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La dimension mondiale apparait de plus en plus à l’arrière-plan des grands débats économiques et politiques. Et elle interfère de plus en plus avec notre vie quotidienne depuis le prix de l’essence jusqu’au problème de l’emploi. Aussi bien, ce phénomène attire-t-il de plus en plus l’attention sous le terme de « mondialisation ». Si l’on perçoit les avantages qui peuvent être retirés de cette dynamique, on se rend compte également des craintes et des peurs que ce processus suscite. La mondialisation apparaît à certains comme une menace dans un contexte où on ne sait pas trop comment se positionner par rapport à une situation qui paraît échapper à tout contrôle. Cependant, si la situation est effectivement mouvante, la meilleure approche pour y faire face est de comprendre au préalable les termes du changement.
A cet égard, un livre récent, publié par une équipe de géographes de Sciences-Po, mérite toute notre attention. En effet, cet ouvrage nous montre comment le monde est en train de prendre forme et de devenir une réalité spécifique. Le monde n’est plus seulement un cadre. Il est lui-même un univers en construction. Dans le passé, on pouvait imaginer « l’universel ». Aujourd’hui, cette pensée se traduit en réalité.

Cette réalité devient parallèlement un objet d’étude. En s’accroissant, la visibilité du phénomène appelle une recherche qui, elle-même, accroît cette visibilité. Ainsi, en traitant de la géographie de la mondialisation, le livre, réalisé sous la direction de Jacques Lévy, adopte un titre qui nous paraît particulièrement évocateur : « L’invention du Monde » (1). Le Monde se décline ici avec une majuscule. Une nouvelle réalité apparaît et se donne à découvrir.

 

Un Nouveau Monde.

« Quand un mot nouveau devient populaire, c’est souvent parce qu’il capte la mise en place d’un important changement dans le monde » (p.64). Ainsi, le second chapitre du livre est consacré au terme : « mondialisation », car c’est à travers ce terme que la conscience d’un phénomène nouveau s’est aujourd’hui répandue. A partir de 1980, les mots : « mondialisation » et « globalisation » sont de plus en plus employés en rapport avec l’évolution des multinationales et de la sphère financière. Depuis 1995, on assiste à l’explosion du terme : « mondialisation ». Le mot correspond bien au développement de phénomènes d’intégration à grande échelle. « Au lieu d’avoir des fonctionnements économiques juxtaposés, les processus naissants semblent mener à des intégrations transnationales : les processus économiques deviennent globaux et mondiaux » (p.68). Et, dans le même temps, on assiste à la disparition des contre-systèmes du capitalisme. Par ailleurs, l’invention et le développement accéléré de nouvelles techniques de communication engendre un nouvel espace économique (2).
Cependant, parallèlement à l’usage du terme dans la sphère économique, la « mondialisation » passe dans le langage courant en véhiculant des représentations très diverses, en France souvent des peurs et des craintes relatives à la perte d’emploi. Les auteurs font justement remarquer que l’économie ne devrait pas être considérée comme le champs quasi exclusif de la mondialisation. Au contraire, on observe aujourd’hui le progrès de la dimension mondiale dans la plupart des champs d’activité. « La mondialisation n’est pas qu’économique. Elle touche plus massivement encore le domaine de la communication, des idées, de la culture scientifique et esthétique, des modes de vie. Elle s’applique fortement aux rapports sociaux, à la vie politique, au débat éthique » (p.14).
Toutes les sciences sociales participent désormais à l’interprétation du phénomène en élargissant leur vision et en dépassant des cadres d’analyse souvent marqués par une histoire nationale. La géographie tient une place importante dans ce concert. Jacques Lévy nous montre comment ce livre sur « l’invention du monde » s’inscrit dans une filiation puisque, dès 1992, à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris, il participait, avec deux autres géographes, à la publication d’un premier livre : « Le Monde, espaces et systèmes ». Un sillon a été alors ouvert et débouche aujourd’hui sur une vision élargie mettant en valeur le rôle des acteurs.
Et voici le tableau qui se présente aujourd’hui à nous.
« Le Monde est un tout. Mais le tout ne se réduit pas à ses parties, pas plus que les parties ne se réduisent au tout. Le Monde est un échelon, mais son existence se manifeste à toutes les échelles. Il est présent dans chaque lieu… Parallèlement, nous devons reconnaître que la mondialisation produit à la fois de la convergence et de la différenciation, et non de l’uniformisation. … S’il fait système, le Monde est un système dont les moteurs sont les multiples et contradictoires intentionnalités de ses habitants. Cela signifie que rien de ce qui s’y passe ne peut échapper à la logique du social… » (p.15).
Ce tableau nous paraît encourageant. Il nous invite à dépasser la crainte d’une montée de l’uniformité, voire d’un totalitarisme. Et il nous offre aussi la possibilité d’entrer dans un jeu ouvert, celui des acteurs qui « produisent des réalités inédites ». Et, de même, loin de nous enfermer, la mondialisation ouvre de nouvelles potentialités.
« L’augmentation du nombre et de la consistance des lieux que le Monde relie, permet de récuser l’idée selon laquelle le Monde se contracterait… Il faut bien reconnaître que la somme des composantes (les lieux pertinents reliés entre eux) augmente, surtout si on les pondère de leur substance (celle du nombre des hommes et celle de leurs œuvres accumulées). La Terre rapetisse, mais le Monde grandit au rythme ou se développent les relations de distance et de proximité avec et entre ses composantes » (p.361).
En lisant ce livre, on pourra à la fois découvrir les visages nouveaux du Monde comme « l’archipel des grandes villes », les mobilités en tous genres, internet, mais aussi prendre conscience des grands enjeux de la gestion de la nature jusqu’aux problèmes du développement. C’est dire combien ce livre nous paraît une ressource majeure.

