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Face à la mutation culturelle dans laquelle les sociétés occidentales sont engagées depuis les années 60, les églises sont appelées à transformer profondément leurs approches et leurs pratiques. Les églises institutionnelles, fortement marquées par l’histoire, peinent à réaliser ces changements. Mais, en leur sein ou en dehors, des minorités actives suscitent des initiatives nouvelles. À côté de l’Eglise classique, se développent des formes innovantes qui forment le courant de l’Eglise émergente. Ce courant, particulièrement actif dans certains pays, et notamment en Grande-Bretagne, est maintenant bien connu en France grâce à différents travaux (2) et à un livre d’un pasteur, théologien et sociologue britannique, Michael Moynagh, traduit en français sous le titre : « L’Eglise autrement. Les voies du changement » (3). Aujourd’hui, le désir de participation s’oppose à la « culture du contrôle » ; le désir d’expression, de créativité, de mobilité, interpelle les formes rigides, stéréotypées, répétitives ; le développement de l’autonomie appelle en retour initiative, personnalisation et, en compensation de l’individualisme grandissant, des propositions conviviales répondant à l’immense désir de relation et de sociabilité.



