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Depuis peu je me suis équipée d’un ordinateur et ça n’étonnera personne si je dis que cette nouveauté dans ma vie m’a rapidement apporté des problèmes fort irritant pour les nerfs. Sans entrer dans le détail de mes contrariétés diverses et variées disons qu’un certain jour les choses furent à leur comble et j’entrais dans une violente rage intérieure contre la machine, son fabricant et surtout le support technique du dit fabricant.

Et, pour couronner l’affaire, au pic de ma rage, j’ouvre alors mon courrier, la lettre d’une amie qui avait souhaité témoigner à un cercle d’amis de la manière dont elle venait de traverser une épreuve dans sa santé. Le verset mis en exergue me saute aux yeux et me percute comme un coup de poing : “Toute chose concoure au bien de ceux qui aiment Dieu”; Là haut, me dis-je, on se moque de moi ! Ma rage intérieur demeure d’abord la plus forte et puis, au sein même de ma colère je me dis que je dois entendre ce texte et le recevoir Là, maintenant. Il a quelque chose à me dire qui n’est pas ce que l’on se dit d’ordinaire à savoir : que ça va forcément s’arranger, que c’est un mal pour un bien supérieur et que je dois me ressaisir. Car un autre texte me vient en tête : “marchez selon l’esprit et non selon la chair”. Or qu’est ce que la chair ? A cet instant précis je le sais, je le vis, je suis dedans : dans cette rage sans raison sérieuse et démesurée, cette rage d’enfant qui n’obtient pas ce qu’il veut tout de suite. Au prise avec ce sentiment disproportionné, dans ce contexte je saisis tout à coup et crois que le salut, la délivrance que donne le Seigneur n’est pas pour demain ni pour après demain, mais pour maintenant, pour, ici et maintenant et que c’est cela qui s’appelle “la vie selon l’Esprit”, la vie selon Jésus. Et comme par miracle m’y voici. Là, soudain, je ne suis plus dans ma rage et je considère le problème (qui n’a pas disparu et mettra encore un peu de temps à disparaitre) avec calme et confiance. Mieux : l’important n’est plus de le résoudre. L’important devient d’habiter le plus possible cette vie là : la vie selon l’Esprit que le Seigneur ne demande qu’à nous donner. Cela ne dispense toutefois pas de chercher à comprendre ses fonctionnements, de faire “un travail sur soi” comme on dit. Mais il y a aussi à goûter ce mystère, cette autre dimension de la vie intérieure, cette paix que Jésus donne et qui ne ressemble en rien à ce que nous appelons paix : l’absence de conflit. En effet, même quand le quotidien nous bouscule nous avons accés à cette paix qui aide à affronter, dans le calme et la confiance, nos contrariétés. Mais comment s’en souvenir et le croire au milieu de nos tempêtes ? Là demeure tout à la fois la difficulté et la grâce.

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