 

Une nouvelle manière de vivre en société.

Les sociologues distinguent classiquement deux genres de sociétés qui s’expriment dans les termes germaniques de « Gesellschaft » et de « Gemeinschaft ». dans le premier cas, on envisage une société qui fédère des individus. Dans le second cas, sous le vocable de « Gemeinschaft », on désigne une logique communautaire. « Cela donne une manière de fabriquer du social (en opposition avec la « société d’individus ») qui pourra être définie (Lévy, 1997), comme un « groupe non choisi, auquel les individus délèguent leurs destinées personnelles de manière automatique, globale et irréversible » (p.53-54). En prenant en compte sur le même plan « cinq principes d’identité (biologique, territorial, divin , étatique et monétaire), cette définition permet de relier deux types de logiques communautaires : d’une part, celle qui, selon les travaux anthropologiques, « nous parle de clan, de tribu ou d’ethnie » et, d’autre part, « des réalités plus récentes comme les « classes » marxiennes et la nation définie comme la communauté dont le référent d’appartenance est l’Etat » (p.54). Les responsabilités de l’Etat-Nation dans les conflits internationaux apparaissent clairement lorsqu’on revisite l’histoire dans cette perspective.
Aujourd’hui, si des tendances diverses s’y manifestent, ces deux modes d’organisation sociale demeurent dans les espaces où ils sont implantés. Par contre, le nouvel espace mondial qui s’ouvre parallèlement, est, tout entier, caractérisé par le développement d’une « société des individus » (Gesellschaft). En effet, « L’individu est devenu le premier acteur de la mondialisation. On a souvent réduit la mondialisation à l’économie. Il existe bien une intersection entre la dimension économique et la dimension individuelle de l’émergence à l’échelle mondiale. Les individus sont des travailleurs, parfois mobiles, des consommateurs, des touristes, et leur rôle économique est incontestable. Cependant, l’individu n’est pas seulement un acteur sur le plan économique. Il contribue à mondialiser bien d’autres choses que les flux monétaires : les modes de vie, les idées, la culture. Les individus sont ainsi les porteurs majeurs de la dynamique de mobilité et de télécommunication à l’échelle mondiale » (p.362).
Dans ce mouvement, des idées nouvelles apparaissent et font leur chemin. « On assiste à l’affirmation du Monde comme construction. La mondialisation est le résultat de choix, faits par des acteurs, qui ont des objectifs et des stratégies » (p.71-72).
Au chapitre : « Mondialisation, un mot qui change de sens », René-Eric Dagorn met en évidence la pertinence de la pensée de Norbert Elias, dans son grand livre : « La société des individus » (1987). Cette pensée nous éclaire dans l’interprétation des changements en cours. « A chaque passage d’une forme prédominante d’organisation peu différenciée et peu complexe, assurant la survie humaine et qui réunit un petit nombre d’individu, à une forme prédominante d’organisation plus différenciée et plus complexe réunissant un plus grand nombre d’individus, le rapport entre individu et société se modifie de façon caractéristique… On pourrait peut-être dire que l’établissement d’une nouvelle forme d’organisation humaine plus étendue et plus complexe, va toujours de pair avec une nouvelle pensée et un nouveau mode d’individualisation. La portée de l’identification augmente. Le passage à l’intégration de l’humanité au niveau planétaire en est certes encore à un tout premier stade. Mais les premières formes d’une nouvelle éthique universelle et surtout la progression de l’identification entre les êtres, sont déjà nettement sensibles. De nombreux signes témoignent du développement d’un nouveau sens de la responsabilité à l’échelle mondiale en ce qui concerne le sort des individus dans la misère… On observe également d’autres signes d’amorce d’un sens croissant de la responsabilité à l’échelle mondiale en ce qui concerne le destin de l’humanité… » (p.73).
