-temps-lautobiographie-de-juergen-moltmann/

  1. [1] https://www.temoins.com/mouvement-paix-centrafrique/

#Etape 1 : Comment les relations profondes transforment la vie?

Le choix qui détermine toute une vie.

 

…En matière de relations, c’est toujours du 50/50, on aimerait se convaincre que si la relation va mal, c’est de la faute de l’autre. Et même si ça peut être vrai,

il nous faut faire un choix sur ce que nous voulons vraiment pour nous et pour l’autre…

Deux décisions difficiles mais source de transformation :

1. Reconnaître qu’on aime mal…Non, franchement…on peut se le dire secrètement à l’oreille…personne ne nous entend…On est entre nous…C’est trop dur pour vous ?…Ok… alors je commence le premier : …je me rends compte que j’aime mal…Non…vraiment…Je suis malgré moi encore trop souvent insensible à la détresse de mes proches…d’ailleurs mes amis ne se privent pas de me le rappeler. Ils m’ont décernés la LICENCE avec mention bien du gars complètement à l’ouest. Bon… avec ma femme et mes enfants, c’est cursus accéléré, j’ai déjà le doctorat…A votre tour, et vous ? Oui, je sais vous allez me dire que vous faites au mieux “blabla bli blablabla et les trois petits chats”…et je n’en doute pas ! Mais ce n’est pas la question !Aimez-vous vos proches comme ils en ont besoin ?

2.Accepter qu’on a besoin d’apprendre à aimer. Je me rends compte que tant qu’on ne fait pas le choix d’aimer un peu plus l’autre, tant qu’on ne fait pas le choix d’arrêter d’investir son temps et son énergie à imaginer les pires scénarios…Nous restons dans la zone de la médiocrité relationnelle…L’expérience m’a montré que la relation pourri lentement jusqu’à devenir ennuyeuse puis malsaine voir conflictuelle…Tout cela parce que nous sommes passé à côté de l’opportunité de vivre des relations profondes et belles. Ces relations qui font grandir la bonté d’âme et nous révèle à nous même. Nous avons besoin d’apprendre à mieux aimer…Moi le premier et vous ensuite !

Ily a des relations sur lesquels nous ne pouvons pas jeter l’éponge et qui par ailleurs peuvent facilement être des tremplins pour un meilleur niveau d’intimité. Ces incubateurs de maturité et de bonheur ont comme moteur le conflit. Je veux dire par là le bon conflit celui qui nous apprend à être nous même en apprenant à accepter les autres. Ces relations qu’elle soit l’amitié, la parentalité, la conjugalité, selon comment on les vit, peuvent transformer notre vie…

L’amitié : le lieu on l’apprend à être soi

Friends

 

Généralement l’amour de la famille reçu est considéré comme acquis, comme normal. D’où parfois le ressenti exprimé des parents face à la période de l’enfance et de l’adolescent comme étant l’âge ingrat. Mon expérience personnelle et professionnelle (expérience d’éducateur auprès d’enfants et d’adolescents) me fait dire que c’est avec l’amitié que l’on apprend réellement à se décentrer… Car je constate que l’amitié dés l’enfance constitue le premier espace de TRANSFORMATION et de construction de l’identité. Avec mes amis, je peux être petit à petit la personne que je veux devenir. C’est avec les amis qu’on vit les moments de joie, de défis et d’expériences fortes qui nous poussent à rêver et à concrétiser ces rêves. C’est aussi avec eux qu’on partage les moments de questionnements, de doutes et de grands choix.

Je me suis rendu compte avec mon fils que c’est vrai dès la maternelle. Je suis bluffé de voir comment il apprend par les frictions avec les autres enfants de son âge à réaliser que, l’amitié, c’est aussi se rendre attentif à l’autre.

Arrivés à la trentaine… Quels sont les amis qui nous restent ? Avec qui on a gardé contact ? Et lorsqu’on a su garder le contact, est-ce qu’on ressent toujours cette excitation, ce sentiment d’AVENTURE qu’on avait enfant ? Est-ce qu’on s’amuse toujours autant ? Est-ce que l’alchimie est toujours là ?

Dans mes prochains articles, j’aborderai justement ce que cela implique de garder ses amis les plus proches comme compagnons de vie. On parlera de ce que veut dire :

“Approfondir une amitié pour qu’elle soit une source de croissance et contribue à faire émerger qui l’on est réellement. ”

On évoquera les éléments clés d’une amitié qui dure et qui peut FAIRE GRANDIR réciproquement. Dans le prochain article, #l’étape 2, j’aborderai “les 7 étapes de l’amitié”.

