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Des gens sympas et intéressants

 

Une curiosité autorisée

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Une conférence d’expert*

Une parole dynamique

De la convivialité

De la musique, un chant

 

Chers amis,

Nous avons le plaisir de vous convier à la conférence de Peter Philipp et au déjeuner de la journée de Recherche et innovation du site de la culture chrétienne émergente de l’association Témoins.

Nous vous proposons de tous nous retrouver à l’occasion d’une journée pour permettre à chacun de faire connaissance et d’échanger sur les différentes recherches et réalisations de la spiritualité chrétienne dans le monde de la culture numérique contemporaine.

Cette journée se déroulera le 10 novembre à partir de 9h30 dans la salle principale de la Faculté libre de Sciences politiques et d’Economie Solidaire de Bourg-la-Reine, 43 Bd du Maréchal Joffre.

Cet évènement vous offrira l’opportunité de rencontrer les responsables de notre site ainsi que celles et ceux qui animent de nouveaux médias.

Nous vous présenterons les nouvelles initiatives de la culture numérique qui vous aideront dans votre vie quotidienne de membres et de responsables de médias, d’associations et d’églises de toute confession chrétienne (grandes ou petites).

Afin de nous permettre d’organiser au mieux cette journée et notre déjeuner, nous vous remercions de bien vouloir nous retourner le coupon réponse joint à cette invitation avant le 31 octobre 2018.

Nous comptons sur votre présence.

Fred Menigoz, Président de Témoins

Didier Champy, David Gonzalez, Alain et Geneviève Gubert, Jean Hassenforder, Catherine Jégu, Gabriel Monet, Françoise Rontard

Invitation à la journée et au déjeuner 2018 Culture numérique et parcours de foi
* avec Peter Philipp (de l’université de Duram, Research Center For Digital Theology)

Samedi 10 novembre de 9h30 à 17h30
43 Bd du Maréchal Joffre

Le monde est fou, fou, foot

temoins-Fou, fou footLe billet d’humeur : Quand l’information suscite la réflexion…

La Coupe du monde de football commence et va tenir en haleine la planète entière pendant les semaines à venir. Qu’on aime le foot ou pas, il sera difficile d’y échapper. Lors du dernier mondial, près de la moitié de la population de la terre a été concernée, puisque 3,2 milliards de personnes ont vu au moins une minute d’un match. Cette année 32 équipes ont obtenu leur ticket pour la phase finale après 871 matches de qualifications et 2469 buts marqués. Le budget global est d’environ 10 milliards de dollars. Nous aurons droit à 64 matches dans 12 stades différents. La seule équipe à avoir participé aux 21 phases finales est le Brésil, et c’est logiquement elle qui a le plus de victoires à son actif, 5 ; suivie de près par l’Allemagne et l’Italie qui ont chacune 4 étoiles sur leurs maillots. Le meilleur buteur lors d’une même phase finale reste le Français Just Fontaine avec 13 réalisations ; c’était en 1958. L’Allemand Miroslav Klose est le meilleur buteur de l’histoire de la Coupe du monde, mais il lui a fallu participer à quatre coupes du monde pour en arriver là. Quant au but le plus rapide, c’est la Turquie qui est détentrice : en 2002, il aura fallu 11 secondes pour voir l’ouverture du score ! Pour gagner cette édition, faudra-t-il de la jeunesse ou de l’expérience ? En tous cas, l’équipe à la moyenne d’âge la plus âgée est le Costa-Rica. Et la plus jeune est la France : 26 ans de moyenne d’âge.

Au foot, le ballon est rond, comme la planète, mais pour l’un comme pour l’autre, on peut parfois se demander si tout tourne bien comme il faut. En tous cas, ce mondial de foot avec ses élans positifs mais aussi ses dérives, est une sorte de miroir de nos sociétés. A l’orée de ce mondial, cela m’inspire quelques réflexions… paradoxales !

On trouve dans le foot un premier paradoxe intéressant : la tension qui existe entre individualisme et communautarisme (qui peut parfois être une forme de nationalisme, ou tout simplement un esprit d’équipe). Il est intéressant de remarquer que dans les clubs, les liens d’attachement des joueurs aux dits clubs sont de plus en plus fragiles. C’est souvent les chèques qui font la décision plus que l’amour du maillot. Le foot est un sport d’équipe mais bien des joueurs cherchent à tirer la couverture à eux. L’attitude du Français Adrien Rabiot qui n’a pas été sélectionné et qui n’a même pas daigné rester sur une liste de remplaçants potentiels illustre cet égocentrisme. Et pourtant, à l’heure du mondial, où les clubs laissent la place aux équipes nationales, même si les égos n’ont pas disparu, il émerge une dynamique collective intéressante, que ce soit au sein des équipes ou à l’échelle des nations. Le village global dans lequel nous vivons génère malgré tout encore quelques beaux défis entre ses différents quartiers.

