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Les sous-titres égrainent les questions abordées : Est-ce une eucharistie ou non? Présence réelle ou réelle présence ? Une présidence ? Quels ministères ? Qu’en est-il du sacré ? Y a-t-il trangression ou non ?
Au fil de notations, cet article suscite une réflexion en profondeur. Ainsi, ce lecteur de Parvis, confronté à la représentation traditionnelle de “la présence réelle” qui s’écrie: “Je ne sais s’il y a présence réelle, mais je peux affirmer qu’il y a une réelle présence”. Les regards changent. “Je renvoie à la responsabilité et au discernement de chacun comme le fait Paul (I Cor 11/27-28)”, ajoute la théologienne. Et, dans le paragraphe sur le sacré, elle aborde une question centrale : “On ne peut clore la question des ministères, sans parler de la sacralisation qui s’attache à ceux-ci. C’est parce que nous ne sommes pas sortis du “sacré païen” que nous voulons un ministre doté de pouvoirs sacrés, seul capable d’opérer la transformation magique du pain et du vin au corps et au sang de Jésus… En agissant ainsi, nous faisons fi de la désacralisation que s’est efforcé d’accomplir Jésus. Le signe symbolique le plus fort en est le déchirement du rideau du Temple, lors de sa mort. Ce rideau séparait le sacré du profane; cette séparation n’a plus lieu d’être. Dieu seul est sacré et tout nous appartient”.
Effectivement,”on touche ici à des questions de fond, à moins que ce ne soit le fond de la question”. Remercions Alice Gombault pour ce fil conducteur déroulé avec respect, délicatesse et maîtrise. Ici la théologie croise la pratique, le témoignage rejoint la conviction.
J.H.

(1) Gombault (Alice). L’Eucharistie sur les Parvis. Le Réseau des Parvis, N° 27, septembre 2005, p.29-31

Dans le même numéro, un dossier critique sur “la doctrine sociale de l’Eglise” avec un article : “En relisant les grands textes” (.16-18), sous la plume de l’historienne Martine Sevegrand. En citant un livre de M.D. Chenu, elle écrit : « Le mot-clé était lâché : chrétienté. La “doctrine sociale” ne serait-elle pas liée à un projet, avoué ou inavoué, de reconstruire une chrétienté”.

“Les Réseaux des Parvis. Chrétiens en liberté pour d’autres visages d’Eglise” est l’expression d’un ensemble de groupes qui s’inscrivent dans une mouvance catholique réformatrice ou contestataire. Outre des dossiers portant sur des questions de fond, ce périodique reçoit également des contributions très diverses.
Les Réseaux des Parvis 68, rue de Babylone 75007 Paris Tel : 01 45 54 57 13 Site Internet : http://reseaux.parvis.free.fr