 

La conjugalité : Un couple, ça se construit

Un gars, une fille

Le second lieu de transformation est la relation de COUPLE. Une fois le fantasme abandonné, la passion amoureuse calmée, la fusion consumée, on est face à un choix : celui de la scission ou celui, moins fréquent, de prendre le chemin des couples heureux qui RÉALISENT qu’apprendre à s’accepter, à trouver dans les différences de l’autre des forces est une affaire de VOLONTÉ plus que de sentiments. Là encore, il y en aurait des choses à dire. C’est extraordinaire, exceptionnel de rester avec la personne que l’on a choisi, et de continuer à l’aimer et d’APPROFONDIR l’intimité ! Et en même temps… c’est quand même compliqué cette affaire !! On n’a pas été formés pour comprendre le mode de pensée et les besoins affectifs féminins ou masculins… Lors de la livraison du produit, où sont passés le mode d’emploi et les tutoriels ?!!Nan mais sérieux ?!!

Onpeut se sentir démunis et impuissants mais… entre se séparer ou se subir, il y a quand même une troisième voie. Pour la trouver il faut par contre se retrousser les manches et éviter d’attendre que la situation ne génère une trop grande souffrance et qu’on soit dans la phase de désespérance absolue…

“On recherche tous un amour vrai, profond et complice qui nous engage dans la même direction et qui nous permette d’être un couple INTERDÉPENDANT.”

Devenir un couple heureux est un sacré challenge et nous avons tous besoin d’aide…

Lire la suite sur le blog de Charly Mootien https://medium.com/48-étapes/etape-1-le-plus-grand-facteur-de-transformation-personnelle-2-2-2d96ff26f0c7

 

Les enfants ouvrent les portes du Royaume

Les enfants, portiers du royaumeReconnaître une spiritualité propre à l’enfant, c’est croire que Dieu se révèle aussi par lui, d’une manière toute particulière. Ainsi reconnu comme une personne déjà en relation avec Dieu, il peut évangéliser à sa manière. Il enseigne et catéchise à son tour. Vue sous cet angle, la place de l’enfant dans la catéchèse change, mais c’est surtout la posture de l’adulte qui se trouve changée. Certaines pratiques catéchétiques, comme Godly Play®, une approche catéchétique créé par Jerome W. Berryman, mettent particulièrement en évidence que l’enfant n’est plus uniquement considéré comme quelqu’un à qui on doit tout enseigner.

A l’écoute de la Parole

Les séances Godly Play®, peuvent particulièrement bien soutenir la spiritualité des enfants. Tous sont en cercle et commencent par entendre une histoire. La Parole de Dieu est transmise sur un support, du sable ou une feutrine, et le narrateur déplace des figurines en bois ainsi que d’autres objets. Son attitude est fondamentale pour que cette Parole soit le centre de l’attention et qu’elle résonne en chacun. Le rythme lent du récit et des gestes, le silence, offrent un espace à l’imagination. Les enfants vont ensuite réagir au moment des questions d’émerveillement. Avec elles, ils vont pouvoir faire des aller-retours entre leur vie et ce qu’ils viennent d’entendre.
Dans les séances Godly Play®, le regard sur « l’enfant théologien » met en évidence une véritable source d’évangélisation. La foi, l’émerveillement, le questionnement sont signes de la présence de Dieu. La joie et le plaisir partagés provoquent un élan pour lui rendre grâce. La Parole est mise en résonance avec d’autres paroles et nourrit la réflexion pour sa propre vie.
Les enfants écoutent attentivement la Parole de Dieu, sont touchés par elle et y prennent goût. Ils se réjouissent de venir, de revenir, et emmènent parfois leurs amis. Les histoires bibliques accompagnées du questionnement les renvoient à leur propre vie, leurs propres expériences, les liens se font naturellement ou avec l’aide du narrateur. Les enfants apprennent à exprimer leur pensée, à trouver les mots justes pour être compris. Parce que leur parole est bien accueillie, ils comprennent qu’elle est importante à donner, et qu’elle a de la valeur. Ils n’hésitent pas à s’exprimer, librement. Les enfants ne sont pas évalués quant à leurs connaissances. Ils savent qu’ils peuvent risquer une parole sincère ou approximative car il leur est reconnu le droit à un apprentissage par tâtonnement par le biais du langage religieux. Cette sécurité contribue à créer les conditions de la confiance. Leur développement religieux s’effectue ainsi dans un espace de liberté, ludique et pédagogique à la fois, un lieu qui leur est réservé. Ce qui se passe là est différent, merveilleux, ils découvrent ce que peut être un « espace sacré ». Ils s’y sentent en sécurité, avec la famille de Dieu. Ils font l’expérience de la communauté, qui sont les amis présents avec eux ; et aussi de la communauté des saints par la proximité des personnages bibliques. Ils leur deviennent familiers en entendant leurs histoires, mais aussi parce que les objets avec lesquels elles sont racontées sont toujours là. Les enfants s’initient aussi au langage religieux. Godly Play® fait le choix du langage hérité de la tradition chrétienne. Ce langage se décline sur quatre registres : celui des récits bibliques, celui des paraboles, celui des actions liturgiques et celui du silence. Le lien avec le temps ecclésial est souligné par le jeu des couleurs (blanc, rouge, vert, violet…). Ces formes de langage font écho à la vie communautaire et particulièrement cultuelle, d’autant plus que la séance est comme une réplique d’une célébration (accueil, liturgie de la parole, liturgie eucharistique, prière, envoi, bénédiction…). Par la prière partagée tous ensemble, les enfants parlent à Dieu, ou à Jésus et entendent les autres parler à Dieu ou à Jésus. Parfois, ils ne disent rien, mais aiment à fermer les yeux pour se recueillir.