Dans le foot, l’argent déborde et les salaires des joueurs sont indécents, comme ceux des transferts, des droits télé ou autres. Pourtant, lors d’une coupe du monde, les sommes restent plus raisonnables et sont même soumises aux résultats !

Derrière le sport, la politique n’est jamais loin. A l’époque des Romains, donner du pain et des jeux aux citoyens avait pour fonction de noyer les revendications et de calmer les récriminations. Nul doute que si la manière de donner du pain et des jeux a changé, les effets demeurent. Il ne faut pas être prophète pour deviner que dans les prochaines semaines les grèves vont aller en diminuant, les polémiques seront moins nombreuses et que certains esprits vont se calmer. Cela a commencé en Russie au matin même du premier match puisque l’opposant à Vladimir Poutine, Alexeï Navalny, a été libéré après avoir été arrêté il y a un mois lors d’une manifestation. Le militant a su réagir avec humour puisqu’il a tweeté : « Terriblement heureux d’être libre » en ajoutant un photomontage où il sort de prison ballon au pied !

Enfin, dernier paradoxe, nul doute qu’il y aura une équipe championne du monde 2018 ; mais il n’est pas sûr qu’il y aura un seul vainqueur. Ni que tous, dans l’équipe qui l’emportera, seront gagnants. Dans la vie, la victoire prend parfois des chemins étonnants. Dans le sport, dans les relations, dans le travail, dans les études, dans la vie en général, la réussite n’est pas toujours celle que l’on imagine. L’essentiel est que chacun donne le meilleur de soi, accueille les événements avec philosophie, ait de la joie dans ce qui est vécu. Cette vision-là peut d’ailleurs trouver des fondements très riches dans l’attitude de Jésus qui, aux yeux de la majorité, semblait avoir échoué en étant crucifié, alors qu’étonnamment son humilité, son renoncement et même son apparente défaite, ont finalement été le passage obligé et le tremplin d’une formidable victoire. Alors peut-être que l’important n’est pas tant de gagner la Coupe du monde que d’y trouver du plaisir, quel qu’il soit !

Gabriel Monet

Ne perdez pas le fil !

dernière arctualité sur temoins.comNos articles sont gratuits, et nous avons à coeur de les diffuser le plus largement possible, y compris sur les réseaux sociaux. Or, comme l’un des meilleurs articles spécialisés l’explique (https://theconversation.com/changement-dalgorithme-sur-facebook-moins-de-contenus-medias-plus-de-recettes-publicitaires- ) : Facebook a décidé de reléguer les médias au second plan sur vos fils, privilégiant les échanges informels et « personnels » entre ses utilisateurs. L’algorithme est assez opaque et nous avons peu d’informations sur l’évolution de son mode de fonctionnement.

Aussi, pour vous assurer de toujours voir nos nouvelles publications sur cette page, nous vous invitons à suivre dès maintenant ces deux étapes très simples en vous rendant sur la page Facebook de Témoins (https://www.facebook.com/pg/Temoinsdelactualite) :

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Merci pour votre fidélité et bonne lecture de notre sélection de février !

David Gonzalez

Source : https://theconversation.com/fr

Rencontre TEMOINS : « Parcours de foi aux marges des cadres institutionnels »

Le 26 novembre 2016, l’association TEMOINS a organisé une rencontre sur le thème “Parcours de foi aux marges des cadres institutionnels”.

Pistes bibliographiques par Jean H.

Notes et vidéos du contenu de la journée

Notes sur les vidéos, par Françoise R.

Le titre de la Journée de Témoins 2016 annonce clairement son contenu puisque « aux marges » ne signifie pas hors de la page, bien au contraire car dans les marges s’inscrivent, si nécessaire, les annotations ou propositions faites sur texte central. Quand ces annotations se révèlent nombreuses et pertinentes la sagesse dicte de s’y arrêter et de les considérer sans crainte. Tel est le but de la rencontre : interroger les différentes formes du croire qui, loin des références religieuses habituelles, s’inventent au dehors et à l’intérieur des églises.

Ces parcours marginaux de la foi sont appréhendés selon deux axes : l’un théorique, à partir d’analyses sociologiques du religieux, l’autre empirique, à partir de témoignages et de réflexions personnelles. L’intérêt principal de ces analyses et de ses témoignages est moins de nous apporter des réponses prêtes à porter que de nous offrir des clés de compréhension et d’ouverture sur la société et les églises d’aujourd’hui et sur notre propre vécu de foi.

Quels furent les temps forts de cette Journée ? Chacun pourra en juger dans la mesure où l’intégralité des exposés, des  témoignages et des échanges est accessible en vidéos. Ces vidéos s’accompagnent d’une courte présentation sous forme de relevés de notes. Ces notes, imprégnées bien sûr de la subjectivité de leur auteur, ne sont là que pour donner envie d’aller à leur source, c’est-à-dire à l’écoute des vidéos.

Notes sur la méditation biblique de Gabriel Monet (1).

