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La kinésiologie est une approche nouvelle qui contribue au maintien et au rétablissement de la santé. Chrétiens engagés, Jacques et Yolande Van Ee nous disent ici comment ils exercent la kinésiologie et comment ils en perçoivent les apports.

Comment avez-vous découvert la kinésiologie?

Yolande: Au début des années 80, j’avais eu un grand problème de santé. J’étais donc très fatiguée et, de ce fait même, stressée. J’avais du mal à exercer ma fonction de professeur d’histoire et de géographie. La responsable d’une association de lutte contre la spasmophilie m’a recommandé une kinésiologue chez laquelle je me suis rendue à Paris. L’effet a été considérable. Après une longue journée à Paris, mon mari, qui m’attendait à la gare de Mulhouse, s’attendait à me trouver épuisée.
Jacques: Quand je l’ai vue sortir du train, c’est une autre femme qui m’est apparue. Elle était vigoureuse et avançait d’un pas ferme. Je me suis dit: “Qu’est-ce qui se passe?”
Yolande: En France, à la fin des années 80, la kinésiologie en était à ses débuts. Lors de ma deuxième séance, Jacques m’a accompagnée pour se renseigner avec moi. La kinésiologue nous a donné des réponses si claires et pertinentes que nous avons décidé, Jacques et moi, de commencer chacun une formation, Jacques dans un domaine général et moi dans le champ de la kinésiologie éducative.

Aujourd’hui vous exercez l’un et l’autre la kinésiologie. En quoi consiste cette pratique?

Le travail du kinésiologue repose sur l’exercice du test musculaire qui permet de voir si le muscle testé est tonique ou non. Repérer “un muscle faible” et le renforcer permet d’améliorer telle ou telle partie du corps en relation avec ce muscle. Par ailleurs, comme le montrent des travaux scientifiques, notre corps est formé de milliards de cellules qui, chacune, engrangent des souvenirs de notre vécu. C’est ce qu’on appelle la “mémoire cellulaire”. Les éléments douloureux, inscrits dans cette mémoire, engendrent du stress qui entraîne des réactions dans tous les domaines: physique, émotionnel, relationnel ou psychique. Diminuer, effacer les différents stress enregistrés permet d’en annuler les conséquences. Il en résulte chez les gens un net mieux-être, une vitalité nouvelle. La kinésiologie n’est pas une technique médicale. Aucun diagnostic ne peut être fait. Mais le kinésiologue est un “facilitateur” qui, par un ensemble de mouvements, suscite un meilleur équilibre. On écoute la personne avec ses problèmes et ses doléances. On lui fait préciser ses souhaits, ses objectifs afin d’agir dans un
domaine précis. Le travail se réalise ainsi dans le plein respect de la personne. Il permet des rééquilibrages tant dans le domaine physique que sur le plan émotionnel ou psychique.

Quelle est l’origine de la kinésiologie?

Voici quelques jalons. À partir des années 1960, le docteur Georges Goodheart développe aux États-Unis une thérapeutique nouvelle issue de la chiropraxie en travaillant sur l’équilibre musculaire du corps humain. En 1970, le docteur John Thie fait la synthèse de ces recherches en publiant un livre, “Touch for health” (la santé par le toucher), qui est maintenant une des bases de la kinésiologie.
La kinésiologie (1) s’est ensuite diversifiée en abordant des domaines très variés: les problèmes de comportement, les difficultés d’apprentissage, la rééducation du cerveau, la correction des problèmes de vue… Cette approche est maintenant enseignée en Europe depuis une quinzaine d’années. Plusieurs formations existent aujourd’hui en France.

Pouvez-vous nous donner quelques exemples des applications de la kinésiologie?

Le stress
L’homme a la possibilité de faire face au stress dû aux difficultés de la vie, mais bien souvent le stress nous submerge et nous n’arrivons plus à l’éliminer. Le corps sait comment nous nous portons mais il n’a plus la faculté d’intervenir tout seul. Le test musculaire indique au
kinésiologue où il faut intervenir. Il en résulte chez la personne la mise en route d’une réaction en chaîne avec un résultat visible, soit immédiatement, soit dans les heures ou les jours qui suivent.

La dyslexie
On apprend à lire les lettres dans le cerveau gauche qui est le siège de la réflexion et de l’analyse. À un moment donné, le processus doit passer au cerveau droit pour les acquisitions automatiques. Si ce transfert ne se réalise pas, la lecture requiert une réflexion constante et alors on se fatigue très vite.
À l’occasion d’un exposé, une enseignante de classe primaire est venue nous voir en disant: “À la maison, j’ai à côté de moi une grande pile de livres. Je n’arrive pas à les lire. En fait, elle lisait mal les syllabes. La kinésiologie a été très efficace puisqu’après une première séance, elle pouvait dire: “Ma pile de livres a diminué de moitié!”

Une aide pour l’enseignement
Professeur d’histoire et de géographie pendant neuf ans, en fin de carrière, Yolande a commencé ses cours en demandant aux élèves de faire un exercice de kinésiologie éducative pendant une minute. Les résultats ont été excellents. Elle a constaté que les élèves étaient bien plus calmes et bien plus attentifs. “Dans cette discipline, les enseignants ont toujours du mal à tenir les programmes. Grâce aux exercices suggérés à mes élèves, j’ai pu réaliser un tiers de mes leçons en plus. Je suis parvenue à terminer les programmes dans les classes d’examen.”