L’Esprit à l’œuvre

Les narrateurs, par l’apprentissage des textes par cœur, connaissent mieux et se nourrissent de la Parole. Ils voient leurs représentations de Dieu évoluer. Les enfants leur apportent des éléments qui vont déclencher leur réflexion. Ils peuvent observer l’Esprit Saint à l’œuvre, en eux et dans les enfants. Eux aussi retrouvent goût à transmettre leur foi dans ce contexte. Ce sont des témoins importants car l’amour de Dieu passe à travers eux, leur comportement respectueux, leur écoute, leur amitié. Lorsque les enfants les saluent pour dire au revoir, ils leurs donnent une parole de bénédiction, comme Jésus qui aimait bénir les enfants. La relation au Christ du narrateur peut s’entendre dans la manière d’habiter le récit raconté, l’émotion qui est partagée. Leur comportement respectueux vis-à-vis des enfants, mais aussi du lieu et du matériel, montre implicitement leur importance.
La structure de la catéchèse se trouve elle-même « évangélisée », c’est-à-dire qu’elle se trouve transformée. Elle quitte l’efficacité pour laisser la place à la rencontre dans des expériences. Godly Play privilégie le statut de l’imaginaire par rapport à celui de la raison. Il ne donne pas un contenu à la foi (ce qu’il faut croire) mais réunit les moyens nécessaires à dire sa foi, c’est-à-dire à approcher par le langage le mystère de la présence de Dieu dans la vie des enfants. Il est en outre important de partager régulièrement ce qui est vécu dans des discussions collectives pour toujours mieux s’ajuster. Avec l’équipe qui a été formée à ce concept, nous vivons des « cercles de narrateurs » c’est-à-dire que nous nous montrons les histoires Godly Play® les uns aux autres, apportant nos questions ou nos difficultés. Ces échanges sont motivants, enthousiasmants, et nous apprenons beaucoup en voyant différentes manières de raconter ou de déplacer les objets. Chaque geste compte pour s’approcher du mystère, l’appréhender d’une nouvelle façon. Ce concept porte une incontestable dimension œcuménique, et la collaboration harmonieuse au sein de l’équipe du Centre Œcuménique de Catéchèse à Genève le montre bien.
Les effets de l’évangélisation sont réciproques, agissant aussi bien sur les enfants que sur le pédagogue religieux ; et d’une certaine manière, l’approche religieuse Godly Play® « évangélise » aussi l’éducation chrétienne.

Bribes de partages

Une écoute attentive et une relecture d’échanges vécus au sein de rencontres catéchétiques confirment que les enfants sont de petits théologiens en herbe, et que par leurs interrogations, les réponses qu’ils apportent d’eux-mêmes, ils ouvrent les portes d’un monde dans lequel nous sommes tous invités à entrer avec une âme d’enfant, ils permettent « le passage » dans le Royaume de Dieu…
Avec mon expérience dans Godly Play®, je remarque que donner la parole permet aux enfants d’avoir confiance en eux et de croire que leur parole vaut la peine d’être dite. Parce que c’est leur parole, et qu’elle exprime ce qu’ils pensent, cela justifie qu’ils puissent la dire. Le « temps d’émerveillement » donne cette occasion et je m’émerveille avec eux non seulement de l’histoire que nous venons d’entendre mais aussi de leurs réponses.
J’ai été particulièrement frappée par la prise de parole d’un garçon d’environ neuf ans, et de la liberté avec laquelle il s’est exprimé.
C’était en février 2014, et j’avais raconté la Parabole du Bon Samaritain. A la dernière question Je me demande ce qui se passerait si c’était un enfant qui trouvait le blessé ? Nous avons eu diverses réponses, suivies de ma reformulation :
– « Il va chercher l’ambulance. » …
– « Il va l’aider. » ….
– « Il continue son chemin. » … Cette réponse, différente des autres, attire mon attention. Je reformule « Il continue son chemin ? » et cela emmène l’enfant à continuer :
– « Oui, car il a peur. »
Ce garçonnet a osé exprimer cela, alors que les autres réponses parlaient du prochain qui avait secouru le blessé, et qui avait en quelque sorte le beau rôle. Il s’est senti libre de dire son sentiment à haute voix. Sa réaction ayant été accueillie de la même manière que les autres, tous dans le cercle l’ont acceptée sans la juger. Il avait ouvert une nouvelle voie, celle d’avoir le droit d’avoir peur. Cela a été un moment très fort. J’ai conclu en redisant que dans une telle situation, un enfant pourrait aller chercher de l’aide, une ambulance, et qu’il pourrait aussi avoir peur et continuer son chemin. Toutes les paroles étaient également valables, chacun avait le droit de réagir à sa façon, et ils l’ont fait !