Sur un thème de la marche, évoquant les grandes figures de Noé, Abraham et d’autres dont il est dit « Qu’ils marchaient avec Dieu », Gabriel Monet nous interpelle finement à partir du récit du paralytique porté par 4 amis aux pieds de Jésus à travers le toit d’une maison bondée (Marc 2v1à4) et de sept mots clé : la mobilité, la découverte, la rencontre, l’intériorité, la lenteur, l’effort et l’orientation. Un bel éclairage pour avancer.

1) Professeur de théologie pratique à la Faculté adventiste de théologie, directeur du Centre de recherche José Figols, auteur de « L’Église émergente. Être et faire Église en postchrétienté. »
Voir la vidéo et l’article sur le site de Témoins

Notes sur l’introduction de Jean Hassenforder.

En dialogue avec Alain Gubert, Jean donne un bon état des lieux et un historique fort instructif des parcours de foi atypiques.
Voir la vidéo et le texte intégral sur le site : http://www.temoins.com/inscription-journee-temoins-2016/
Dans « Document de préparation à la journée »

Notes sur le témoignage de Valérie Bitz.

Valérie Bitz est formatrice PRH (Personnalité et Relations Humaines) une école internationale de formation humaine pour adultes qui donne des outils orientés vers la connaissance de soi.

Son cheminement spirituel, empreint de difficultés à se situer dans les cadres institutionnels,
amènent Valérie Bitz à plusieurs constats : des parcours de foi incluant des expériences de transcendance existent hors des institutions, aucune n’est donc le dépositaire exclusif de la vie
spirituelle ; une personne qui sort des cadres institutionnels entre dans une zone d’insécurité, mais celle qui vit une expérience de conversion également. Il vaudrait la peine de voir de plus près ce que signifie : « se convertir » car vivre une expérience de transcendance a un impact sur la personnalisation qui donne l’individualisation (non l’individualisme mais la capacité à
devenir ce que l’on est). Elle est un accélérateur de croissance qui fait découvrir de l’intérieur un sens à sa vie, pas le sens qu’on veut soi-même lui donner, mais un sens déjà là, qui est de l’ordre de l’expérience et nécessite des outils pour être appréhendé et pour trouver la référence intérieure fondatrice de cette expérience.

L’histoire personnelle de Valérie Bitz permet de saisir d’avantage son approche. Eduquée dans une pratique rituelle catholique elle goûte d’abord cet héritage comme un temps de gratuité et d’éveil à la spiritualité. Puis son adolescence est marquée par un sens de la responsabilité et par la question : Que faire de ma vie ? Elle se rend à Taizé, expérimente le silence « habité ».
A 18 ans elle découvre les études bibliques interconfessionnelles et le rayonnement d’une femme de pasteur qui respire l’authenticité et lui ouvre une belle compréhension de l’Ecriture.
Remonte alors en elle une quête de Dieu, depuis toujours confusément là et la jonction se fait entre aspiration spirituelle et connaissance biblique. Elle éprouve alors le besoin de rencontrer des chrétiens « vivants » et « tombe », à Antony, sur le petit groupe Témoins. Effet « caméléon », sa foi s’exprime alors dans le langage des évangéliques. Mais elle bute sur la question simple et vitale : Comment vivre la parole de Dieu ? Et là, pas de réponse, le blanc, rien que des propositions divergentes entre les institutions.

Conduite professionnellement vers la relation d’aide, Valérie Bitz est aussi et d’abord une artiste peintre et c’est à travers son art que Dieu va la toucher et dénouer la crise existentielle qu’elle traverse au cours de ses études d’art plastique. Un jour, elle reçoit fortement l’image de l’arbre du Psaume 1 et prend conscience en elle d’une fracture intérieure, d’être écartelée entre les normes contemporaines de l’art plastique et le ressenti de ce psaume. Elle fait un break dans ses études. Plus tard une seconde image s’impose à son réveil : elle, accrochée à un mur, et deux mains blanches qui assurent sa prise. Elle dessine l’image et tout un monde intérieur se rallume, se ranime en elle, un nouveau goût de vivre. Démarre une année de riches productions artistiques. Une cohérence intérieure se met en place, elle retrouve son humanité par le sentir profond, ce référentiel intérieur qui l’habite depuis et dont elle dit : « Si j’accueille, j’écoute c’est dans mon âme que je le sais, dans ce référentiel, ce mode d’emploi intérieur qu’aucun cadre institutionnel n’avait su me donner ». Son chemin se clarifie. Elle trouve sa voie : l’aide aux personnes là où les supports artistiques peuvent être utilisés et où l’aide vise à mieux se connaître, se comprendre, s’unifier en soi, à vivre la relation à Dieu, à trouver ce vers quoi on est orienté. C’est la rencontre avec PRH qui lui permet de découvrir les intuitions, les aspirations, les désirs de son être profond, là où Dieu la rejoint, où elle le rejoint, où elle vit en accord avec qui elle est, en accord avec « qui elle se sent créée en Lui ».
Voir la vidéo et l’article sur le site de Témoins : http://www.temoins.com/un-itinerairespirituel-de-la-creation-artistique-a-la-relation-daide/