Dans la conclusion de cet ouvrage, Jacques Lévy confirme cette anticipation. « Le Monde se caractérise par la préexistence et la prééminence d’une société politique par rapport aux institutions politiques. On peut donc pronostiquer une dynamique fédérale qui tende à installer le niveau Monde en politique, mais en privilégiant les configurations peu structurées, contingentes et instables ». Et il donne l’exemple d’Amnesty International. On ne doit pas confondre universalisation et généralisation. Aucune universalisation ne peut prétendre supprimer l’altérité puisque l’universalité, en tout cas dans son expression contemporaine, le cosmopolitisme, repose toujours sur l’existence d’un horizon individuel considéré comme indépassable » (p.360).

 

Une nouvelle manière d’être.

« Dire que le rôle et le poids des individus augmentent ne signifie pas que la société perd de sa pertinence » (p. 353). « Tout au contraire ». Dans les différents genres de société, la « sociétalité » est forte. Individu ne rime pas nécessairement avec individualisme. La vie en société se poursuit, mais elle prend des formes différentes. Et l’individu change lui aussi. En effet, non seulement les nouveaux modes de vie engendrent davantage d’autonomie, mais l’individu échappe également aux limitations « des configurations sociales qui limitent structurellement son rôle » (p.353). Dans sa description du « Monde comme lieu », Jacques Lévy appelle « alteridentités », les nouveaux types d’identités individuelles qui naissent avec cette relativisation des allégeances et qui tendent à constituer le « régime de croisière » de l’individu mondial » (p.353).
Ainsi évoque-t-il le livre de Paul Ricoeur : « Soi-même comme un autre » (1990) où le philosophe a repéré deux types d’identité différents : la « mêmeté » et « l’ipséité ». « Dans le premier cas, la fixité et la différenciation vis à vis d’autrui est fondamentale ». L’identité se vit dans l’immobilité et la répétition. Elle s’assume dans un maintien défensif des limites vis à vis de l’extérieur. Dans « l’ipséité » au contraire, « le processus d’identification se construit dans un échange dynamique entre le moi et le monde » (p.353). L’individu reste lui-même en assimilant ce qu’il adopte des apports extérieurs et en réalisant des expériences nouvelles. Il reste lui-même tout en se transformant. « Ce qui permet la stabilité de la personne n’est plus la fixité des contenus, mais la continuité d’un pôle de traitement de l’expérience au monde ». Bref, l’individu s’inscrit dans une dynamique. Il adopte une attitude créative et s’engage dans des projets.
Sans doute aujourd’hui, dans de nombreux contextes sociaux, nous vivons dans une période de transition. Des transformations sont en œuvre, mais elles rencontrent aussi des résistances. On observe des flux et des reflux. Il est d’autant plus important d’élargir notre horizon et de percevoir le sens de l’évolution. C’est dans cet esprit que nous recevons la réflexion de Jacques Lévy : « En associant mondialisation et individuation, Norbert Elias a mis le doigt sur un phénomène essentiel : dans le Monde, l’individu est chez lui comme jamais et comme personne. Mais le Monde fait de lui un individu d’un genre nouveau » (p.356).

