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La campagne, puis l’élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis a suscité un souffle d’espoir au delà même de son pays, dans le monde entier. En lui même, le fait est déjà porteur. Comme le relève Dominique Moïsi, chercheur à l’IFRI, la scène internationale n’est pas soumise uniquement aux calculs politiques. Les émotions collectives jouent un rôle moteur. Et, dans son livre récent sur la géopolitique (1), il se concentre sur trois émotions dominantes : l’humiliation, la peur et l’espoir.

 Il n’y a pas de fatalité. « Si l’espoir exprime la foi en l’avenir, si la peur traduit à l’inverse un manque de confiance et si le sentiment d’humiliation mène à l’impuissance, il s ‘agit alors de saisir ce qui permettrait de réduire la peur, de dépasser l’humiliation et de favoriser l’espoir ». A partir de notre expérience, ou à travers la mémoire telle qu ‘elle nous est communiquée, nous revivons avec émotion des moments où un grand espoir s’est manifesté. Ce peuvent être des évènements nationaux ou internationaux comme la chute du mur de Berlin ou la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. Souvent des personnalités emblématiques sont associées à ces évènements. Même si l’espoir peut ensuite être déçu ou même perverti, il rassemble, il mobilise. Barack Obama a placé sa campagne sous le signe de l’espoir. Dans un de ses livres, il a parlé de l’audace de l’espoir : « Audacity of hope ». Cet espoir requiert une considération pour l’homme et son potentiel. Il s’accompagne de confiance : le changement est possible. « Oui, nous le pouvons ». « Yes, we can ».
 Celui qui a prononcé ces paroles, allie en lui plusieurs cultures. Des gens du monde entier ont vibré en entendant son message. Voilà un fait nouveau à l’échelle de la mondialisation. On peut parler ici de tournant historique. Dans l’éclairage de l’Esprit, n’y a-t-il pas là un signe des temps ?
 Dans cette analyse, puisque l’émotion est partie prenante, nous n’hésiterons pas à évoquer des souvenirs personnels et à exprimer des sentiments.

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