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4 - Le dynamisme participatifCette dernière partie fait explicitement référence à l’expérience de l’Autre Rive à Gembloux http://www.lautrerive.org
Nous vous avions déjà proposé, en annonçant ce séminaire, des vidéos sur le culte alternatif que propose Eric. En voici le lien ** Voir sur le site www.logoscom.org/animation2.html Une communauté alternative (1) et (2) ** .
Chacun s’implique dans la communauté :
… dans le culte
L’agencement d’une salle induit instantanément un rapport de spectateur/show, ou bien de participation, y compris pour des personnes qui ne connaissent personne et n’ont aucun arrière-plan religieux.
A l’Autre Rive, la disposition matérielle, produit de la convivialité : tables, nappes, décoration. Cette table qui constitue un lieu fondamental dans notre culture, la convivialité s’entendant autour de « table – manger – boire »… L’accueil se fait autour d’un buffet petit déjeuner, pris à table, première étape de la liturgie. Les barrières tombent, on se sent libre de participer.
Les enfants sont aussi accueillis, et se retrouvent à table, avec des animateurs : le statut donné à l’enfant témoigne des valeurs chrétiennes.
L’homilétique est participative. L’implication des gens dans la prédication peut se faire soit très concrètement : travaux manuels, utilisation d’objets… ou par le questionnement du texte. Par exemple, en méditant l’appel des premiers disciples, des personnes on réagi ainsi : « moi je me demande… s’Il m’avait appelé comme disciple, ce que j’aurais fait ? » ; « moi je me demande si j’ai envie d’appeler Jésus « Maître »… Ces questions restent en suspens, en résonance…
C’est d’une grande efficacité.
L’expérience prime le culte doit permettre de vivre ensemble quelque chose qui nous touche.
Manipulation ?
Oui dans le sens où on crée des conditions pour que les personnes vivent quelque chose qu’on a anticipé en partie, ce qui permet de laisser plus de place à l’Esprit Saint pour faire émerger d’autres choses.
Non car on ne force personne à vivre ce qu’il ne veut pas vivre.
A qui est-ce ouvert ? Quelles sont les conditions d’engagement ?
La personne doit-elle être baptisée pour jouer du piano ? Où place-t-on le curseur entre « eux » et « nous » ? Le choix d’Eric est d’ouvrir largement, et, concrètement :
- dans les lectures : ceux qui sont près à dire publiquement le texte, qu’il soit « né de nouveau » ou pas,
- dans les activités nécessitant une participation régulière (musique), demande d’un engagement dans la durée (une saison) ; les prières pendant les répétitions ouvrent un chemin…
- dans les activités techniques : recherche d’abord de compétence et de volontariat,
- en revanche, pour les interventions spontanées : le parcours de foi est important.
… hors du culte
L’entraide est au cœur de la communauté, qui peut aussi aider quelqu’un à « vivre un rêve ».
La communauté s’implique dans le monde
Selon Jean 1 14 : « la parole s’et faite chair », elle a « tabernaclé » parmi nous. L’incarnation c’est le mouvement de Dieu, qui prend chair dans le monde.
Jésus ouvre le rouleau (Luc 4 18-21) et nous dit « priorité aux pauvres ». Ne limitons pas cette exhortation au seul aspect spirituel : les pauvres en esprit, les prisonniers du péché.
Collectivement, la liturgie est orientée vers le monde : la Cène fait venir à la table du Seigneur, pour ensuite retourner à sa place, dans le monde. La parole d’envoi et de bénédiction nous pousse vers le monde.
Plus encore, le culte est l’occasion de manifester un engagement collectif pour le monde (par exemple, collecte de fournitures pour une personne qui part en Inde, collecte pour associations locales…).
Mais ceci suffit-il pour répondre à cette question existentielle pour l’église locale :
« si mon église locale disparaissait demain, qu’est ce qui manquerait à la ville ? Une ligne sur le menu dans le choix des plats (religieux) ? Ce plat exotique qui fait bien sur la carte mais que personne ne veut manger ? »…
Ainsi, plus encore, la communauté doit-elle, pour exister, analyser les besoins de la collectivité dans laquelle elle est placée, et contribuer à y répondre. Eric a procédé à une analyse socioculturelle et économique du contexte. Il ne s’agissait pas de faire une étude marketing pour avoir une église qui attire, mais de comprendre « comment ça fonctionne » : quelle est la dynamique du logement, de la natalité, de la famille, de l’école, du commerce, de la vie associative, … Il a ensuite partagé certaines constatations avec le Maire, et situé la place, le rôle de la communauté dans cet environnement.
Il ne s’agit pas d’inventer de nouvelles structures pour apporter de l’aide à la collectivité, mais de s’intégrer prioritairement dans ce qui existe déjà, en s’engageant par exemple, individuellement, comme bénévole dans une association d’aide aux démunis.
Promouvoir l’engagement individuel dans l’église suppose de dégager du temps « théoriquement communautaire » : Eric a choisi de ne pas charger la semaine en réunions, ou études bibliques, afin de faciliter l’engagement individuel des membres de la communauté.
Pour Eric, la disponibilité de l’implanteur est aussi une condition importante pour « inoculer l’Evangile ».
C’est ainsi qu’il visite, rencontre les acteurs de la société, pour comprendre ce qu’ils font, les encourager, et proposer son aide… et qu’il s’est retrouvé chauffeur pour une association d’aide aux démunis une fois par semaine.
