Avec le récit de la Création, les enfants me renvoient aussi des occasions de réfléchir :
A la question Je me demande si on peut enlever un jour sans que cela change quelque chose ? un enfant répond : « non, si on enlève un jour, il faut changer tout le reste… »
Intuitivement, il a compris que tout se tient, que la Création comporte intrinsèquement une cohérence, que si on y touche, elle est profondément perturbée. Les alertes écologiques en témoignent aujourd’hui. Avec la création, Dieu nous a fait don d’un cadeau mais nous ne pouvons pas en faire n’importe quoi.
Un autre enfant relève :
« Si on enlève le jour du repos, on ne peut plus se souvenir… le jour du repos, il est là pour se souvenir… »
S’arrêter pour se souvenir, avoir un jour qui permette de regarder en arrière, pour voir les belles choses accomplies, l’enfant nous dit avec ses mots que nous devons garder ce temps. L’enfant vit intensément le moment présent, mais il aime entendre son père ou sa mère, ou une grand-mère, raconter les souvenirs du passé. Cela lui dit d’où il vient, l’enracine, lui donne un sens. Pour cela, il est important de prendre du temps, de calmer le rythme effréné de la vie quotidienne, d’avoir un jour de repos.

Une des séances qui m’a le plus étonnée et émerveillée est celle où j’ai raconté « La parabole des paraboles » pour la première fois. La présentation propose un alignement de boîtes gigognes.
Lorsque je l’apprenais, j’étais surprise déjà par le contenu de cette histoire, j’avais de la peine à y entrer, à répondre moi-même aux questions d’émerveillement !
Lors de la rencontre avec les enfants, le temps d’émerveillement a particulièrement été fructueux pour moi :
A la question je me demande si vous vous êtes déjà approchés de l’intérieur d’une parabole ? J’attendais qu’ils me répondent oui, dans telle ou telle parabole des boîtes dorées (qui contiennent les paraboles de Jésus). Mais j’ai été surprise quand un enfant qui venait d’être baptisé à 10 ans a répondu :
– « dans la prière » puis « au moment de mon baptême »
Sur le moment, j’ai accueilli ce qui s’est dit, écouté un autre enfant, continué la séance. Mais ensuite, une fois rentrée à la maison, j’y ai repensé et face aux réponses ci-dessus, je me suis sentie dans une situation où je devais choisir comment « entendre » ces réponses :
Est-ce que je considérais que cet enfant, ne sachant pas quoi répondre avait dit ce qui se rapporte au « catéchisme » ? la prière, le baptême… des réponses « bateau » en quelque sorte.
Ou je faisais confiance à sa parole, à sa spiritualité et me laissais interpeler par ses réponses ?
J’ai choisi la deuxième option et me suis demandé ce que moi je trouve à l’intérieur d’une parabole : le Royaume de Dieu… et à quel moment s’approche-t-on du Royaume de Dieu sinon dans la prière et le baptême !? L’enfant a répondu simplement et intuitivement, mais il a aussi exprimé à sa manière une expérience spirituelle forte qu’il a vécue au moment de son baptême. J’ai été émerveillée ainsi après coup.
A la question Je me demande ce que voyez-vous lorsque les boîtes sont toutes alignées ? une question que je trouvais très difficile !… Les enfants ont répondu assez vite et spontanément :
– « l’évolution de l’Eglise »
– « l’évolution de la vie »
– « la jeunesse » comme je n’ai pas compris ce que l’enfant voulait dire, il a précisé « quand on grandit »
– « l’évolution de la parabole, elle grandit de plus en plus et elle va remplir toute la pièce »
Là je me suis émerveillée sur le moment-même ! Et je leur ai dit que je trouvais leurs réponses très intéressantes ! Ils m’ont totalement éblouie, je me suis sentie évangélisée par eux particulièrement ce jour-là.