 

Pistes nouvelles pour le témoignage chrétien.

Cette émergence d’une nouvelle réalité sociale à l’échelle du Monde nous amène à imaginer des pistes nouvelles pour le témoignage chrétien.
Comme le fait remarquer Jacques Lévy, les transformations en cours, dont la visibilité ressort lorsqu’on les observe sur le registre du Monde, sont également à l’œuvre dans la dimension locale. Ainsi les éclairages précédents vont-ils à la rencontre des travaux de certains sociologues français. Nous pensons aux analyses de Bernard Lahire dans « L’homme pluriel » (3). Il y montre comment chaque individu peut de plus en plus participer à des cultures diverses. Des observations analogues permettent de mieux comprendre le vécu d’une interconfessionalité chrétienne. Il y a également une correspondance entre la représentation de l’individu telle qu’elle apparaît dans le nouveau Monde et celle que nous propose des sociologues français des religions comme Danièle Hervieu-Léger. Dans son livre : « Le Pèlerin et le Converti » (4), celle-ci décrit la modernité religieuse en terme d’une « tendance générale à l’individualisation et à la subjectivisation des croyances religieuses… ». Ici aussi, l’identité n’est plus une donnée imposée de l’extérieur et maintenue dans la rigidité. Elle se vit comme un processus personnel incorporant l’expérience.
Le livre sur le Nouveau Monde met aussi l’accent sur la distinction entre deux genres de sociétés : « Gemeinschaft » (logique communautaire) et « Gesellschaft » (société des individus ). Au présent et sur le plan local, on peut observer de nombreuses variantes de « Gemeinschaft ». Dans le domaine religieux, cette culture se manifeste encore dans des communautés claniques ou dans des églises hiérarchisées de haut en bas. La mémoire nous rappelle comment a été vécu la maxime : « Hors de l’Eglise, point de salut » à laquelle dans le sillage du Concile Vatican II, on a répondu en terme de : « Hors du salut, point d’Eglise ». Dans cette opposition, on voit bien la ligne de partage entre deux genres de société : d’un côté, une société à fort contrôle social, et de l’autre, une collectivité associant et rassemblant des croyants. Si la mutation culturelle actuelle s’accompagne, pour beaucoup, de craintes, de peurs et de rejets, si elle donne lieu à des contre-courants qui suscitent des replis identitaires, il est important de bien percevoir la voie de l’avenir. Cette voie, cette tendance, c’est le développement d’une « Gesellschaft », d’une société des individus à l’échelle mondiale. En regard, on attend des églises fondées sur la conviction personnelle des participants, relationnelles, ouvertes et dialoguantes. Le courant de l’Eglise émergente est une réponse qui va dans ce sens.
En fonction de leur histoire, certains pays entrent plus difficilement dans la mutation actuelle du monde. On se perçoit en terme d’exception. Et pourtant comme le montrent les auteurs de « L’Invention du Monde », la mondialisation est un processus général et irréversible. Comme l’a montré le sociologue Frédéric de Coninck (5), ce processus n’est pas apparu subitement. C’est le prolongement d’une évolution à long terme qui s’accélère aujourd’hui. Et, par ailleurs, ce processus ne concerne pas seulement l’économie, mais aussi « les modes de vie, les idées, la culture » (p.352). Le livre étudié ici en donne un exemple signifiant dans le domaine religieux. Vivant dans une région de moyennes montagnes au Népal, dans une région peu accessible aux moyens modernes de communication, le groupe ethnique des Tamang, d’une langue d’origine tibeto-birmane, est en train de s’ouvrir actuellement à des pratiques économiques nouvelles, et, dans le même temps, on y observe actuellement des conversions massives au christianisme évangélique. (p.200-201). De la même manière, les récents progrès du pentecôtisme en Amérique latine et en Afrique sont riches en enseignements. Ainsi, la mondialisation porte des recompositions créatives que les enclaves nationales ne peuvent exclure. Si dans tous les domaines de l’existence, des courants d’innovation se manifestent aujourd’hui dans l’ensemble du Monde, il en est évidemment de même dans la vie des églises (6). Soyons capables de les reconnaître et d’en évaluer la pertinence par rapport aux contextes dans lesquels nous nous situons.
Nous voici aujourd’hui engagés dans une grande mutation culturelle. En effet, envisager la mondialisation dans les termes de l’apparition d’un Nouveau Monde, c’est constater un tournant dans la vie de l’humanité. Et puisque, comme chrétiens, nous croyons à un Dieu créateur, nous pensons que ce Dieu là est présent dans ce processus. En nous reportant au message évangélique, nous pouvons percevoir combien ce message a joué et joue encore dans cette histoire, un rôle de ferment. Comme l’a écrit Danièle Hervieu-Léger dans une interview accordée à Témoins (7), « L’affirmation de l’autonomie croyante est vraiment le trait majeur de la modernité religieuse. Or le christianisme me semble très bien armé pour faire face à cette question parce que d’une certaine façon, il a contribué à l’inventer. Cela vient d’abord du judaïsme, une religion qui pense la relation à Dieu en terme d’Alliance, puisque dans une alliance, par définition, il faut être partenaire. Le christianisme a donné à cette problématique de l’Alliance les traits qui sont ceux aujourd’hui de notre modernité, c’est à dire une radicale universalité puisque la bonne nouvelle est pour tous les hommes et une radicale individualisation puisque l’alliance implique la conversion du cœur de chacun ».
C’est dans cet éclairage que nous considérons le processus actuel qui engendre un Monde nouveau, dans la continuité certes avec l’ancien, mais aussi dans un changement radical puisqu’on peut en parler en terme d’invention. Voici bien un signe à discerner.

