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Tout le compte-rendu de la rencontre du 4 octobre 2008. Une église en transformation ? - Synthèse par Gabriel Monet

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Index de l'article
Tout le compte-rendu de la rencontre du 4 octobre 2008. Une église en transformation ?
Introduction de la journée par Marie-Thérèse Plaine et Gabriel Monet
Exposé par Jean Hassenforder «Les espaces socio-religieux en France et en Grande Bretagne.»
Exposé par Henri et Martine Bacher «Au Tour des canaux»
Quelques échanges avec la salle
Témoignage : Michel Anglares.
Témoignage : Gilles Boucomont
Témoignage : Matthew Glock.
Témoignage : Henri Bacher.
Quelques échanges avec la salle
Exposé par Gilbert Bilézikian «Aimer l’église»
Exposé par Jonny Baker «Imaginer faire église autrement»
Quelques échanges avec la salle
Témoignage : Daniel Schaerer.
Témoignage : Jean René Bruandet
Témoignage : Eric Zander
Témoignage : Pascal Geoffroy
Quelques échanges avec la salle
Synthèse par Gabriel Monet
Toutes les pages

Synthèse par Gabriel Monet

Au cours de la journée notre axe de réflexion tournait autour de la question de savoir si l’Eglise est en transformation. A n’en pas douter, la réponse est oui. C’est non seulement une réalité mais une nécessité pour que l’Eglise soit autant que possible en phase avec les évolutions de la société et fidèle à ce pourquoi elle existe. Pour esquisser une synthèse de l’intelligence collective que l’ensemble des intervenants et participants ont essayé de développer, nous pouvons essayer de répondre brièvement et subjectivement aux questions en lien avec l’Eglise en transformation : Pourquoi, quand, qui, quoi, comment…

Pourquoi la transformation de l’Eglise ?
D’abord parce que la société change. On peut se demander si l’Eglise doit être en réaction ou en proaction dans cette évolution de la société. Et dans ce sens on peut s’interroger afin de savoir si le problème est aujourd’hui celui de l’offre plus que de la demande ? Mais les modes de fonctionnement en réseaux et un certaine forme de tribalisation sont une réalité de notre époque ; les Eglises ne se doivent-elles pas d’entrer dans ces approches qui touchent à la forme plus qu’au fond afin de vivre ce pour quoi l’Eglise existe, à savoir : l’adoration, l’édification, la compassion et la mission. Enfin, l’Eglise en tant que corps est un organisme vivant… et donc appelée  vivre et à évoluer, à croître et s’adapter. Le Dieu créateur continue sa création entre autre par et pour l’Eglise qui donc se transforme sans cesse. Elle est une communauté vivante à l’exemple de la trinité…

Quand l’Eglise se transforme-t-elle ?
Tout le temps… La notion d’émergence n’est finalement pas nouvelle. L’Eglise est sans cesse émergente, même si ce vocabulaire fait aujourd’hui référence à une intention toute particulière des Eglises de vivre une approche missionnelle dans une société postmoderne. Mais parce qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil, et que l’émergence de l’Eglise a toujours eu lieu et doit continuer à s’écrire, il faut prendre en compte le passé pour penser l’avenir, et finalement s’ancrer plus fort dans ses racines pour élargir l’espace de nos tentes (Esaïe 54.2).

Qu’est-ce qui se transforme dans l’Eglise ?
Les domaines de la transformation dans l’Eglise touchent principalement à trois champs : les formes des cultes, la relation entre chrétiens, la présence au monde.

Qui sont les acteurs de la transformation ?
L’innovation et les églises émergentes sont le fruit des praticiens. La notion de leadership est fondamentale et c’est parce que des leaders s’engagent que la transformation est possible. Qu’ils soient pasteurs ou non, ce sont des leaders qui développent une vision qui engagent l’innovation. Cependant il faut mentionner l’utilité pour ne pas dire l’importance que ces pionniers soient à la fois connectés entre eux et soutenus. Cette question du qui peut être déclinée dans le par qui, mais aussi dans le pour qui ? La dimension missionnelle de l’Eglise paraît alors évidente. Dans le contexte de décroissance de la fréquentation des Eglises, il est urgent de penser à des formes d’Eglise adaptées aux besoins de nos contemporains. Une des raisons qui peut donc pousser à la transformation des Eglises consiste en cet intérêt de proposer l’Eglise comme un moyen adapté (et pas une fin) de contribuer à connecter des personnes au Christ.

Comment transformer l’Eglise ?
Dans la réalisation de la transformation de l’Eglise, la séparation sacré-profane doit probablement être amenée à s’amenuiser afin de rendre l’Eglise plus fluide et plus présente dans les activités et les relations habituelles des contemporains. Dans le rapport aux institutions ecclésiales, la transformation ne pourra s’opérer que dans une démarche d’autorisation de l’innovation et de l’expérience ou alors aux marges, si ce n’est en dehors des institutions. C’est par une dynamique relationnelle que la transformation se développe. Peu de méthodes, peu de doctrines, mais une importance de la rencontre, d’une reconnaissance mutuelle, d’une évangélisation relationnelle. Si notre société est marquée par l’individualisme, il y a néanmoins un désir de communication et de convivialité. La transformation de l’Eglise implique aussi d’évoluer dans le rapport d’appartenance à la communauté. S’il semble que beaucoup croient sans appartenir, il s’agit d’engager les gens à appartenir à des communautés de vie ouvertes même sans croire au départ afin de développer un chemin de découverte spirituelle. Un moyen fondamental de la transformation de l’Eglise consiste en à la reconnaissance et la mise en valeur d’un réseau d’expériences novatrices, dans lesquelles il faut accepter une part d’échec. C’est en quittant le rivage que la découverte de nouveaux horizons est possible. L’Eglise, pour être pertinente, se doit de garder une part de la radicalité du message de Jésus et de son impertinence. Et bien sûr, pour ne pas que l’Eglise se meure, nous avons besoin de semeurs !


Françoise Rontard

 

 



Mis à jour ( Lundi, 04 Janvier 2010 08:02 )  
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