Notes sur l’interview de Cécile Entremont par Alain Gubert

Formée à une technique de psycho thérapie, la psychanalyse à médiation corporelle, Cécile Entremont a travaillé 10 ans en cabinet, en face à face avec les personnes. De cette expérience elle retire la conviction qu’il y a en chacun de nous une étincelle merveilleuse, irréductible à toute analyse, un lieu sacré où Dieu est présent. Par ailleurs, peu à peu, des personnes vont lui demander un accompagnement spirituel. S’estimant insuffisamment formée elle entreprend des études de théologie jusqu’au doctorat dont le sujet de thèse met le focus sur l’évolution de petits groupes d’adultes aux frontières de l’Eglise.
Que disent généralement les croyants qui quittent les églises pour se réunir en petits groupes ? « Je ne trouve plus ma place dans les structures traditionnelles, le langage de la foi ne me parle plus, la structure hiérarchique ne me convient plus, je ne me sens pas respecté dans ma liberté de penser, j’ai le sentiment d’être dans quelque chose de dépassé, où la vie de communion n’est pas celle que je souhaite. » Beaucoup de ces personnes appartiennent à la génération dites des « baby-boomers » que le manque de réception aux attentes de Vatican II a profondément déçue.
Dans ces petits groupes spontanés les gens s’organisent entre eux librement. Ils se rencontrent autour de textes bibliques ou d’auteurs chrétiens, certains vont jusqu’à célébrer l’eucharistie sans prêtre. Les plus de 50 ans gardent souvent un bout de pied dans l’institution (pèlerinage à Compostelle, retraites en monastère, sessions où l’intervenant a un charisme ou un langage actuel). Les moins de 50 ans l’ignorent. Leur quête spirituelle rejoint une quête d’identité profonde et de sens à leur vie. Ils appartiennent à ces « Nouveaux aventuriers de la spiritualité » dont parlent Jean-François Barbier-Bouvet *.

Certains petits groupes se sont constitués en réseaux (ex : Les réseaux du Parvis). Peu sont reliés par internet comme « Méditation chrétienne » qui envoie par courriel à ses membres, une fois par mois, une méditation à faire seul, ou si proximité géographique, avec d’autres membres. Tous demeurent attachés à la rencontre physique. Ces pratiques en petits groupes sont des moyens de se nourrir spirituellement et de faire église ensemble.

Quelles réponses intelligentes et adaptées les institutions pourraient-elles apporter à ces spiritualités hors structures ? Elles pourraient, pour ces petits groupes, former des animateurs sachant libérer la parole, animer un échange, aider chacun à s’exprimer en respectant certaines règles ; Elles pourraient former des personnes au langage théologique et pastoral, dans les mots d’aujourd’hui, qui seraient mises à disposition ; Elles pourraient recevoir et faire remonter aux institutions les idées, les élans de créativités des gens. Il est dommage que l’église ne se nourrisse pas des apports des groupes à sa marge et même des apports des nouveaux aventuriers de la spiritualité.

Ces mouvements aux marges des églises sont-ils leur avenir ? Difficile de parler de l’avenir des églises puisque la crise qu’elles traversent est analogue à celle que traversent toutes les institutions (politiques, sociales etc). De plus, actuellement, le courant le plus conservateur des églises est en poupe. Il y a certes le courant des églises émergentes, en d’autres mots des églises non structurées, souples, liquides. On peut espérer un avenir de ce côté mais sous quelle forme ? Cécile Entremont espère plutôt dans l’avenir de l’évangile car il est et sera toujours vivant, même s’il se transmet sous forme de valeurs, de ces valeurs éternelles que suscitent les grandes crises : sensibilité à l’écologie, à ce que dit le pape François dans l’encyclique « Laudato si’ », aux paroles du Dalaï Lama … Oui, là, l’évangile a sa place et il ne faut pas voir dans les petits groupes à la marge du syncrétisme, du religieux à la carte mais une transition. Ils sont dans l’adolescence, au bon sens du terme : ils reprennent en main, à leur façon, leur vie de foi. Quant aux chercheurs de spiritualité ils tentent de répondre à la crise actuelle, qui, dans notre monde matérialiste, est fondamentalement une crise spirituelle. C’est un signe d’espérance.