S’ajuster sans cesse

En tant que narratrice, l’apprentissage des textes par cœur me permet de mieux connaître et de me nourrir de la Parole. Mais la pratique de Godly Play® m’aide surtout à changer mon regard sur les enfants, pas seulement en théorie mais aussi dans la pratique ! Même si j’adhère totalement à cette vision de l’enfant, que je lui fais confiance, je me surprends dans des moments où j’ai de vieux réflexes qui ressortent et me retrouve dans des situations cocasses :
Un jour, lors d’une séance, je proposai aux enfants une prière du Notre Père gestuée et chantée. Nous étions en cercle et j’avais mis la Lumière du Christ au centre en disant qu’il était là, parmi nous. Une petite fille me dit avec un doigt dirigé vers le haut : « Lui il est là-haut ». Cette petite phrase m’a énervée car je venais de dire qu’Il était au milieu de nous… et je n’aimais pas cette représentation de Dieu qui était induite (pour moi) là-haut, lointain, sur un nuage… Mais je n’ai pas exprimé mon agacement et j’allais continuer pour commencer la prière quand je me suis dit « elle m’a interpelé, j’ai quand même dû avoir l’air étonné, je ne peux pas la laisser comme ça ». Alors j’ai reformulé « Là-haut ? » et elle répond « Oui, dans le ciel ». Voilà qui confirmait encore mon agacement, alors j’ai dit « Oui, il est là-haut et il est aussi ici parmi nous ». J’avais besoin de redire et d’insister… Nous avons ensuite chanté la prière du Notre Père qui commence par « Notre Père qui es aux cieux… » en levant les bras au ciel. Chaque fois que je raconte cette histoire, nous rions beaucoup. Mais heureusement que je n’avais pas dit à la fillette, « non tu te trompes, il n’est pas là-haut, il est au milieu de nous » ! Non seulement elle avait raison, mais je risquais de provoquer des troubles en elle, dans sa foi, en lui faisant entendre deux choses contradictoires. Je me suis rendue compte que je me trouve dans une constante conversion et à quel point les enfants m’aident.

Avec Godly Play®, j’adhère totalement à cette phrase de Sofia Cavalletti qui parle du catéchète : il sent « passer parfois dans son travail une force qu’il perçoit clairement comme ne lui appartenant pas, un souffle imperceptible nous prévenant que l’Esprit Saint – et non pas nous – travaille dans les cœurs. »
Ecouter les enfants dans un esprit de bénédiction, c’est reconnaître ce qui est bon dans ce qu’ils disent. Même si cela met sens dessus-dessous nos manières de penser, laissons-les nous ouvrir les portes du Royaume.

Caroline Baertschi-Lopez

Caroline Baertschi-Lopez est l’auteur d’un livre à partir duquel cet article a été écrit et à paraître prochainement :
BAERTSCHI-LOPEZ, Caroline, Les enfants, portiers du Royaume. Accueillir leur spiritualité, éditions Cabédita, octobre 2017.

CAVALLETTI, Sofia, Le potentiel religieux de l’enfant, Desclée De Brouwer, Langres, 2007, p.127.

Pour en savoir plus sur Godly Play® : http://godlyplay.ch
Ou téléchargez le dépliant de l’association Godly Play Suisse Romande ci-dessous

Sur ce site, voir aussi :

Découvrir la spiritualité des enfants. Un signe des temps ?

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La vie spirituelle comme une conscience relationnelle. Une recherche de David Hay sur la spiritualité d’aujourd’hui.

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L’enfant est un être spirituel. Une prise de conscience révolutionnaire.

L’enfant est un être spirituel

Etape 0 : Ce que j’ai réalisé arrivé à la trentaine

Article Témoins - Vie et spiritualitéEt tout ce qu’on ne m’avait pas dit sur la Vie…

Deux déclics m’ont conduit à lancer cette série articles !

Et de 1…Je suis…

Charly (pour de vrai…;-), ce 30 juillet, j’ai fêté mes 34 ans ! Et j’ai comme la sensation que la vie passe très, très vite !! Pas un jour ne passe sans que mes deux garçons Abel (5 ans 1/2) et Nathan (21 mois) me le rappellent.

Depuis mes 30 ans, je sens que j’entre dans une nouvelle phase de ma vie : un carrefour, un instant. Je réalise qu’il est temps de savoir ce que je veux construire, ce dans quoi je veux investir…ce que je veux laisser derrière moi.

Et de 2…Je croise

…pas mal d’amis du collège et du lycée, voir même de l’école primaire… Et c’est assez drôle…Chaque rencontre me donne cette vague impression de RETOUR VERS LE FUTUR : un flashback où je me revois avec mon ami en “mini nous” en train de courir dans les couloirs de notre école primaire — au Noyer Doré à Antony — en mode “chasse à l’homme” ou encore en train d’attendre mes amis à la sortie du collège Anne Franck.

Sauf qu’AUJOURD’HUI, quand je les vois, ce sont les mêmes sans vraiment l’être… — avec un peu plus de barbe, de muscles (=de brioche), un peu moins de cheveux ;-p et parfois des bambins (d’autres “minis nous”) qui tiennent leurs jambes… Du coup, on se fait un SUPER update depuis qu’on s’est quitté… Tout y passe : études, boulot, statut sentimental et familial…

Mais en réalité, j’aimerais plutôt leur parler d’autre chose, notamment tout ce que j’ai découvert sur la VIE en tant que MARI et PÈRE… J’ai envie de leur poser des questions ! Un peu comme à l’époque quand on était en classe et qu’il y avait une interro surprise (mais qui ne l’était pas) j’ai envie de leur demander… “Tu savais que ça serait comme ça… la VIE ?…Non…parce que moi…”

