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A nouveau, cet été, un temps de vacances en France où on peut goûter une joie de vivre. Sans oublier les difficultés traversées par beaucoup de nos concitoyens. Et, par ci, par là, des drames qui nous sont rapportées dans l’actualité de la presse et des médias : Gaza, l’Ukraine, l’Irak, certaines régions d’Afrique. Des massacres, des épidémies…

 

 

Mais, en toile de fond, en cet été 2014, il y a la mémoire ténébreuse d’un autre été, il y a cent ans, où une « grande guerre » a éclaté et fait basculer l’Europe dans le malheur. De ce massacre généralisé, nous voyons encore les traces sur le monument aux morts du moindre village français.

La recherche sur les origines de cette guerre nous montre comment elle a été engendrée par des idéologies impérialistes, des mentalités guerrières et des hommes qui y ont concouru. Mais on peut voir aussi quelques initiatives pour tenter d’enrayer cette machine infernale (1). Des hommes ont prévu l’ampleur de la catastrophe et ont cherché à s’y opposer. En France, la personnalité de Jean Jaurès est à cet égard exemplaire (2). En défendant la paix, il a attiré sur lui la violence et il a été assassiné comme d’autres grandes figures de notre histoire contemporaine de Gandhi à Yitzhat Rabin. Et cette violence va de pair avec la puissance de l’injustice.

 

Aujourd’hui encore, dans ce monde, des forces sont à l’œuvre qui engendrent l’injustice et la violence. Plus elles seront identifiées et combattues, plus nous pourrons prévenir des malheurs plus grands que ceux qu’elles engendrent déjà. Réduire la puissance de l’injustice, c’est porter secours aux persécutés, mais c’est aussi prévenir des maux  qui peuvent susciter des ravages bien au delà.

En cet été 2014, ces questions nous interpellent toujours. Elles prennent force  dans la mémoire de l’assassinat de Jean Jaurès, assassiné le 31 juillet 1914 parce qu’il était un homme de paix. Alors, merci à Antoine Nouis de lui avoir consacré un vibrant édito vidéo dans un numéro spécial de de l‘hebdomadaire REFORME qui est dédié à cette grande figure historique (3). Bien sûr, en son cœur, la foi chrétienne inspire la lutte pour la justice et pour la paix dans l’esprit de l’enseignement de Jésus et des prophètes d’Israël. Et, en elle, on peut reconnaître l’inspiration de l’Esprit dans tous les hommes de bonne volonté qui oeuvrent dans ce sens. Antoine Nouis rappelle le rôle joué par Jean Jaurès à un moment crucial, et combien ce rôle s’inscrit dans une vie généreuse au service des hommes et une vision spirituelle qui l’a inspiré (4). Dans cet édito vidéo, Antoine Nouis nous communique un message percutant qui allie une analyse pertinente, un ton juste et émouvant et l’expression d’une conviction.

 

Jean Hassenforder

 

(1)            L’origine de la guerre 1914-1918 a été l’objet de nombreuses études. L’une d’entre elles montre le rôle des hommes dans le bref moment où l’invasion de la Belgique aurait pu être suspendue si l’opposition britannique avait été prise en compte : « Guillaume II perd la 1ère guerre mondiale dés le 4 août 1914 » ** Voir sur le site TRIBUNE HISTOIRE ** 

(2)            « 25 juillet 1914. A Vaise, l’ultime discours de Jaurès contre la guerre, cinq jours avant son assassinat » : http://rebellyon.info/25-Juillet-1914-a-Vaise-l-ultime-discours.html Sur Wikipedia, une étude détaillée sur l’action de Jaurès pour la paix et son assassinat ** Voir sur le site WIKIPEDIA ** : 

(3)            L’édito vidéo d’Antoine Nouis : « Faire mémoire de Jaurès » ** Voir sur le site de REFORME ** :

(4)            Signe d’évolution dans les esprits, on remet en valeur et on redécouvre aujourd’hui la vision spirituelle de Jaurès : Eric Vinson, Sophie Vigier Vinson. Jaurès le prophète. Albin Michel, 2014