* « Les nouveaux aventuriers de la spiritualité, enquête sur une soif d’aujourd’hui » Jean-
François Barbier-Bouvet, éditions MEDIASPAUL France, 2015 *.
Voir la vidéo et article sur le site Témoins : http://www.temoins.com/un-accompagnementpsychologique-
et-spirituel-parcours-de-cecile-entremont-psychologue-animatrice-ettheologienne/

Notes sur le témoignage d’Alexandre Sokolovitch

Dans son parcours de foi Alexandre Sokolovitch en est arrivé à ce qu’il nomme une église nomade, une église néo-monachiste. Comment ? Alexandre Sokolovitch se présente comme étant un français lambda, issu d’un milieu plutôt populaire réticent à tout ce qui est religieux.
Mais, alors qu’il est ado, sa mère découvre la foi chez les pentecôtistes. A 20 ans il la découvre à son tour, beaucoup par la lecture des évangiles. Très vite il s’ouvre aux autres courants chrétiens et ça dérange son milieu. Gentiment mis de côté il s’investit dans Jeunesse pour Christ, un mouvement américain interconfessionnel. Lors d’une retraite en silence il se me met à rêver à une église qui lui correspondrait et, dans un souci d’évangélisation, correspondrait à ses amis. Il rédige un projet appelé « Tchaap » : Tribu (dans le sens relationnel fort) de Chrétiens Hérétiques (dans le sens : on ne prétend pas détenir la Vérité, on expérimente) Altermondialiste Autogéré (pas de maitre à penser) Prière. C’est beau sur le papier mais comment le vivre ? Avec sa femme ils se disent qu’aujourd’hui Jésus serait avec les marginaux, les jeunes, il irait de fêtes en fêtes… Alors ils achètent un camion et vont de
festivals en festivals rencontrer les gens, juste pour être avec eux, pas pour les évangéliser. Ils vivent en nomade, sobrement, partagent des repas, créent des espaces de convivialité, de bienveillance, de louange et de prière dans ces festivals, dans la rue, les squats, les zones de grands besoins où des jeunes sont en errance. Grâce au blog d’autres chrétiens viennent les aider. Autour de ce camion puis de ce bus se créent différents pôles : échanges de livres, ateliers de peintures sur visages, tchapel (des espaces où les gens, croyants ou non, peuvent venir se poser). C’est dans ces lieux, où nul n’aurait pu croire que l’évangile puisse être présent, qu’ils trouvent leur place dans l’Eglise.

Des chrétiens et des non chrétiens les rejoignent dans ce mode de vie basé sur l’idée que l’évangile est suffisamment subversif et fort pour s’incarner dans n’importe quel terreau, dans n’importe quelle culture. Mais durant ces 3 ans de vie nomade leur foi vacille un moment. Un temps d’études dans une école charismatique au Danemark et à la faculté de théologie de Montpellier les aide. Puis naissent les enfants et le désir de se poser. On leur propose de reprendre une vieille ferme, l’ancien centre d’une association oecuménique de réinsertion de toxicomanes, la Ferme de la Chaux à la Bussière sur Ouche, en Côte d’Or. A plusieurs ils rédigent un projet d’habitat groupé toujours avec l’idée, non de recréer la communauté idéale des premiers chrétiens, mais d’entrer dans une culture, en l’occurrence celle d’un éco-village, et de voir comment l’évangile pourrait s’y incarner. Le projet est accepté. Son but : créer des petits groupes de chrétiens au service de la société, au service du mouvement alternatif et
altermondialiste de Dijon et des alentours, pour y semer la graine de l’évangile. Actuellement l’habitat groupé se compose de 4 familles. Chacune a son appartement, son mode de fonctionnement, son économie mais certaines activités sont faites collectivement (ex : l’accueil). Ils ont un gîte rural de 15 places loué à prix libre aux associations (chrétiennes, écolo…) et un espace dédié aux gens de passage. Ils organisent des formations sur la communication non violente, la gestion de conflits, le christianisme alternatif… et, une à 3 fois par an, un festival de rencontre des alternatifs où chacun propose ses idées. On n’y prêche pas. Les personnes sont accueillies avec amour et savent que les organisateurs sont chrétiens.

A la Ferme de La Chaux on suit l’année liturgique, on se réunit une fois par semaine pour les prises de décisions et pour un temps spirituel animé à tour de rôle par chaque foyer.
Quels sont ses outils de fonctionnement ? D’abord une sorte de « liturgie populaire », des cercles de partages composés d’un moment de silence, d’une lecture de l’évangile et d’un partage de chacun, de 4 à 5 minutes, sur un merci, un pardon, et un s’il te plait, qui se vivent autour d’un objet symbolique (ex : bougie) et de quelque chose à manger et à boire. Ils pratiquent la lectio divina collective, aussi via Skype, pour faire se rencontrer les chrétiens alternatifs et les alternatifs chrétiens. Leur page Facebook compte une centaine de membres actifs.
Leurs visiteurs sont-ils des déçus des églises ? Non, plutôt des jeunes qui se sentent libres de naviguer d’une institution à l’autre selon les offres (retraite ignacienne, séjour à Taizé…) et pour Alexandre Sokolovitch chaque église a ses richesses, ses bons et ses mauvais côtés.
Prenons les bons ! Dans une société transformée par la révolution numérique les églises doivent simplement s’adapter pour rester pertinente.