Personne ne m’avait dit…

…PERSONNE ne m’avait dit qu’être parent serait certainement l’une des étapes les plus EXCITANTES de ma vie. PERSONNE ne m’avait dit qu’avec la venue de notre premier enfant venait l’une des plus grandes joies de la vie et en même temps l’une des plus grandes sources d’inquiétudes ! PERSONNE ne m’avait dit que la vie de couple serait une telle source de bonheur et de frustration ! Tantôt un paradis en tenue d’Adam et Eve, tantôt une prison de laquelle, comme Michael Scofield, on essayerait de s’évader. PERSONNE ne m’avait dit que découvrir qui l’on est vraiment au fond de soi prenait du temps et qu’à 30 ans, ben…c’est pas fini. Alors quand je revois ces amis et…

…qui me posent la fameuse question à 1 millions d’euros… La question qui m’aurait rapporté gros si on me payait à chaque fois que j’y répondais …

Alors qu’est-ce que tu deviens ?

Je me lance dans la litanie classique en balayant les différents secteurs de ma vie. A croire que la vie se résume à : avoir un diplôme, trouver un job, trouver quelqu’un avec qui construire sa vie, avoir des enfants — puis attendre impatiemment les vacances pour ensuite attendre impatiemment la retraite…

“La vie est bien PLUS qu’une succession d’étapes à cocher !”

Est-ce qu’on a la bonne perspective sur la Vie ?

Une belle AVENTURE ? Une chance unique ? Une PRISON ? Il est vrai que parfois nous avons le sentiment de ne pas avoir choisi son bonheur… à commencer par ses études. Combien d’amis me disent, arrivés à la trentaine, qu’ils veulent changer de job pour se retrouver… Une amie du lycée me confiait :

“Charly, je suis bien payé et j’ai une bonne situation mais qu’est-ce que je me fais Ch…er au boulot. J’aurais plutôt dû faire des études de psychologie.”

J’apprends que d’autres amis veulent refaire leur vie après avoir passé plus de 5–7 ans avec la même personne… C’est dur… Et en même temps…

“On ne peut pas passer notre vie à vouloir de manière obsessionnelle éviter son malheur quand le vrai enjeu est de construire son bonheur.”

Le sens de la vie pour moi… c’est ce quelque-chose qui comme l’oxygène me donne l’indispensable pour avancer dans la vie …me permet de vivre au mieux chaque jour que Dieu fait…cette perspective quotidienne…qu’on est sur terre pour…

….“AIMER et ÊTRE aimé”…

On peut avoir chacun sa définition du bonheur et sa vision de la réussite… Pourtant, on ne peut pas chercher à être HEUREUX sans saisir que c’est impossible sans aimer et être aimer.

Et quand j’observe la société dans laquelle nous évoluons, et là je parle bien de la société française, je suis d’abord surpris mais surtout déçu par le tabou qui règne autour de cette thématique essentielle… comme si personne ne veut répondre par l’affirmative à la question…

Les RELATIONS ces espaces catalyseurs d’amour

A nous choisir ! L’amour échangé dans les relations qui comptent vraiment pour nous sont des espaces catalyseurs de changement pour notre propre évolution personnelle. Est-ce qu’on profite de cette école de la VIE ? Est-ce qu’on apprend à mieux aimer et à mieux s’aimer ?

Notamment dans l’AMITIÉ, avec ceux qui ont partagé nos expériences les plus fortes, la CONJUGALITÉ, où l’on choisit la personne qu’on aimerait voir partager le reste de notre vie, la PARENTALITÉ, où la relation avec nos enfants est certainement celle qui nous décentre le plus de nous mêmes ! C’est l’amour en 3D !Pour ma part ma femme et mes enfants me le rappellent mais également mes amis et mes proches.

Article Témoins - Vie et spiritualitéCe sont ces relations les plus importantes pour nous au travers desquelles on reçoit et on donne de l’amour. Or, ces relations ne sont pas toujours évidentes. Elles nous mettent face à de nombreux défis et engendrent des conflits. Ces derniers sont moteurs de CHANGEMENTS qui nous rapprochent ou nous éloignent des êtres aimés. Ces relations peuvent être subies, un peu comme à l’image de l’oignon qui nous fait pleurer à chaque fois qu’on retire une couche et qu’on se rapproche du cœur ou au contraire, à l’image du chercheur d’or :

Quel chercheur d’or a déjà trouvé son trésor à la surface, il sait déjà qu’il devra creuser et retirer de la terre et des rochers pour trouver l’or, ce minerai précieux.

En chacun réside un trésor, et comme tout trésor il faut accepter cette évidence : un trésor ne se trouve pas à la surface, il faut toujours creuser un minimum pour le trouver.

