
La liberté de l’amour : c’est le titre qu’on aurait pu donner à ce passage prophétique, qui précède de peu la crucifixion, aussi bien dans l’Evangile de Marc que dans celui de Mathieu, qui présente un récit très proche, et dans celui de Jean, un peu différent : liberté qui ose la rupture, et d’abord avec la notion habituelle de bienfaisance, remettant en question des priorités humanitaires qui semblent pourtant indiscutables : en brisant ce vase d’un parfum précieux (300 pièces d’argent !) par amour pour Jésus, cette femme n’a-t-elle pas exagéré tout de même ? Jésus n’est-il pas au dessus de tout cela, lui qui est tellement tourné vers les pauvres ? Voilà un acte bien impulsif ; et le « devoir » d’aumône ? Mais l’amour n’agit pas par devoir légaliste, et encore moins par intérêt, il ne calcule pas, dans tous les sens du mot !