Voir la vidéo et l’article sur le site Témoins : http://www.temoins.com/foi-phase-soi-mondedaujourdhui/

Notes sur l’intervention de Pierre LeBel

Pierre LeBel, responsable de Jeunesse en mission (JEM) à Montréal, est l’un de ses directeurs en Amérique du Nord et mentor pour l’Echad, un groupe de jeunes émergents de Montréal.
L’intégralité de l’intervention est sur le site. Voici donc simplement, pour en donner un aperçu, le plan annoncé dans son introduction:
« J’ai pensé répondre à la question posée (dans le cadre de la Journée), en commençant par une réflexion de Léonard Cohen. Afin de donner corps à ses pensées, je poursuivrai avec quelques réflexions inspirées par Charles Taylor dans son livre, L’âge séculier *. Comme réponse au contexte de postchrétienté, je proposerai l’incarnation comme modèle de la mission de l’Église avec la kénose, le dépouillement, comme premier principe et dont j’en tire trois pistes de réflexions et d’engagements pour les églises qui se veulent émergentes. En conclusion, je soulignerai les quelques questions auxquelles je crois que les Églises ont de nos jours à répondre. »
*Lire l’article sur le site Témoins : http://www.temoins.com/lage-de-lauthenticite/
Voir la vidéo et le texte intégral dans …
Sur Pierre LeBel lire aussi l’article sur le site Témoins) http://www.temoins.com/attentes-etcheminements-pour-de-nouvelles-expressions-chretiennes-au-quebec-interview-de-pierrelebel-coordinateur-de-jeunesse-en-mission-a-montreal/

Cliquer ici pour lire l’intégralité du texte

Note sur l’intervention d’Andy Buckler

Pasteur au parcours atypique au coeur des institutions Andy Buckler est responsable pour la formation et l’évangélisation au sein de l’EPUF.

Son regard se veut d’abord bienveillant sur ces églises traditionnelles qui sont désolée de l’exode qu’elles constatent, qui prient, qui ne voient pas ce qu’elles auraient dû faire pour que leurs enfants ne délaissent pas la communauté puis, pire, que leurs petits enfants ne viennent même plus au catéchisme.
Que leur dit-il ? Que ce phénomène n’est pas de leur responsabilité, qu’il est dû à un changement sociétal qui touche toutes les églises porteuses d’une longue tradition, que toutes sont confrontées à une même question : pourquoi ce qui marchait hier ne marche plus aujourd’hui ? Mais si le monde a changé le Seigneur, Lui, ne change pas. Son message reste pertinent et la clé de la mission n’est pas dans les méthodes mais dans une confiance renouvelée en l’évangile.

Autre question : Peut-on dépasser l’opposition binaire entre institutions historiques et églises innovantes ?
Oui, comme l’enseigne la parabole du vin nouveau et des vieilles outres, il est des choses que les églises ne peuvent plus faire. Mais elle va plus loin et souligne moins une opposition structurelle que spirituelle car, vieux ou nouveau, le vin, a besoin d’une outre et la vie jaillissante de structures. Les outres sont-elles solides, sont-elles renouvelées ? Les institutions sont-elles capables d’accueillir la nouveauté ? Si souples soient-elle les nouvelles communautés ont-elles un cadre référentiel suffisant ? N’ont-elles pas besoin d’un minimum d’accompagnement. Les deux formes d’églises ont des atouts. Il importe en fait travailler le lien entre elles.

Cette crise des institutions peut être une chance pour la Mission si les institutions se laissent renouveler par le Seigneur sur les points suivants :
1) Leur identité et leur mission : un écart s’est creusé entre fidélité à la tradition et accueil de la nouveauté. Les formes culturelles des églises datent et sont décalées par rapport à aujourd’hui. Cet ancrage dans la culture d’hier interroge sur l’identité de l’église et nécessite de revenir à la question « pour quoi ou pour qui » sommes-nous là ? Le défi est de retrouver, pas de trouver, un souffle. Or, dans le passé l’église a su se renouveler. Qu’elle retrouve aujourd’hui cet élan et sache à nouveau s’incarner dans le réel.
2) Leur logique : elles doivent passer d’une logique de maintien à une logique de mission. Les églises historiques qui sacralisent et figent leur forme d’être ont un deuil à vivre, un pas d’humilité et de conversion à faire pour s’adapter au monde actuel. Mais s’adapter à n’est pas se fondre dans. La force de ces églises, dans un monde polarisé sur le présent, est de rappeler les racines, d’offrir des repères.
3) La vie d’église. Le sens de l’église est d’être en lien avec le Seigneur et les autres à l’échelle locale. Ce ne sont pas les institutions qui innovent mais les personnes. Et ces personnes sont immergées dans la société, elles y sont des témoins. L’église locale est à
penser comme un lieu ouvert, un lieu de parcours de foi où l’on accueille les gens, où on les aide à cheminer, à exercer leurs dons. On a besoin d’approches missionnaires variées, d’économie mixte, d’être capable de regarder au-delà de nos propres structures pour agir avec et non contre les autres. Or, l’audace, la créativité ne sont pas des qualités institutionnelles mais personnelles. Pourquoi ne pas entrer même en partenariat avec ceux qui ne sont pas chrétiens ?

