Je suis hanté par les écarts grandissants qui séparent les éléments de culture urbaine contemporaine et la vie de l’Eglise ou les modèles chrétiens mis en avant par l’institution catholique actuelle. Plutôt que d’en dresser une liste forcément incomplète, je préfère prendre du champ et proposer quelques axes de réflexion avec des exemples de ce qui me paraît possible de mettre en place par des individus ou des communautés se référant au Christ.
Les causes des écarts que je repère sont plurielles elles aussi, anciennes, souvent très liées à l’histoire occidentale de notre culture et de notre société. Depuis le temps que le monde catholique combat son environnement : la contre-réforme, le refus des Lumières, la révolution comme poison, la méfiance à l’égard du développement des sciences et techniques, la condamnation un long temps des études exégétiques, etc. … Tout cela a laissé plus que des traces dans la mémoire : non seulement des habitudes de pensée mais aussi des institutions internes et des groupes de gens, souvent des clercs, qui s’agrippent à leurs positions refusant d’en reconsidérer certains fondements.
Je pense que ces crispations réactionnaires induisent des organisations sociales et des cadres de pensée. A titre d’illustration je vais examiner ici seulement deux rapports : à l’espace et au temps.
A chaque jour suffit sa peine : une autre fois je m‘exprimerai au sujet du nombre, de l’économie.

















