Que l’on soit croyant ou non croyant, catholique, protestant ou orthodoxe il vaut la peine de voir ce film hors norme, subtil et lent, qui se déroule au rythme de l’attente : attente de rien de spécial sinon du déroulé d’un séjour au pays de la souffrance et du commerce de la piété, ou attente éperdue d’un miracle improbable. La caméra s’attarde sur les pèlerins et les accompagnateurs avec douceur et sympathie. Par elle nous entrons peu à peu dans le climat qui baigne le parcours du pèlerinage en ce lieu mondialement connu et fréquenté depuis des décennies par des milliers de malades. Christine, le personnage principal, admirablement jouée par Sylvie Testud, est lumineuse, non de ferveur (elle est venue surtout pour le voyage) mais de sincérité.


Ce livre (*) n’est pas comme les autres pour moi. Il est une parole amie. Mes souvenirs d’Odile surgissent à chaque page et ma lecture se vit au son de sa voix inoubliée. Mais surtout, par delà les résonnances affectives qu’il m’éveille, ce livre invite chacun à s’approcher de Dieu, à réfléchir sur ce qu’il croit connaître de Lui. Rien n’est figé dans la relation qu’Odile tisse avec son Dieu au fil des jours tranquilles ou douloureux de son existence.