La question n’est pas institution or not institution. Les outres sont nécessaires mais sont-elles rigides et inflexibles ou renouvelée et souples ? D’ailleurs, selon Matthieu 13v52, qui est instruit de ce qui regarde le royaume des cieux sinon ce maître de maison qui sait tirer de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes ?
Voir la vidéo et article sur le site de Témoins

Notes sur les Messy Church

Marty Wood, traduit par Andy Buckler, a présenté les Messy Church, un surprenant mouvement au nom intraduisible, qui, né en Australie, est répandu aujourd’hui dans 17 pays.
Son but ? Faire sortir les chrétiens des murs de leurs églises pour aller à la rencontre des gens.
Comment ? En organisant, à plusieurs églises, des festivals, sortes de grands pique-niques gratuits, offerts à tous.
Dans la vidéo (non traduite mais très parlante) que montre un instant Marty Wood, on assiste à une Messy church dans un parc au sud de Londres: dans cette fête où tout le monde est invité, où la nourriture, les jeux, les séances de maquillage, les ballons, tout est gratuit, il se recrée de la convivialité, un sentiment de faire communauté, et ça interroge les gens.
Mais après la fête du samedi, quelle suite le dimanche ? Le dimanche, pas de service religieux dans les églises : les chrétiens sont retournés au parc pour un culte commun joyeux et léger auquel ils pouvaient facilement inviter voisins et amis. Ce culte « en extérieur » a réuni 800. Maintenant il se déroule tous les mois et la fréquentation des églises augmente.
Et en France ? En France des églises de Clermont, dans l’Oise, ont osé une Messy Church pour rappeler aussi que l’église a sa place au coeur de la communauté locale. Ce fut un franc succès.
Voir la vidéo

Note sur l’intervention de Jean-Jacques Langlois.

Jean-Jacques Langlois est président de l’association « Famille je t’aime ». Le témoignage d’Hélène Gilloy l’a particulièrement touché. Il connait Témoins depuis des années et depuis longtemps s’attache à favoriser les connexions inter-églises. En quelques mots il rappelle les objectifs de « Famille je t’aime ».
Voir la vidéo

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On pourra consulter également: “l’intégrale en vidéo » de la précédente rencontre de Témoins: « Chrétiens dans un Nouveau Monde » (11 novembre 2014)

« Chrétiens dans un nouveau monde » . L’intégrale en vidéo !

Journée Témoins 2016

Journée de formation Témoins

SAMEDI 26 NOVEMBRE 2016 de 9h à 17

Dans les locaux du centre de formation et d’insertion Initiatives
43, bd du Maréchal Joffre
92340 BOURG-LA-REINE
RER B station Bourg la Reine

Journée Témoins

 

Présentation

Journée d’étude 2016

Parcours de foi aux marges des cadres institutionnels

Parcours de foi…. Depuis le début des années 2000, le groupe de recherche
de l’association « Témoins » étudie le processus de distanciation qui s’est
développé entre des chrétiens, en nombre significatif, et les institutions
ecclésiales. Ce décalage peut être attribué, pour une part, à un manque de
pertinence des pratiques d’église. En regard, il appelle une reconsidération de
ces pratiques et un mouvement d’innovation. Témoins a contribué à mettre en
évidence le courant de l’Eglise émergente.
Cette situation s’inscrit dans un contexte de mutation sociale et culturelle qui s’accélère à notre époque. Le
développement de l’autonomie croyante, se manifeste par ailleurs dans une histoire de longue durée. En
proposant une journée d’étude sur le thème : « Parcours de foi aux marges des cadres institutionnels »,
Témoins poursuit ainsi une réflexion où aspirations et questionnements se rencontrent avec les apports de
la recherche. Ici, les données bibliographiques montrent que ces parcours aux marges ne sont pas un
phénomène secondaire. Ils portent du sens et, en même temps, ils appellent la mise en oeuvre de formes
nouvelles pour un vivre ensemble chrétien. Au delà des processus d’innovation qui visent à leur rénovation,
les églises sont interpellées par ce phénomène. Au total, cette situation appelle l’ouverture d’un espace
nouveau dans lequel les itinéraires de foi puissent se rencontrer, s’appuyer sur des ressources communes et
participer à de nouvelles formes de communion, d’expression et de témoignage.

 

Déroulement

Accueil : 9h 30 – 9h 35
Communion spirituelle : 9h 35 – 9h 55

Présentation de la journée : 9h 55 – 10h
Perspective de la recherche : 10h – 10h 30 (à partir des documents communiqués)
« Parcours de foi en dialogue » Expériences et pistes de recherche 10h30 – 12h – Interventions (20 mn) de :
• Valérie Bitz : Personnalité et relation Humaine (PRH Alsace)
• Cécile Entremont : psychologue, accompagnante spirituelle et théologienne (Vidéo)
• Hélène Guilloy : traductrice et présentatrice du livre « Chrysalide »
Questions et expressions : 12h – 12h45 – Repas : 12h 45 – 14h
Quelles questions pour les institutions ? 14h – 14h 45 – Intervention de :
• Pierre Lebel : Jeunesse en mission (JEM) Québec
• Andy Buckler : Secrétaire national évangélisation et formation, Eglise protestante unie de France (EPUDF)
Temps d’échange : 14h 45 – 16h 15 – Questionnements, observations, témoignages, propositions…
Pause : 16h 15 – 16h 30 – DEMAIN ? Prospective, enjeux, propositions : 16h 30 – 17h 15 – Panel en plénière
Conclusion : 17h 15 – 17h 20 – Action de grâce : 17h 20 – 17h 30 – ENVOI