Jean Hassenforder

 

(1) Lévy (Jacques), dir. L’Invention du Monde. Une géographie de la mondialisation. SciencesPo. Les Presses, 2008. Les passages cités sont accompagnés par les paginations correspondantes.
(2) Friedman (Thomas L.) The world is flat. A brief history of the twenty-first century. Allen Lane, 2005. Traduit en français : La terre est plate. Ed. Saint-Simon, 2006. Présentation : La grande mutation. Les incidences de la mondialisation. (temoins.com.société. 01.09.2005).
(3) Lahire (Bernard). L’homme pluriel. Les ressorts de l’action. Nathan, 1998.
(4) Hervieu-Léger (Danièle). Le pèlerin et le converti. La religion en mouvement. Flammarion, 1999.
(5) Coninck (Frédéric de). La dynamique de l’Eglise. Témoins, N°128, 4è trim. 1999., p. 6-7 et 10.
(6) A conversation with Donald Miller about global Pentecotalism. Books and culture, november-december 2002, p.31-35. Traits communs des églises en expansion aux Etats-Unis et dans les pays émergents. (Un courant d’innovation à l’échelle de la globalisation. Temoins.com. recherche et innovation, étude. 05.10.2003).
(7) Interview de Danièle Hervieu-Léger. L’autonomie croyante. Questions pour les églises. Témoins, N° 134, avril 2001, p.12-13 (temoins.com. recherche et innovation, étude. 15.06.2003.)

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