
Anne-Rose, depuis quelques années, outre votre vie d’église, vous vous êtes engagée au service de votre commune. Comment vivez-vous cela, et tout d’abord, par quel chemin êtes-vous entrée au conseil municipal ?
Un jour de 1995, le Directeur du Centre médical dans lequel je travaillais comme technicienne pour la tarification à l’activité (T2A) et bénéficiais d’un logement de fonction, m’a convoquée pour me faire rencontrer le maire de la commune. En effet, nous étions à la veille d’élections municipales, et le maire de ce village semi-rural d’environ 1 500 habitants, souhaitait inclure, dans sa prochaine équipe, une personne travaillant et habitant dans ce centre médical. Le Directeur m’a gentiment, mais fermement, fait comprendre que j’avais été désignée volontaire. Et c’est ainsi qu’« à l’insu de mon plein gré », j’intégrai le conseil municipal : une équipe a-politique de 19 conseillers, dont le but commun était de travailler au bon fonctionnement de la commune.