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J’ai eu une révélation. Cela s’est passé il y a environ deux semaines alors que je feuilletais le bilan démographique 2006 de l’Insee. Je m’attendais à découvrir des mauvaises nouvelles puisque tout le monde ou presque dit que la France va mal. Mais je suis tombé sur des bonnes nouvelles !
Si si, j’insiste. Tout ne va pas mal. Il y a même des raisons de penser que tout – oui, tout – peut aller de mieux en mieux. En France. Et même dans le monde en général. Bien sûr, il y a des guerres, des épidémies et des drames humains épouvantables. En France, il y a beaucoup trop de chômage et pas assez de logements. En plus, le climat se dérègle. Mais il y a aussi – surtout pour ceux qui veulent les voir (ça vous rappelle quelque chose ?) – des indications d’une amélioration dans des domaines fondamentaux. Prenons un chiffre passé pratiquement inaperçu dans la grande presse dite « internationale » : le nombre des décès par rougeole a été réduit de 60 % entre 1999 et 2005 grâce à l’amélioration de la vaccination et des soins, d’après l’Organisation mondiale de la santé dans une étude publiée mi-janvier. Concrètement, la rougeole a fait 873 000 victimes en 1999. En 2005, cette maladie a fait 345 000 morts. Faites le calcule : plus d’un million de vie humaines ont été sauvées. C’est une merveilleuse nouvelle.
Revenons maintenant à notre Insee en France. L’institut public publie des faits et des chiffres quantifiables à souhait et donc considérés irréfutables. Je cite : « Les naissances sont en forte augmentation en 2006 et atteignent leur niveau le plus élevé depuis 1981. Le recul des décès contribue aussi à la croissance naturelle, sans égale depuis plus de trente ans. (…) L’espérance de vie est en hausse : elle franchit le seuil des 77 ans pour les hommes (77,1 ans) et atteint 84,0 ans pour les femmes. » Franchement, avez-vous eu une meilleure nouvelle concernant la France ces dernières années ? Pas moi. Oh certes, il y a des esprits tellement abîmés par leur ego qu’ils ne considèrent pas qu’une naissance d’un enfant est une bonne nouvelle en soi pour le reste de la société. Et que le vieillissement relatif de la population – qui n’est pas stoppé malgré l’augmentation du nombre d’enfants – pose quand même un gros problème (pour qui en fait ?). La liste des ‘mais’ peut ainsi être très longue. Il n’empêche, jamais dans l’Histoire, les Français n’ont vécu aussi longtemps. Jamais, ils n’ont été aussi bien soignés. Et rarement ils ont eu autant envie de donner la vie. Actuellement, la France est, avec l’Irlande, le pays le plus fécond de l’Europe. On y renouvelle largement la population. « L’indicateur conjoncturel de fécondité » utilisé par l’Insee atteint maintenant 2,0 enfants par femme. Le moyenne européenne était de 1,52 enfant en 2005. Soyons plus précis : dans l’Europe très riche, comme dans les pays nordiques, au Benelux et au Royaume-Uni, on dénombre un indice supérieur à 1,7 enfant par femme. Les pays les moins féconds en Europe sont les pays dits « pauvres », comme les pays baltes, la Slovaquie, la Slovénie, la Pologne, la Roumanie, la Bulgarie et la Grèce. Le taux de fécondité tourne autour de seulement 1,3 enfant par femme dans ces pays-là, qui ne sont donc plus capables de se renouveler.
Mais continuons notre petite exploration de bonnes nouvelles en France. Une fois qu’on se donne la peine de les voir, on en trouve vraiment beaucoup. En voici une : environ 8000 personnes ont été sauvées grâce à une nouvelle politique de sécurité routière depuis quatre ans. En 2002, 7200 personnes sont mortes sur nos routes. En 2006, pour la deuxième année consécutive, le nombre de tués n’a pas dépassé les 5000. Même la gauche serait d’accord pour féliciter le gouvernement de droite pour ce résultat. On peut aussi y voir l’effet d’une prudence accrue des Français.
D’une façon générale, les Français sont clairement de plus en plus sensibles aux préoccupations sécuritaires, sanitaires et écologiques. Comme vous ne le savez pas forcément, les Français ont plutôt une mauvaise réputation en ces matières à l’échelle européenne. Issu d’un pays qui se veut le chantre du respect d’autrui et de l’environnement – en l’occurrence la Suède – je me souviens avoir été choqué par le fait qu’il n’y avait pratiquement pas de tri des déchets ménagers en France au début des années 1990. En 1998, seulement 30% triaient leur piles usagées. Et aujourd’hui ? Eh bien, 70% des ménages disent trier leurs piles et leurs vieux papiers et 80% disent trier le verre. Ces chiffres sont plus élevés encore lorsque les ménages ont un accès direct à la collecte sélective. Ces chiffres, également publiés par l’Insee (le 30 janvier), correspondent à une excellente nouvelle. Il est permis de penser que de plus en plus de Français sont de moins en moins égoïstes, du moins en matière d’écologie.
En matière d’économie, on peut également retenir plusieurs bonnes nouvelles intervenues ces derniers mois. Le chômage baisse quelque soit le mode de calcul. Le déficit budgétaire diminue. Mais prenons une donnée moins classique : la consommation et la production de l’électricité en France. C’est un sujet politiquement délicat parce qu’il concerne à la fois l’écologie et aussi l’énergie nucléaire, une des plus grosses vaches sacrées françaises, qui produit environ trois quarts de notre électricité (un record mondial). Saviez-vous qu’en 2006, la consommation et la production de l’électricité a légèrement baissé ? C’est la première fois depuis neuf ans qu’un tel phénomène se produit, d’après le Réseau de transport d’électricité dans son dernier rapport. Ce n’est pas le résultat des efforts des ménages, toujours beaucoup trop irresponsables, mais de l’industrie, y comprise celle nucléaire. Autre bonne nouvelle : la part de l’électricité produite par les sources renouvelables (éoliennes, solaire, etc) ne cesse d’augmenter. Certes, elle n’atteint que 1% de la production totale. En France, des gens « sérieux », souvent des décideurs, rigolent encore de ces technologies nouvelles et propres. Ils n’ont peut-être pas vu que la production d’électricité des éoliennes et autres sources renouvelables non classiques a fait en 2006 un bond de 28% ! Ceux qui estiment qu’il faut un environnement plus propre – et les chrétiens peuvent difficilement défendre le contraire – ont là une nouvelle particulièrement encourageante.
Je pourrais continuer ainsi sur plusieurs pages à vous raconter des choses positives. Pas pour enjoliver les choses. Mais pour dire qu’il y a, aussi, de l’espoir, malgré tout le mal effectivement présent dans le monde. Cet espoir provient entre autres de nous-mêmes et de nos efforts individuels. Si vous relisez les bonnes nouvelles citées dans cette chronique, vous constaterez qu’elles ne sont pas dues au hasard mais à notre capacité et à notre volonté de nous projeter dans l’avenir et ceci pour un objectif qui nous dépasse personnellement : les générations futures, le prochain, Dieu et sa création.
Henrik Lindell

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