 

Document de préparation à la journée

BULLETIN D’INSCRIPTION A RENVOYER AVANT LE LUNDI 21 NOVEMBRE

Afin d’assurer la bonne organisation de la journée nous vous demandons de bien vouloir confirmer votre inscription en précisant :
Nom………………………………..…        Prénom………………………………..……..
Mail : …………………………………………… N° de tel…………………………………………. Ville/région………………………………
 
Par mail : fmenigoz@free.fr
Par courrier : chez Françoise Rontard 1 allée Louis Debondt 91170 VIRY CHATILLON
Tarif : 20€ repas du midi inclus, à régler sur place
Informations, détails de la journée, intervenants sur www.temoins.com

Edito

nouveau site TémoinsTel un été qui tarde à apparaitre, vous, nous, tous ensembles attendions l’arrivée du nouveau site internet de Témoins. Nous avons tous fais preuve de persévérance durant cette longue attente. Mais l’été ne finit-il pas toujours par nous apporter son lot de chaleur et la douceur de ses fruits ? C’est l’occasion de remercier chaleureusement toutes les personnes qui ont contribuées à l’élaboration du site, aussi bien dans sa réflexion que dans sa mise en œuvre technique. C’est le fruit d’un travail collectif.

Ce site internet permet à notre association d’exprimer qui nous sommes : Des chrétiens de tous horizons vivant dans un monde en constante évolution. Dans ce contexte nous désirons mieux comprendre les besoins, les aspirations, les désirs, les mutations, les cris ou encore les recherches de nos prochains. Nous nous interrogeons sur la manière dont l’église d’aujourd’hui répond à ces situations.

Ainsi lorsque nous constatons la vitesse avec laquelle la société se transforme, nous nous devons à travers ce site internet, de suivre cette tendance. Le renouveau du site est également le reflet de la composition de l’association. En effet ces derniers mois l’équipe s’est étoffée, élargie, enrichie, et  il paraissait indispensable d’avoir une vitrine pour présenter nos réflexions.

Cet outil nous permet d’étudier et d’observer notre monde, d’être les témoins de ses tribulations, ses transformations, ses merveilles aussi. Ces mutations nous les redoutons parfois. En effet les contextes sociaux, politiques ou sécuritaires nous poussent à nous retrancher et à rejeter notre prochain alors même que la Parole nous invite à l’aimer (Proverbes 11 ; 12 – Jacques 2 ; 8). Nous vivons des réalités difficiles qu’on ne peut ni occulter ni laisser faire. Mais ce même monde est aussi et toujours le théâtre de formidables réflexions, créations ou attitudes. Comment ne pas s’émerveiller devant les bontés de notre créateur ? « Les œuvres de l’Eternel sont grandes. Son œuvre est glorieuse et magnifique » Psaume 111. Nous voulons aussi relayer les initiatives que nous pensons bonnes ou les mouvements de pensées qui subliment la création.

Comment, dans ce contexte, les chrétiens, forts de valeurs inébranlables mais aussi conscients de leurs faiblesses, évoluent-ils dans ce monde ? C’est dans cet environnement que chacun d’entre nous doit prendre position, faire des choix et non pas seulement subir les atermoiements de notre environnement.

Cependant, dans un monde en mutation, on peut souvent observer un écart entre les institutions ecclésiales(ou les églises) et les aspirations nouvelles qui qui se manifestent chez beaucoup de chrétiens et de gens en recherche. Témoins met en évidence le courant de l’Eglise émergente qui suscite des formes accueillantes et pertinentes dans ce nouveau contexte

Ainsi chers lecteurs nous nous réjouissons de nous retrouver et d’apprendre à nous connaitre. C’est avec joie et enthousiasme que nous vous accueillons dans cet espace que nous avons conçu pour vous, à travers des rubriques auxquelles vous êtes habitués, mais avec un design et une interface nouvelle. A l’image de notre équipe nous faisons peau neuve tout en étant solidement ancrés sur les fondations de notre histoire. En explorant les différentes rubriques vous retrouverez les articles et publications des années précédentes. Vous y trouverez également des nouveautés et cette volonté de proximité avec les lecteurs. Cette volonté s’exprimera avec l’organisation d’une journée de rencontre et d’échange, le vendredi 26 novembre 2016, avec ce thème : Parcours de foi aux marges des cadres institutionnels. Là encore nous rappellerons notre rôle de témoins d’une société mouvante.

Fred Menigoz