Il est très tentant dans chacune de ces relations de baisser les bras après tant de déceptions et d’investissement personnel. Alors que nous nous apprêtons à baisser les bras un peu comme sur l’image ci dessus, il suffit parfois d’un petit coup de pouce pour aller jusqu’au bout et vivre pleinement la transformation dont nous avons besoin pour mieux aimer et profiter pleinement des relations qui comptent vraiment pour nous. Découvrez samedi prochain ma proposition pour aller de l’avant dans ce challenge auquel nous sommes tous confrontés !

 

La paix, ça s’apprend ! C’est possible !

Thomas D’ANSEMBOURG  “La Paix ça s’apprend !”

La paix- Vie et SpiritualitéNos sociétés sont traversées par des poussées de violence. Il y a là des phénomènes complexes qui peuvent être analysés en termes sociaux, économiques, culturels, politiques, mais également dans une dimension psychosociale, un regard sur les comportements. En dehors même de ces épisodes, dans la vie ordinaire, nous pouvons percevoir et éprouver des manifestations d’agressivité. A une autre échelle, au cours de l’histoire, nous savons combien la guerre a été un fléau dévastateur (1). Ainsi, affirmer la paix aujourd’hui, c’est garder la mémoire du malheur passé pour empêcher son retour, mais c’est aussi effectuer un pas de plus : réduire les sources de violence, pacifier les comportements.

Psychothérapeute, engagé depuis des années dans une campagne pour le développement de la personne, auteur de plusieurs livres, animateur d’un site (2), Thomas d’Ansembourg milite pour répandre des pratiques de paix. Dans cette interview en vidéo à la Radio Télévision Belge Francophone (3), il explique pourquoi il vient d’écrire un nouveau livre en ce sens : « La paix, ça s’apprend. Guérir de la violence et du terrorisme » (4). « Nous avons réagi, David (le co-auteur) et moi à l’attentat du Bataclan, vite relayé par l’attentat de Bruxelles. Nous avons réalisé qu’on ne peut se contenter de mesures de sécurité (renforcement de frontières et traitement de symptômes). Il nous est apparu que le terrorisme est un épiphénomène d’un malaise extrêmement profond de la société et qu’il était intéressant de voir ce qui génère un tel malaise. Dans nos pratiques, lui comme historien et moi comme accompagnant de personnes, nous avons réalisé que la paix, c’est une discipline. Cela ne tombe pas du ciel. C’est une rigueur, c’est un exercice. Cela demande un engagement, de la détermination et du temps, et, petit à petit, on atteint des états de paix qui deviennent de plus en plus contagieux. Et cela devrait s’apprendre, depuis la maternelle, dans toutes les écoles. Tel est le propos de ce livre. C’est de faire savoir. Mettons en place des processus pour pouvoir éduquer des populations à se pacifier ».

Pour une pacification intérieure

« Depuis près de vingt-cinq ans que j’accompagne des personnes dans la quête de sens et la pacification intérieure, j’ai acquis cette confiance que la violence n’est pas l’expression de notre nature. C’est parce que notre nature est violentée que nous pouvons être violents. Quand mon espace n’est pas respecté, je puis être agressif. Quand mon besoin d’être compris et écouté, n’est pas nourri et respecté, je puis être agressif. Et il en va de même lorsque des besoins importants ne sont pas respectés. D’où l’importance d’apprendre à respecter notre nature et donc de la connaître ». Ainsi « apprendre la connaissance de soi dès l’école maternelle nous paraît absolument essentiel aujourd’hui. Jusqu’ici, cela me semblait un enjeu de santé publique, mais aujourd’hui cela me paraît aussi un enjeu de sécurité publique. Tout citoyen qui va à l’école a besoin d’apprendre qui il est, qu’est-ce qui le met en joie… mais aussi qu’est-ce qui le chagrine, qu’est-ce qui le met en colère. Il est bon de comprendre ce qui vous met en rage avant de faire exploser sa rage à la tête des autres. On a largement dépassé la notion de développement personnel. Il y a là un enjeu de santé publique. La plupart de nos gouvernants ne savent pas tout cela, ne connaissent même pas les outils correspondants et la plupart des médias dédaignent cette approche en la considérant comme du « bisounours » alors que ces outils sont des clés pour le vivre ensemble ».

Des outils pour le vivre ensemble

La paix peut s’apprendre à travers des outils. Thomas d’Ansembourg n’a pas souhaité réaliser un inventaire de tous les outils. Dans ce livre, il nous en présente trois qui sont particulièrement efficaces.

« La Pleine conscience » est une approche de méditation qui se dégage des rituels religieux traditionnels et qui peut être vécue d’une façon laïque et d’une manière spirituelle si on le souhaite. Elle permet de trouver un espace de fécondité, de créativité, d’alignement qui est très bénéfique pour le vivre ensemble ».

Thomas d’Ansembourg nous parle également de la communication non violente, une approche « qu’il enseigne depuis des années et qui est proposée dans de nombreux milieux depuis des classes maternelles jusqu’à des prisons en passant par des cockpits d’avion… C’est une approche pratico-pratique pour mieux vivre les relations humaines, dépasser les conflits, les querelles d’égo ».

