La contre-culture heureuse des Évangiles dans l’ordinaire de nos vies
Au terme d’un long cheminement, Frédéric de Coninck vient nous dire que le message des béatitudes est accessible à tous. Ce message a aussi une portée collective. « On peut lire les Béatitudes comme le socle d’une spiritualité intime aussi bien que communautaire, voire sociale… Les trois lectures s’enchainent l’une avec l’autre… Elles nous appellent à vivre les uns avec les autres d’une manière renouvelée et joyeuse… Ce ne sont pas seulement des choix individuels. C’est une autre manière de voir le monde et d’y vivre ».
Frédéric de Coninck nous présente quelques approches pour faciliter la compréhension du texte comme « rattacher les phrases des Béatitudes à l’ensemble de l’évangile de Matthieu, ainsi qu’à d’autres livres de la Bible ». Il nous invite à entrer dans la visée du texte : « entrer dans une spiritualité plutôt que d’édicter des règles de conduite ». Chaque béatitude est l’objet d’un chapitre. Ce compte-rendu s’attache à la présentation de ‘Heureux les doux, car ils hériteront la terre’. Frédéric de Coninck ouvre un horizon : « A rebours des tendances dominantes, la démarche proposée par les béatitudes s’inscrit dans une contre-culture. Cette contre-culture est une contre-culture heureuse, au milieu des sociétés d‘abondance, inquiètes, déboussolées et malheureuses ».