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Dans l’épreuve, Hélène a appris à tenir ferme dans une conviction intérieure fondée sur la Parole de Dieu

Mon expérience de foi a été plus accompagnée de la mise en pratique de la patience que de la guérison et pourtant j’y crois !
La foi pour moi a été cette confiance inébranlable en ce Dieu d’amour qui m’accompagne chaque jour. Le jour où j’ai décidé de mettre ma confiance en Dieu, j’ai aussi fait cette prière : “Donne-moi ta patience”. Je ne savais pas que j’en aurais besoin à ce point. Cette décision de faire confiance, je l’ai prise à l’âge de 15 ans et j’ai dû la renouveler plusieurs fois depuis, suivant les circonstances de la vie qui se présentaient à moi : à 21 ans, lors du choix du mariage; à 28 ans, devant l’annonce du handicap de notre fille; et chaque jour de ma vie quand la fatigue, la révolte ou l’interrogation sont là.
La foi, c’est être aussi à l’écoute de Dieu : “La foi vient de ce que l’on entend de la Parole de Dieu” (ép. Romains ch.10, 17).

QUE TA FOI NE DEFAILLE PAS

Gaëlle est née en 1979. C’était notre troisième enfant. Nous avons découvert progressivement qu’elle n’avait pas de tonus. Les médecins ont diagnostiqué une maladie de la moelle épinière qui l’empêcherait de marcher. Tout parent peut imaginer ce que, mon mari et moi, nous avons ressenti à ce moment-là.
Aujourd’hui, Gaëlle ne peut se déplacer qu’en fauteuil électrique. Lors de l’annonce de la maladie de Gaëlle, je suis passée comme au travers de ce crible tel que Jésus le disait à Pierre : “Satan t’a réclamé pour te cribler comme le froment, mais j’ai prié pour toi afin que ta foi ne défaille pas.” (év. Luc ch.22, 31)
A un moment où la fatigue, le surmenage, la peur de voir ma fille mourir m’entraînaient vers une dépression, j’ai reçu alors une parole de consolation et d’encouragement de la part de Dieu: “Cette maladie n’est pas à la mort, mais elle est pour la gloire de Dieu.” (év. Jean ch.11, 4). Et cette parole a orienté ma foi dans une nouvelle direction, la direction de mettre tout en oeuvre pour que la gloire de Dieu soit manifestée, malgré l’absence de guérison présente, pour que la joie et la paix demeurent dans mon coeur, puissent se lire sur mon visage, entraînant en retour la joie de vivre chez ma fille et témoignant ainsi de la présence de Dieu.
Et ma prière de chaque jour, depuis, a été de demander à Dieu de m’aider dans la manifestation de cette gloire, malgré la “folie” de cette situation (à vues humaines). Je rends gloire à Dieu de ce qu’il m’a permis d’accomplir cela grâce à l’assistance du Saint-Esprit à chaque instant.
Puis le Seigneur m’a amenée à l’écouter encore plus particulièrement il y a un an.
Le texte de l’évangile de Marc (ch. 9, 23-24) m’interpellait : “Jesus lui dit : Si tu peux… Tout est possible à celui qui croit. Aussitôt le père s’écria : Je crois ! viens au secours de mon incrédulité !”
Et j’ai fait aussi cette prière : “Je crois Seigneur, mais viens au secours de mon incrédulité !”
A la suite de cela, la conviction de la guérison de Gaëlle s’est imprimée dans mon coeur et mes pensées. Bien que j’aie déjà vu la puissance de Dieu se manifester dans des guérisons, je n’avais jamais envisagé cela pour ma fille.
A ce moment, cela devenait quelque chose de réel. Je commençais à croire à cette guérison sans la voir. Gaëlle, de son côté, avait reçu cette promesse de guérison. Des amis nous le confirmaient. Mais ce qui est nécessaire dans de telles situations, ce n’est pas la foi des autres, c’est notre confiance personnelle dans la parole que Dieu nous adresse personnellement.

Alors qu’en est-il à l’heure actuelle ? C’est l’attente patiente et confiante dans l’accomplissement de l’oeuvre parfaite de Dieu dans le corps de Gaëlle. Ma foi est-elle exempte de l’assaut du doute ? Malheureusement Non ! Mais j’ai un avocat qui intercède en ma faveur auprès de mon Père Céleste. Et cet avocat, Jésus, a pu dire à la tempête et aux flots qui voulaient renverser la barque où étaient les disciples : “Stop !” Ce même Jésus a prévu une issue, un terme à cette épreuve. L’apôtre Paul l’avait sûrement expérimenté aussi puisqu’il pourra dire aux Corinthiens (ch.10, 13) : “Dieu est fidèle et il ne permettra pas que vous soyez tentés (éprouvés) au-delà de vos forces ; mais avec la tentation, il vous donnera aussi le moyen d’en sortir pour que vous puissiez la supporter.”

Dieu ne me demande pas d’essayer d’envisager sa manière d’agir pour arriver à ce qu’il a promis. La tentation serait d’imaginer une méthode par laquelle Dieu viendrait accomplir sa promesse. Mais c’est à ce moment-là que nous perdons de vue la promesse et que notre foi est ébranlée. La foi doit être uniquement de regarder à Jésus. C’est lui qui suscite cette même foi et qui la mène à la perfection (Hébreux 12. 2).

Et puis, pour terminer, je voudrais revenir à ce que je disais au début, concernant la foi associée à la patience. La bible parle de cela par la bouche de l’apôtre Jacques (ch.1, 2-4) : “Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son oeuvre, afin que vous soyez parfaits sans faillir en rien”.

La foi permet de tenir dans l’épreuve. Elle produit la patience. Dans la patience, Dieu peut nous permettre d’entrevoir une issue. Dieu est fidèle à ses promesses à cause de son amour pour nous.
Cet amour, Il nous l’a manifesté au travers de Jésus qui a tout accompli pour notre salut et pour notre guérison, en donnant lui-même sa vie à la croix. Il y a des trésors de bénédiction lorsque notre foi est fermement implantée sur ce Roc qu’est Jésus-Christ.

Hélène REYNAUD
Saint Nazaire

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