Mal au dos
Des personnes viennent nous consulter parce qu’elles ont mal au dos. Nous leur demandons au préalable si elles sont allées chez le médecin. S’il n’y a pas d’explication médicale, les raisons sont autres. À ce moment-là, la kinésiologie est très efficace. Quand on fait les
corrections musculaires, les douleurs disparaissent. Les changements sont durables.

Mal-être
Il y a des personnes qui sont allergiques à elles-mêmes. Elles se dévalorisent et réagissent négativement vis-à-vis d’elles-mêmes. “Avant-hier, nous dit Jacques, en parlant avec une dame, le thème de l’autopunition est sorti. Je lui ai dit: “si vous faites une tarte et que vous l’oubliez dans le four et qu’ainsi elle est brûlée, vous vous punissez vous-même en disant: “je ne suis bonne à rien.” Elle est partie dans un grand éclat de rire et elle a été soulagée. À partir de là, j’ai pu travailler avec elle sur ce thème.
Lorsque l’on intervient au niveau de la mémoire profonde, il y a une évolution de la personne qui se fait.
Elle acquiert une forme de liberté d’action vis-à-vis de ses conditionnements.

Yolande reçoit souvent des personnes en difficultés dans leur couple. Elle leur dit: “À cause de stress anciens, le présent peut vous paraître invivable. Quand vous aurez un peu travaillé sur vous-même, vous pourrez faire le point.” Très souvent, la situation s’arrange.

“Nous obtenons de très bons résultats chez des enfants bloqués à l’école, ou bien chez des enfants qui s’isolent complètement, des enfants en rébellion, des enfants hyper-actifs. Au vu des changements obtenus, il arrive fréquemment que les autres membres de la famille
viennent nous voir, aussi bien les parents que les grands-parents, les oncles et les tantes!”

Comment inscrivez-vous cette pratique dans votre foi chrétienne?
Yolande: Toute technique nouvelle peut susciter de l’appréhension. Il serait plus que dommage de l’écarter sans discernement et de ne pas profiter de ses bienfaits! La kinésiologie s’adresse à tous, aux enfants comme aux personnes très avancées en âge. Elle respecte entièrement la personne. C’est un outil merveilleux qui permet d’aider tout un chacun, chrétien ou non. La kinésiologie m’a encore plus rapprochée du Seigneur pour Le louer, Lui rendre gloire et, avec les frères et sœurs en Christ qui viennent nous voir, nous pouvons aller au-delà de la kinésiologie, faire de l’accompagnement, conduire vers le pardon, la réconciliation avec notre Dieu, nos familles, nos collègues.
Grâce à la pratique de la kinésiologie, un verset biblique s’est vraiment éclairé pour moi: “Aime ton prochain comme toi-même”. Bien souvent, on n’entend pas ce “comme toi même”. On redoute l’égoïsme. Mais si une personne ne s’aime pas, elle peut faire des bonnes actions pour les autres mais il manque une qualité d’amour. On ne peut vraiment aimer que si on s’accueille soi-même et que l’on reçoit la puissance du Christ en nous et, alors, on peut la transmettre. Les gens connaissent notre foi. Quand ils viennent, ils voient des aquarelles (2) de Jacques dans la salle d’attente.
Lorsque c’est nécessaire, je n’hésite pas à leur parler du pardon. Au début, ils réagissent souvent négativement. Je leur dis: “C’est normal que vous ne vouliez pas pardonner. On vous a fait trop de mal. Mais voyez la question sous un autre angle. En fait, vous vous empoisonnez la vie avec cette histoire. Si vous voulez vous en défaire, le seul moyen est de pardonner”. Je pose souvent la question: “est-ce que vous êtes croyant, est-ce que vous êtes chrétien?”. S’ils me disent non, je leur dis: “Vous pouvez quand même faire une démarche de pardon”. S’ils sont ouverts à la foi, je peux aller beaucoup plus loin. Dans certains cas, on termine carrément par une prière. À ce moment-là, bien sûr, je ne me fais pas payer. La cure d’âme, c’est gratuit!

Jacques: Quand j’ai découvert la kinésiologie, j’ai beaucoup réfléchi. J’ai regardé tout ce qu’il pouvait y avoir d’incompréhensible pour moi, chrétien engagé. Je n’ai absolument rien trouvé d’anormal. Tous les frères chrétiens qui font partie du corps médical partagent cet avis. Dans les séances, je prie en silence parce que je veux travailler dans la main du Seigneur. Avec son aide, on peut beaucoup mieux affronter les problèmes et on va très loin. Après chaque séance, je ressens un sentiment d’admiration pour l’œuvre de Dieu.

Interview par Jean Hassenforder de Jacques et Yolande Van Ee
Riedisheim (68)

Contacts

Institut français de kinésiologie appliquée 155-157 Cours Berriat 38028 Grenoble Cedex 1 Tél.: 04 76 70 93 24 Site: www.ifka.com

École de kinésiologie Château des Quatre Saisons 63320 Saint Cirgues Tél.: 03 73 71 17 87 E-mail: fask@kinesio.net

(1) Voir les livres décrivant la Kinésiologie notamment en encart.

(2) Jacques Van Ee est également un artiste. Nous avons publié son témoignage sur la manière dont il traduit la lecture de la Parole à travers sa peinture (Témoins n° 107, juin 1993, p. 15-16).

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