Méditation plurielle : « Jésus dit : rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu » Marc 12.17 - Témoins

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883CetD2Ce verset a inspiré cinq auteurs, avec des couleurs particulièrement variées, que nous vous invitons à découvrir : de la nuit de César à Zachée, en passant par les dieux du stade, nous nous interrogeons sur ce qui revient à l’un et à l’Autre, mais aussi à la distinction de ces deux domaines dans nos vies.

Ce qui revient à l’un… et à l’Autre
Faut-il, oui ou non, payer l’impôt à l’occupant romain ? Difficile à dire. Répondre oui égale se soumettre à Rome, répondre non, entrer en dissidence. Jésus dénoue le nœud politique par une pirouette énigmatique qui commence par : rendez à César sa monnaie ! Qu’est-ce à dire ? Rendez à César ce qui lui revient : rendez lui sa pièce, ou la monnaie de sa pièce, ou le prix de sa « paix romaine » ou quoi encore ? Comprenne qui pourra ! Jésus aurait pu s’arrêter là et laisser les pharisiens face aux mille et une interprétations talmudiques possibles mais, la politique n’étant pas son domaine, il ajoute : « et rendez à Dieu ce qui est à Dieu », ce qui Lui revient. Il dit : voici la vraie bonne question à se poser ! Et qu’est-ce qui revient à Dieu ? Tout. Mais encore ? Par exemple mon amour en réponse à celui qu’Il me prodigue chaque jour. Facile ? Pas sûr car, pour Lui rendre cette monnaie là, il faut que je l’ai reçue, que je reconnaisse et accueille sa bienveillance envers moi comme un enfant reconnaît et rend jour après jour à sa famille l’affection qui le construit.
L’expression « rendez à César ce qui est à César » m’invite fort à me creuser les méninges, tandis que « rendez à Dieu ce qui est à Dieu » m’invite surtout à m’interroger sur les aspirations et les élans de mon cœur. Rendre à Dieu, ce pourrait être par exemple goûter un peu à cette joie de donner, tellement plus grande que celle de recevoir (Actes 20-v35).
Françoise

A l’exemple de Zachée
883BercyIl y a un personnage fort intéressant dans la Bible, qui je crois, illustre de manière très particulière ce texte. C’était un tout petit bonhomme, pas très recommandable moralement, mais si conséquent dans sa décision. Je nomme le collecteur en chef des impôts, Zachée !
En effet, longtemps, Zachée ne s’était pas posé de questions, il rendait à César ce qui était à César. C’était son travail tout de même. Bien sûr, il se servait bien au passage, mais il fallait bien vivre !
César lui avait permis d’être riche ; sans les Romains, il n’aurait jamais pu gagner autant d’argent. Les Romains avaient été une aubaine pour lui. Sauf qu’un jour, Jésus passa par là. Et Zachée, pas gâté niveau taille et ne comptant pas sur le bon vouloir des gens pour le laisser passer devant, vu son statut, se dit qu’un arbre était ce qu’il y avait de mieux pour voir ce prophète dont tout le monde parlait. Et là, le miracle se produisit : du haut de son arbre Zachée rencontra Jésus. Jésus sans autre protocole s’invita chez lui, et nous connaissons tous la suite, Zachée rendit à Dieu ce qui est à Dieu.
Et moi, qui ai invité Jésus chez moi, est-ce que je rends, comme Zachée, à Dieu ce qui est à Dieu ?
Zachée n’a pas lésiné sur la dépense. Et moi, est-ce que je peux en dire autant ?
Est-ce que je lui ai laissé la première place dans tous les domaines de ma vie ?
Annie

Deux domaines distincts, mais jusqu’où ?
883Ecu« Rendez à César… » me fait penser à la phrase de Jésus « Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jean 18.36).  Jésus a l’air de dire : pourquoi cette question purement matérielle ? C’est la monnaie à l’effigie de César, donc vous rendez à César… C’est la séparation entre deux domaines bien distincts. Avec d’un côté, le respect de celui qui vous fait vivre, même s’il s’agit de l’occupant, et d’un autre l’hommage à Dieu.
Ce qui se traduit pour nous par le respect des institutions de notre société, même si nous ne sommes pas d’accord avec elles. Peut-on imaginer que des gens de gauche ne paient pas des impôts votés par la droite, ou l’inverse ? Ou sous prétexte qu’ils sont injustes ?
Le dimanche des rameaux, Jésus entre en Jérusalem, acclamé par la foule. Cette même foule crie quelques jours plus tard : « Crucifie-le ! »  Attendaient-ils de lui qu’il les mène dans une révolution contre les Romains, les occupants ?
Jésus, en écartant l’idée d’une rébellion, voire de la violence, d’une révolution,  préconise-t-il pour autant l’idée de la soumission à l’occupant, à l’injustice ? Certainement pas.
Rendre à Dieu… c’est aussi la traduction de notre  foi dans notre vie quotidienne  et notre investissement dans la société, non pas sous forme de révolution (que n’a pas prêchée Jésus) mais d’évolution des mentalités. Peut-être pas sous forme de révolution mais de l’Amour.
Souvent, la vie spirituelle (l’hommage à Dieu) et notre vie de tous les jours forment deux domaines distincts…
Frédérique

 

Les dieux du stade
883StadeCésar se prenait pour Dieu ? Ce ne serait pas le seul !
Je suis impressionnée par les grands meetings électoraux, à la gloire de candidats ovationnés par une foule toute acquise. Impressionnée par la manipulation des foules quelque soient les « dieux du stade ».
Je rêve de ces mêmes lieux remplis de la gloire de Dieu, vers qui toutes louanges monteraient de tous cœurs. Retour au bercail de l’Homme vers son Dieu…
Jésus ne se fait pas le concurrent de César. Il le remet à sa place, de simple gouvernant des hommes. Il ne dit pas « rendez-moi tout », mais rendez-lui ce qui permet au monde d’être correctement administré, et ne le prenez pas pour le sauveur, pour Dieu.
Sortez de la confusion !
Marie-Thérèse

 

La nuit de César
883CinemaVue par le principal intéressé
Moi César, je n’ai pas seulement été nominé par Dieu, j’ai même obtenu une récompense de mon principal adversaire! N’a-t-il pas dit que j’étais le meilleur réalisateur de profits financiers? Il n’a pas contesté ma suprématie en matière d’argent et il a même dit qu’il fallait me rendre ce qui me revenait, à moi, et à personne d’autre. Je suis donc resté l’empereur du fric, avec ma tête sur toutes les monnaies.

    Vue par Dieu
C’est vrai qu’elle était belle ta nuit! Remplie de paillettes, de spectacle avec du champagne qui a coulé à flots. Je te laisse le titre du meilleur empereur de la bourse et autres profits. N’empêche que ta nuit finira. Le Jour où les fêtards et autres spéculateurs qui seront avec toi se réveilleront, leur gueule de bois sera éternelle. Ceux qui m’auront fait confiance, par contre, passeront de la nuit de César au Jour du Seigneur.
Henri

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