Il y a une troisième pratique, celle de la bienveillance.

« Il y a plusieurs aspects de la bienveillance : accueillir l’autre tel qu’il est et non tel que je voudrais qu’il soit, être ouvert à son attitude et à sa différence, être disponible à une remise en question par son attitude. Cela demande de l’humilité, peut-être du courage. Et puis, il y a cette attitude positive de prendre soin, bien veiller sur l’autre, l’encourager dans son développement qui n’est pas forcément celui que j’aurais aimé avoir pour lui. Je pense par exemple à notre attitude avec les enfants, ne pas projeter sur eux nos attentes. Cela demande du travail sur soi. Ce n’est pas ingénu. Cela requiert une hygiène de conscience pour remettre en question nos projections, nos attentes, nos préjugés, des idées toutes faites, pour ouvrir notre cœur.

Le monde se transforme à vive allure. « Nous assistons à un métissage incroyable de la planète, de grands exodes en fonction du réchauffement climatique. C’est plus urgent d’apprendre à vivre ensemble, et pour cela, d’avoir des clés de connaissances de soi pour avoir une bonne estime de soi et une capacité d’accueillir la différence, des clés d’ouverture à l’autre et la cohabitation. Cela ne tombe pas du ciel. On voit bien qu’il y a des tentatives de repli et de méfiance. Ce n’est pas comme cela que nous allons grandir ensemble. Nous avons besoin d’approches pour vivre ensemble. On n’en trouve pas encore dans nos pratiques scolaires, ni même dans nos pratiques religieuses. Il y a de belles idées , mais cela appelle une pratique. Comment est-ce qu’on vit quand on est plein de rage et de colère ? On a besoin d’apprendre à vivre la rage et la colère pour la transformer. Grâce à la communication non violente, j’ai appris à faire des colères non violentes, à exprimer ma colère sans agressivité. Ce sont des apprentissages que l’on peut faire ».

Promouvoir la paix

Thomas d’Ansembourg porte une dynamique et il l’envisage sur différents registres. Ainsi peut-il souhaiter la création d’un ministère de la paix avec un budget, des formations, de la recherche scientifique en neurosciences, en relations humaines.

Et au plan de la transformation des relations quotidiennes, il a conscience de la puissance des outils existants. « Je sais que ces outils transforment la vie des gens. Je rencontre des personnes dont la vie a pivoté parce qu’ils ont appris à savoir qui ils sont, qu’est ce qui fait sens pour eux… ». Ainsi, « il y a des processus, il y a des clés efficaces. J’aimerais qu’ils soient fournis au grand public. Nous assistons à tellement de détresses dans notre société : solitudes, addictions, divorces douloureux, dépendances… Des outils magnifiques existent. Ne pas les faire connaître est une sorte de non assistance à personne en danger ».

Au milieu des drames de l’histoire, l’inspiration de la non violence apparaît comme un fil ténu, mais solide avec des moments de lumière qui sont entrés dans notre mémoire collective depuis les premières communautés chrétiennes jusqu’à  Gandhi et Martin Luther King.

Aujourd’hui, le mouvement pour la paix peut s’appuyer sur de nouvelles méthodes où s’allient une orientation d’esprit et des approches nourries par la psychologie, une conscience renouvelée du corps et les neurosciences. Ainsi, face aux routines traditionnelles, une motivation nouvelle peut apparaître en s’appuyant  sur l’efficacité démultipliée de  nouvelles méthodes. Dans ce livre et dans cette interview, Thomas d’Ansembourg nous apporte une bonne nouvelle : la paix, ça s’apprend ! La paix, c’est possible ! Une voie est ouverte. A nous de nous mobiliser…

Jean Hassenforder

1-« Une philosophie de l’histoire, par Michel Serres » : http://www.vivreetesperer.com/?p=2479

2- Site de Thomas d’Ansembourg : http://www.thomasdansembourg.com

3-« La paix, ça s’apprend ! Il était une foi 02.2017 RTBF » https://www.youtube.com/watch?v=hP-_atpsfT

4-David Van Reybroucq. Thomas D’Ansembourg. La paix, ça s’apprend. Guérir de la violence et du terrorisme. Actes sud, 2016

 D’autres éclairages de Thomas d’Ansembourg :

« Face à la violence, apprendre la paix » : http://www.vivreetesperer.com/?p=2332

« Un citoyen pacifié devient un citoyen pacifiant » : http://www.vivreetesperer.com/?p=2156

« Femmes et hommes. Monde nouveau. Alliance nouvelle » : http://www.vivreetesperer.com/?p=1791

« Vivant dans un monde vivant » :   http://www.vivreetesperer.com/?p=1371

« Réflexion sur le rêve américain de Martin Luther King : http://www.temoins.com/jean-hassenforder-reflexion-sur-le-reve-americain-de-martin-luther-king/